Le coût des énergies renouvelables baisse en France

Etude Ademe sur le coût des énergies renouvelablesA l’occasion des Assises européennes de la transition énergétique, l’Ademe a publié une étude sur les Coûts des énergies renouvelables en France. Celle-ci montre que les coûts continuent de baisser rapidement et détaille les principaux paramètres régissant les coûts de production des différentes filières. Afin de publier des chiffres représentatifs, l’agence présente pour chacune des filières une plage de variation typique des coûts en fonction des paramètres les plus impactants : coût d’investissement, qualité de la ressource et perception du risque pour les investisseurs.

Selon l’étude, l’éolien, le photovoltaïque et le bois-énergie atteignent maintenant un niveau de coût compétitif avec les technologies conventionnelles. L’éolien terrestre est le plus compétitif (coût de production entre 57 € et 91 € le MWh), le photovoltaïque, celui qui présente un grand potentiel d’innovation (pour un coût estimé entre 74 € et 135 € le MWh) et le bois-énergie celui qui offre les coûts de revient les moins élevés pour les particuliers (entre 48 € et 103 € le MWh). Les énergies renouvelables présentent de plus un potentiel très important pour l’alimentation en chaleur des installations de grande taille, mais sont légèrement plus chères que le gaz, actuellement très bas.

Pour l’éolien, la fourchette basse, pour être atteinte, dépend de plusieurs conditions qui doivent être réunies : technologie retenue, vitesse moyenne du vent sur le site et conditions de financement. La technologie est mature, mais un potentiel d’innovation existe encore sur la chaîne de valeur, notamment en ce qui concerne la conception des rotors et leurs contrôles. Avec le développement de la filière, les coûts de production des machines standards devraient encore baisser de 10 à 15 % à l’horizon 2025.

La filière photovoltaïque a un grand potentiel d’innovation. Les meilleures centrales entrent aussi en compétition avec les moyens conventionnels et les marges de progrès sont encore très importantes : les coûts d’investissement des centrales au sol ont été divisés par 6 entre 2007 et 2014 et devraient encore baisser de 35 % environ à l’horizon 2025.

Ces baisses de coût sont encourageantes pour l’évolution du mix énergétique français, car ces deux filières représentent des gisements de développement très importants pour la production d’électricité renouvelable. Mais il faut accélérer le rythme d’investissement par un soutien de l’Etat sous forme d’appels d’offres, de complément de rémunération et de tarifs d’achat.

Pour les particuliers, mais aussi les bâtiments des secteurs tertiaires et industriels, le bois représente une solution de production de chaleur intéressante. Néanmoins chez les particuliers, des freins existent encore, tout comme pour les pompes à chaleur : coût d’investissement initial élevé et contraintes d’usage pour le bois. Par contre le bois représente un potentiel important pour l’alimentation en chaleur des bâtiments collectifs, des industriels et des réseaux de chaleur. Il a donc encore besoin de système de soutien (le fonds chaleur) pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics.

Globalement, face aux objectifs de déploiement ambitieux des énergies renouvelables visant à freiner le réchauffement climatique, les soutiens publics restent nécessaires pour prolonger les baisses de coût, faciliter les investissements ou compenser les défaillances de marché.

Source : Ademe

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