Création d’un Observatoire spatial du climat

A la veille du Sommet pour la Planète de Paris (One Planet Summit), les chefs d’agences spatiales du monde entier, réunis à Paris, au siège du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) pour une rencontre consacrée à l’étude du climat depuis l’espace, ont adopté une déclaration qui propose la création d’un Observatoire spatial du climat.

L’observatoire spatial du climat poursuivra un double objectif  : mutualiser les données portant sur l’étude du climat, obtenues depuis l’espace et en faciliter l’utilisation par la communauté scientifiques mondiale, mais aussi par les décideurs et la société civile. « La lutte contre le changement climatique est en effet une priorité pour la France et le secteur spatial y contribue activement. Les satellites sont des outils irremplaçables pour l’étude et la compréhension du changement climatique ainsi que pour l’atténuation de ses effets et l’adaptation des sociétés à ce changement » précise le communiqué du CNES.

26 des 50 variables climatiques essentielles, définies par le Global Climate Observating System (GCOS), qui décrivent le climat ne peuvent être observées que depuis l’espace : pour mettre en évidence le réchauffement de notre planète, pour mesurer l’augmentation du niveau de l’océan de 3,2 millimètres par an ou pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre. « C’est pour cela que le CNES a fait de la lutte contre le changement climatique sa priorité, en coopérant avec ses partenaires internationaux pour développer des outils toujours plus performants et surtout, en organisant une véritable coordination entre toutes les agences spatiales du monde entier » indique le président du CNES, Jean-Yves Le Gall. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Les premières stations de mesure de carbone Icos certifiées

L’une des premières stations de mesure de gaz à effet de serre certifiée Icos et située en France (Observatoire pérenne de l’environnement) © Andra

Icos (Integrated Carbon Observation System), réseau européen de recherche sur les gaz à effet de serre, vient d’obtenir la certification de ses premières stations de mesure de carbone. Il fournit désormais de mesures normalisées, dont les données servent à mieux caractériser et quantifier les émissions et puits de carbone au niveau européen.

Les mesures de gaz à effet de serre (GES) revêtent une importance particulière pour comprendre l’évolution du changement climatique et pour en prédire – et atténuer si possible – les conséquences, d’autant que les quantités de GES dans l’atmosphère augmentent plus rapidement que prévu. Icos fédère  un réseau de 140 stations de mesures pour fournir une information scientifique utilisée à la fois par les chercheurs et les décideurs.

Sept de ses stations viennent d’obtenir la certification : elles satisfont donc à des critères exigeants. Les autres stations ont entamé le processus de certification, avec l’objectif de toutes l’obtenir d’ici 2019. Leurs standards remplissent et même dépassent les exigences internationales. Les stations certifiées sont situées en Allemagne, en Belgique, en France, en Finlande et en Italie. « Grâce à la normalisation de notre réseau de stations de mesure, nous obtenons une connaissance nettement plus précise des émissions et des puits de carbone en Europe : des émissions produites par nous, les humains, mais aussi des flux naturels de gaz à effet de serre » indique Werner Kutsch, directeur général d’Icos. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

L’appel d’un collectif de personnalités pour un Pacte Finance-Climat

« Nous ne pouvons pas rester sans agir. Aujourd’hui, l’esprit se révolte contre le sort qui est promis à l’homme. Nous n’acceptons pas que l’humanité se dirige, sans réagir, vers le chaos climatique. »

A l’occasion du Sommet pour la Planète, organisé à Paris le 12 novembre, un collectif de personnalités, françaises et européennes, du monde scientifique, économique, politique ou encore artistique, a lancé un appel en faveur d’un Pacte Finance-Climat européen. Leur objectif est de faire adopter un traité européen finançant la transition énergétique.

Rappelant les écarts catastrophiques relevés par l’ONU entre les engagements des Etats et les réductions de gaz à effet de serre, nécessaires au maintien du réchauffement climatique en-dessous de 2° C, ainsi que le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris au nom de l'emploi américain, le collectif souligne : « il est fondamental que l’Europe fasse la preuve « grandeur nature » qu’il est possible de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre tout en créant massivement des emplois. Il est fondamental aussi que l’Europe prenne pleinement sa part pour cofinancer la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays du Sud. »

Ce « chantier colossal » demande un investissement massif dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables, qui serait créateur d'emplois : 900 000 en France (prévisions ADEME) et plus de 6 millions dans toute l’Europe. « Nul ne peut douter de la rentabilité à moyen terme du chantier, car la multiplication des évènements climatiques extrêmes provoque déjà chaque année des milliers de morts, des millions de réfugiés et des dépenses de plus en plus lourdes. Le réchauffement climatique provoquera non seulement des catastrophes naturelles (sècheresses, canicules, inondations, …) mais aussi des famines et des déplacements de population meurtriers. Que se passera-t-il dans 20, 30 ou 40 ans si des centaines de millions d’hommes et de femmes doivent quitter leur terre natale, devenue invivable ? A moyen terme, nous le savons tous, c’est la Paix mondiale qui est en jeu, si nous ne sommes pas capables de réduire, drastiquement et très rapidement, nos émissions de gaz à effet de serre. » Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Chèque-énergie : bilan avant généralisation

Dans la perspective de la généralisation du chèque-énergie en 2018, le Ministère de le Transition Ecologique et Solidaire a publié un rapport d’évaluation des deux ans d’expérimentation dans quatre départements. Bilan plutôt encourageant selon le ministère, mais jugé « lacunaire et imprécis » par l’UNCCAS (Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale), qui avait publié en août dernier sa propre évaluation du dispositif.

