Les Français et la consommation responsable

Baromètre Greenflex : les français et la consommation responsableRéalisée par Greenflex en partenariat avec l’ADEME, la nouvelle édition de l’étude annuelle « Les Français et la consommation responsable : tous acteurs ! » révèle que la pratique de la consommation responsable continue à progresser, mais ne prend pas pour autant le pas sur la volonté de consommer tout court. Les Français ne veulent pas endosser seuls l’effort de développement durable et attendent que chaque acteur (Etat, industriels et marques, associations, distribution) assume son rôle. Et leur attente est proportionnelle à la défiance qu’ils lui portent : industriels et marques en tête.

71,5 % des Français se sentent désormais concernés par la consommation responsable, un chiffre qui bondit de 11 % en un an : consommation locale et de saison, choix pour la santé de produits sains et naturels constituent les principaux moteurs de cette pratique. Les tendances 2017 se résument ainsi :

« Des Français plus positifs et tournés vers l’avenir » : Les Français témoignent pour la première fois depuis longtemps d’une relative projection vers l’avenir. Parmi leurs préoccupations, le bien-être des proches arrive toujours en tête et progresse de 3 points (29,6 %), suivie par la santé (23 %, en très léger recul). D’autres signes positifs avancent : le fait d’être heureux (10 %, en progression de 0,8 point) ou de donner vie à ses projets (5,2 %, +0,9 point). Par contre, les préoccupations relevant du chômage et de la précarité (6,8 %, -3,1 points), du coût de la vie (17 %, -0,5 point) ou même de la sécurité reculent.

« Reconnexion à l’environnement proche » : si la pollution reste la principale préoccupation des Français en matière d’environnement, la biodiversité fait un bond de près de 10 % (24,6 % en 2017 contre 14,9 % en 2016). L’extinction des espèces animales et végétales deviennent un signal palpable et émotionnel de l’inacceptable.

« Consommer autrement, mais consommer ! » La consommation responsable se traduit d’abord, pour plus de la moitié des Français (52,9 %, + 2,4 pts), par le fait de consommer autrement (des produits labellisés, certifiés éthiques, locaux, moins polluants…). Et l’écart se creuse depuis 2012 avec l’idée de réduire sa consommation (14 % ; – 2,3 pts) ou de ne plus consommer de produits ou services superflus (31,8 % ; – 0,4 pts).

« La santé, premier levier de la consommation responsable » : dans un monde considéré comme nocif, il paraît nécessaire de préserver son capital santé. 44,5 % (+ 4 pts) des consommateurs achètent des produits respectueux de l’environnement d’abord parce qu’ils sont meilleurs pour la santé. Les 2 premiers critères pour définir un produit de qualité sont  la présence d’ingrédients sains et naturels, et la prévention des risques pour la santé.

« Un engagement plus clair et pragmatique. »  Face à une foule d’informations demandées mais non lues, une consommation de l’intuitif et de la preuve émerge : le local est devenu une sorte de label intuitif du produit responsable – il rassure aussi le consommateur sur sa santé et celle de son entourage. La reconnexion avec la nature passe naturellement par une systématisation de la consommation « de saison » (85,4 %) et des écogestes : maîtrise de la consommation d’énergie (88,3 % ; + 1,5 pts), d’eau (87,3 % ; + 3,2 pts), et recyclage des déchets (76,6 %).

« Une défiance grandissante vis-à-vis des entreprises et des marques » : seuls 27 % des Français font aujourd’hui confiance aux grandes entreprises contre 57,7 % en 2004 (– 30,7 pts).

« Une attente de contre-pouvoirs » : les attentes se renforcent à l’égard des individus eux-mêmes (75,4 % ; + 2,1 pts), mais pas question d’agir seuls. La complémentarité des acteurs du changement est nécessaire : d’abord les entreprises et les marques (en #1 : 77,5 % ; + 4,1 pts) et les Etats (77,2 % ; + 6,1 pts), qui repassent en deuxième position.

« La montée des distributeurs » : ils n’arrivent qu’en 4ème place (72,7 % ; + 3,1 pts) après le trio précédent mais s’inscrivent ainsi dans une tendance de fond. Face à des marques très contestées, ils apparaissent comme une alternative crédible et légitime pour répondre à la sollicitation d’une offre plus responsable. Aujourd’hui, seuls 27,6 % des Français pensent que les grandes marques proposent plus de produits durables que les marques distributeurs et 20,1 % qu’elles sont plus respectueuses de l’environnement et des conditions sociales de production

« Radicalisation des profils de consommateurs » : « Si globalement plus de typologies de consommateurs sont maintenant concernées par la consommation responsable (6 typologies sur 8, soit 71,5 % des Français vs 60,5 % en 2016), une radicalisation des extrêmes est en train de s’opérer : d’un côté, un groupe très impliqué (néo-activistes) qui agit par sa consommation, participe à des pétitions et joue un rôle d’influence, de l’autre 2 groupes non impliqués, par choix (rétractés) ou par nécessité (éco-tidiens). Plus encore que les années passées, chacun des 8 groupes, par ailleurs très mixte (hommes-femmes), dispose d’une dynamique d’action lisible : social, environnement, biodiversité, plaisir, avenir ou pragmatisme. »

Source : Greenflex

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