Tri des biodéchets : les recommandations de l’ADEME

bio déchets à trierLa loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe à 65 % le taux de valorisation des déchets non dangereux et à 50 % la réduction de leur mise en décharge en 2025. Le tri à la source des biodéchets constitue donc un enjeu important pour atteindre cet objectif et doit se généraliser à l’ensemble des productions. Pour aider les collectivités qui doivent s’engager dans cette voie, l’ADEME vient de faire paraître une série de recommandations opérationnelles et les illustre de retours d’expériences.

Les biodéchets, quels sont-ils ? L’Agence les définit comme « tout déchet non dangereux biodégradable de jardin ou de parc, tout déchet non dangereux alimentaire ou de cuisine issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires. » Ils représentent 18 millions de tonnes par an, dont 40 % se retrouvent dans les ordures ménagères (essentiellement des déchets alimentaires).

Pour généraliser le tri des biodéchets à la source, l’ADEME recommande d’abord aux collectivités de réaliser un état initial du territoire, afin de mettre en œuvre un plan d’actions qui permettra d’adapter cette généralisation à son contexte et au gisement organique pouvant faire l’objet d’une valorisation. L’obligation de tri à la source ne signifie pas obligatoirement la mise en place d’une collecte séparée des biodéchets en porte à porte : il existe un ensemble diversifié d’outils. Il faut ainsi d’abord privilégier par exemple le compostage domestique ou partagé, le dépôt des déchets verts en déchetterie ou vers des points de regroupement en limitant cet apport par des actions de prévention auprès des particuliers.

Mais certaines actions doivent s’effectuer en amont pour obtenir une réduction de la production des déchets par la prévention et la lutte contre le gaspillage alimentaire : elles constituent des objectifs prioritaires du plan d’actions. Pour cela, la collectivité doit sensibiliser les ménages et les accompagner dans l’utilisation du composteur par exemple, en complétant la distribution du matériel par une communication et une formation. L’Agence recommande aux collectivités de recourir dans ce but aux dispositifs de formation existants coordonnés par le Réseau Compost Citoyen (RCC).

Si la collectivité souhaite mettre en place une collecte, elle doit démarrer ce service par les zones d’habitation les plus faciles à collecter et cibler en priorité les déchets pouvant être compostés ou méthanisés. Mais il faut encore choisir un matériel de collecte qui doit à la fois motiver le geste de tri, être pratique, propre, adapté et facilement identifiable. Cela doit s’accompagner d’une maîtrise des coûts pour la collectivité : il est d’ailleurs possible de réaliser le tri à la source à prix constants, notamment grâce aux conséquences de la baisse des quantités. De plus, les déchets issus d’une activité économique locale peuvent y être intégrés dans une logique d’optimisation de la collecte, avec mise en place d’une redevance spéciale.

L’Agence insiste d’autre part sur les conditions de réussite, notamment par la conduite d’une campagne d’information soutenue et réitérée auprès des usagers, pour préparer, expliquer, accompagner et assurer l’installation des changements de comportement dans la durée. La communication doit être d’autant plus pédagogique que les changements se révèlent importants. Les moyens humains ont aussi leur importance : la collectivité doit obtenir la mobilisation de tous les acteurs concernés et de toutes les parties prenantes de la filière. Elle doit enfin mettre en œuvre un suivi rigoureux d’indicateurs.

Source : ADEME

 

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