Le bilan gouvernemental

Dans l’Ardèche, l’Aveyron, les Côtes d’Armor et le Pas-de-Calais, 170 000 chèques ont été distribués en 2 ans, soit 3 % de bénéficiaires de plus que les tarifs sociaux (qui ne concernent que le gaz et l’électricité). Selon le bilan gouvernemental, les bénéficiaires ont bien compris le dispositif qui permet, sous condition de ressources, de payer les factures de tout type d’énergie, ou des travaux de rénovation énergétique.

Le critère d’éligibilité est jugé simple et globalement le rapport montre « des résultats encourageants qui peuvent encore être améliorés » notamment en ce qui concerne le taux d’utilisation et le non recours. 9 chèques sur 10 servent à payer l’électricité ou le gaz, le reste est presque intégralement consacré à d’autres sources d’énergie comme le fioul ou le bois. Très peu ont été utilisés pour payer des travaux de rénovation énergétique, ce que le rapport explique par une communication axée sur le paiement des factures d’énergie. De toute façon, son montant, même cumulable sur 3 ans, ne contribuerait que très peu à payer de tels travaux. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Vers un réchauffement climatique plus important que les pires prévisions du GIEC ?

Une étude publiée dans la revue Nature estime que la hausse de la température de la planète pourrait se situer, à l’horizon 2100, 15 % au-dessus de ce que prévoit les scénarios les plus pessimistes du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Organe scientifique de référence sur le réchauffement du climat, le GIEC a publié, dans son cinquième rapport (2014), quatre scénarios possibles de hausse de la température de la Terre à la fin de ce siècle, en fonction des volumes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) : RCP2.6, RCP4.5, RCP6.0 et RCP8.5. Le scénario RCP 2.6  implique de fortes réductions d’émissions de GES par la communauté internationale. Au contraire, le RCP8.5 (+4,3° C) est le plus pessimiste, mais c’est un scénario probable car il correspond à la prolongation des émissions actuelles. Mais les deux climatologues à l’origine de cette étude, Patrick Brown et Ken Caldeira, de l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie, estiment que « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que le pire des scénarios du GIEC. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

One Planet Summit : le point sur la lutte contre le réchauffement climatique

Deux ans après l’adoption de l’Accord de Paris, la France organise le 12 décembre un sommet d’étape sur la lutte contre le réchauffement climatique par le biais de la finance publique et privée. Après un COP23, qui s’est conclue sans grandes avancées, Innover pour soutenir et accélérer cette lutte seront au cœur du One Planet Summit.

Ce sommet a trois objectifs principaux : agir concrètement et collectivement (déployer des solutions à l’échelle globale et locale le plus vite possible), innover (créer et trouver des astuces pour s’adapter au changement et réduire les émissions de gaz à effet de serre), et être solidaires (travailler pour le bien de tous et notamment des pays les plus vulnérables).

Quatre tables rondes seront au programme de cette journée :

« Changer l’échelle de la finance pour l’action climat » : Quels instruments pour mobiliser les financements vers les projets de développement bas-carbone et d’adaptation au dérèglement climatique ? Le panel démontrera en quoi l’Accord de Paris pose un nouveau mandat pour la finance publique et privée et pourquoi il est nécessaire de changer l’échelle de la finance pour l’action climat par l’engagement public et son effet de levier sur les investissements privés. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Les Français préfèrent les énergies renouvelables au nucléaire

Favorables à la lutte contre le changement climatique, pour laquelle ils demandent plus d’actions que de communication, les Français préfèrent les énergies renouvelables au nucléaire. C’est ce qui ressort d’une enquête menée pour la Fondation Heinrich Böll et la Fabrique Ecologique, qui souhaitaient connaître l’opinion de la population française sur la transition énergétique. Les résultats ont de quoi surprendre dans un pays que nos voisins (et notamment les Allemands) pensent attaché au nucléaire.

Plus des trois quarts de la population attendent davantage d’engagement de la France dans la lutte contre le dérèglement climatique. On peut même penser qu’ils considèrent cette dernière comme une urgence absolue, puisque 60 % estiment que des projets ayant un impact positif sur l'emploi mais négatif sur le climat devraient être refusés. La transition énergétique, enjeu majeur pour 91 % des personnes interrogées, représentent pour elles plus une opportunité (63 %) qu’un risque (11 %).

