Energie : 10 ans d’ouverture des marchés

Depuis le 1er juillet 2007, les marchés de l’électricité et du gaz sont ouverts à la concurrence, alors que jusque-là, EDF et GDF en détenaient le monopole. Mais 10 ans après, le bilan de cette ouverture reste mitigé : une grande majorité des Français restent aux tarifs réglementés proposés par les seuls opérateurs historiques.
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La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) enregistre pourtant une progression trimestre après trimestre. Son dernier bilan fait état d’un nombre de sites en offre de marché « qui continue de progresser à un rythme élevé (soit +6,9 %) à la fin du premier trimestre 2017 » pour l’électricité. Pour le gaz naturel, « les offres continuent à se développer » avec une augmentation de 4,3 %.

Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pour l’électricité, « 4 878 000 sites, sur un total de 32,1 millions, sont désormais en offre de marché, la quasi-totalité d’entre eux ayant choisi un fournisseur alternatif (4 847 000). La part de marché des fournisseurs alternatifs s’élève désormais à 15%. » Pour le gaz naturel, « 5 266 000 sites sur un total de 10,6 millions sont en offre de marché, soit plus de la moitié des sites résidentiels. Parmi ces sites en offre de marché, 2 564 000 relèvent d’un fournisseur alternatif  et 2 702 000 d’un fournisseur historique. La part de marché des fournisseurs alternatifs s’élève désormais à 25% des sites. »

Sur le marché de l’électricité, le prix de l’offre de marché indexée sur le tarif réglementé la moins chère proposée à Paris est inférieur de 6 % à 7 %, selon le contrat, au tarif réglementé de vente (TRV) TTC. Sur le marché du gaz, elle se situe entre 5 % et 7 % de moins que le TRV TTC.

Mais la moitié des consommateurs ne savent toujours pas qu’ils peuvent changer de fournisseurs. L’ANODE, l’association nationale des opérateurs détaillants en énergie, par la voix de son président Fabien Choné, en rend responsable d’Etat : « Non seulement il y a eu un manque de pédagogie, c’est-à-dire qu’on n’a pas expliqué aux consommateurs la libéralisation, mais en plus on leur a fait croire, pour ceux qui savaient que le marché était ouvert, qu’il fallait rester au tarif réglementé, que c’était protecteur, que c’était moins cher. »

Les associations de consommateurs estiment cependant que les fournisseurs alternatifs ont aussi leur part de responsabilité, notamment en raison de pratiques discutables signalées d’ailleurs par le médiateur de l’énergie, Jean Gaubert : « J’attends que certains opérateurs renoncent à des pratiques contestables et contestées, qui sont le démarchage à domicile et par téléphone, qui se transforme parfois en hold-up. Les mauvaises pratiques font que les gens n’ont pas très envie de tenter le coup. »

De plus, si la chute des prix sur les marchés de gros a donné des marges de manœuvre aux opérateurs, les consommateurs ne s’en sont guère aperçu sur leurs factures : la fourniture ne représente que 36 % de la facture d’électricité et 38 % de celle du gaz naturel ; le reste comprend les charges de distribution et de raccordements ainsi que les taxes.

Sources : CRE, France Info, La Croix

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