Greenpeace et l’impact environnemental du numérique

Le web engloutit des quantités considérables d’énergie : pour protéger les données, les ranger, les partager, nous avons recours au cloud, un nuage non-dénué d’impact sur l’environnement. Il est temps de renouveler Internet, selon Greenpeace, qui veut pousser les acteurs du numérique à se convertir aux énergies renouvelables.

Fabriquer et alimenter nos appareils, faire tourner les centres de données, demande d’énormes quantités d’énergie : le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. Or le trafic Internet mondial pourrait tripler d’ici 2020, en passant de 3 milliards d’utilisateurs aujourd’hui à plus de 4 milliards. « Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation » précise Greenpeace, or « les choix que nous ferons pour développer et alimenter cette infrastructure seront cruciaux pour la transition énergétique que nous devons opérer à temps afin d’éviter les dangers liés aux changements climatiques. »

La consommation d’électricité du secteur mondial du numérique

La consommation d’électricité du secteur mondial du numérique ne cesse de croître. Aujourd’hui, ce seul secteur a une consommation d’électricité comparable à celle de certains des plus grands pays du monde. Il est temps d’adresser la question de son impact sur l’environnement. (source greenpeace)

Il faut donc prendre le chemin du 100 % énergies renouvelables pour alimenter les centres de données et autres infrastructures numériques : selon l’association, notre dépendance à Internet servirait alors de catalyseur de la transition vers une économie reposant sur les énergies renouvelables. L’inverse amènerait à une transition énergétique beaucoup plus longue et coûteuse.

Depuis 2009, l’organisation environnementale évalue les performances énergétiques des entreprises du secteur numérique et demande à celles-ci de s’engager pour un approvisionnement 100 % renouvelable. Cet appel commence à être entendu et les leaders du secteur se mobilisent de plus en plus en faveur des énergies renouvelables. Il y a 4 ans, les premiers à s’engager s’appelaient Facebook, Apple et Google. Plus de 20 entreprises ont aujourd’hui rejoint le mouvement, avec, parmi elles, des acteurs internationaux du « cloud computing » et de l’hébergement qui partaient de loin.

L’engagement se traduit par une augmentation importante de la part du renouvelable dans l’alimentation électrique des centres de données. De plus, cela a stimulé la prise d’engagement d’entreprises d’autres secteurs ; l’achat direct d’énergies renouvelables par les entreprises a bondi aux Etats-Unis depuis 2016 : « Plus des 2/3 de ces achats sont attribuables aux géants du web. » Mais certains y ont toujours recours à des énergies « sales » comme le charbon, et  l’organisation pointe Netflix, le « géant du streaming vidéo qui carbure aux fossiles. »

En Asie de l’Est aussi, où Greenpeace a étendu récemment son analyse des performances énergétiques des géants du web,  les fournisseurs d’énergie bénéficiant de situations de monopole et n’offrant qu’un accès limité aux énergies renouvelables, pourraient représenter un véritable frein à un Internet propre « sans de profondes modifications de la politique énergétique […], la croissance rapide d’Internet sera sûrement alimentée par le charbon et d’autres sources d’énergies polluantes. »

Greenpeace encourage aussi les utilisateurs à adopter des comportements vertueux : « Pour agir en faveur d’un Internet plus respectueux de la planète, il est important d’adapter aussi notre comportement sur internet : regarder un film en basse définition permet par exemple de consommer quatre à dix fois moins d’énergie qu’un visionnage du même fichier en haute qualité graphique. Puisque tous les gestes comptent, évitons également d’envoyer des mails avec de trop grosses pièces jointes et penser à vider régulièrement votre corbeille, vos emails envoyés et de manière générale tout stockage inutile ou en double dans des centres de données. Quant aux mails publicitaires que nous ne lisons jamais, n’hésitez pas à vous désinscrire de la liste de leurs destinataires ! »

Mais, conclut l’association, « Un autre internet est possible, loin du gaz et du charbon, à la hauteur des défis environnementaux d’aujourd’hui. »

Source : Greenpeace

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