Transition énergétique ? Elle doit se traduire, selon l’avis de 83 % de la population, par le développement des énergies renouvelables plutôt que de l’énergie nucléaire. Seuls 12 % d’irréductibles souhaitent que les investissements servent à moderniser et prolonger la durée de fonctionnement des centrales nucléaires. Mais 66 % des personnes interrogées ne veulent pas entendre parler de construction de nouvelles centrales atomiques. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Une Décennie pour les océans

Les Nations-Unies viennent de proclamer la période 2021-2030 « Décennie des sciences océaniques pour le développement durable » afin de mobiliser la communauté scientifique, les décideurs politiques, les entreprises et la société civile autour d’un programme de recherche et d’innovation technologique dans ce domaine.

Près de 3 milliards d’êtres humains dépendent directement de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins. Pour certains états, c’est leur survie qui dépend de l’océan. Pour tous, sa santé est capitale : il absorbe près d’un tiers du CO2 produit par les activités humaines et atténue les effets du changement climatique. Mais on ne connaît pas encore bien les effets de la pollution, du réchauffement climatique et de l’acidification sur celle-ci. L’ONU constate d’ailleurs que les dépenses nationales consacrées aux recherches océaniques sont très faibles.

Or ces recherches demandent des investissements importants : navires de recherche, exploitation d’images satellites, robots sous-marins, etc. Elles s’appuient aussi sur la collecte et le traitement de données par milliers des scientifiques travaillant en mer ou en laboratoire. Cette Décennie vise donc à renforcer et à diversifier les sources de financement, notamment pour les petits états insulaires, dont la survie dépend de l’océan, et pour ceux en voie de développement. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Marché de l’énergie : les connaissances des consommateurs évoluent lentement

Alors que la concurrence s’intensifie entre les différents fournisseurs d’électricité et de gaz naturel, et que de nouveaux apparaissent, le dernier Baromètre énergie-info du Médiateur de l’énergie montre que, 11 ans après l’ouverture du marché, confusion et idées fausses perdurent chez de nombreux consommateurs français.

Un Français sur deux continue d’ignorer qu’il peut changer de fournisseur d’électricité ou de gaz naturel. Et peu s’y intéressent : seulement 20 % d’entre eux cherchent à s’informer sur l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence. Un tiers croit encore d’ailleurs qu’EDF et Engie (ex-GDF Suez) forme une seule et même entreprise. Si 64 % des usagers pensent que l’ouverture à la concurrence est une bonne chose, seulement 22 % estiment qu’elle permet une amélioration de la qualité de service et un quart qu’elle rend possible une baisse des prix.

La décision du Conseil d’Etat l’été dernier, qui remet en cause les tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz naturel – et devrait conduire à leur probable disparition -, a mis ceux-ci en lumière et leur connaissance dans le grand public a augmenté de 4 points par rapport à l’année dernière. Mais si 46 % des Français en ont entendu parler, une grande confusion règne toujours concernant leur application : près des trois quarts pensent qu’ils peuvent les obtenir, pour le gaz et l’électricité, chez le même fournisseur et 45 % qu’ils sont proposés par tous les fournisseurs. 22 % craignent cependant de les quitter de peur de ne pouvoir faire marche arrière. Lire la suite »

Article rédigé par Claudine

Eco CO2 lauréate du prix Sensibilisation du public lors des Trophées Climat-Énergie des Alpes-Maritimes

  

De gauche à droite

Jérôme Viaud (Maire de Grasse, Président de la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse, Vice-président du conseil départemental), Eric Ciotti (ex Président du département et actuellement Député LR), Cécile Vasseur (Déléguée Régionale PACA d’Eco CO2), Charles Ange Ginésy (Président du département), le Président du jury Monsieur Philippe Mondielli (Fondation Prince Albert II de Monaco)

Le vendredi 24 novembre 2017 s’est tenu le Forum annuel du Plan Climat avec remise des trophées.

Pour la 3ème année consécutive Eco CO2 est lauréate des Trophées Climat Énergie du département des Alpes-Maritimes. Cette initiative azuréenne récompense les acteurs les plus actifs en matière d’innovation technologique et énergétique.

L’entreprise Eco CO2 a été récompensée par un Trophée Sensibilisation du Public pour ses actions de sensibilisation auprès des enfants, via son programme destiné aux élèves des classes primaires, Watty™ à l’école. Dans les Alpes-Maritimes, le programme est déployé sur la commune de Saint-Laurent-du-Var depuis septembre 2013, sur la commune de Villeneuve-Loubet depuis décembre 2015 et sur la commune de Saint-Jean-Cap-Ferrat depuis janvier 2016. Il a été déployé en 2015 et 2016 sur la commune de Valbonne Sophia Antipolis. Et puis, tout récemment, les classes de CM de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (CASA) se sont engagées dans l’action. Plus d’informations sur watty.fr. Lire la suite »

Article rédigé par admin
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