Nouvelles attaques contre les DPE

dpeL’UFC Que Choisir, 5 ans après sa première enquête sur le sujet, a réactualisé son étude sur la fiabilité des diagnostics de performance énergétique (DPE). La conclusion, l’association la résume en quelques mots lapidaires : « Stop à la loterie ! » Diagamter, réseau de diagnostiqueurs, répond en expliquant que ce sont les erreurs de certains qui jettent le discrédit sur la profession.

Pour l’association de consommateurs, même après la réforme du DPE, intervenue après sa première étude, les résultats de cette nouvelle enquête restent « calamiteux. » L’étude a porté sur 7 maisons réparties dans différentes régions, qui ont reçu chacune la visite de 5 diagnostiqueurs en moyenne. Aucune des 7 ne s’est vue reconnaître la même classe énergétique par les diagnostiqueurs sollicités : « le triste record s’établit à 3 classes différentes pour un même bien : de E à G ! Logiquement, ces classements hasardeux impactent les estimations de consommation et de factures d’énergie qui passent du simple au double pour deux maisons !  »

Les recommandations de travaux ne sont guère plus brillantes et la connaissance des aides est « largement perfectible« , notamment en ce qui concerne le crédit d’impôt sur ou sous-évalué. Certains vont même jusqu’à « bâcler le travail » en 20 minutes, « en ne visitant pas le bien ou en occultant des éléments essentiels comme un poêle à bois. » Et ces piètres résultats se retrouvent aussi bien chez les diagnostiqueurs indépendants que ceux de réseau.

Guillaume Exbrayat, président du réseau Diagamter interrogé par Batiactu, a reconnu que ces résultats ne l’étonnaient pas, mais affirme tout de même que le DPE n’est pas une loterie. Il reconnaît aussi que, malgré les efforts entrepris, la qualité ne s’est pas améliorée. Mais pour lui, les résultats des DPE, dont la méthode de calcul est fixée par l’Etat, dépendent des données entrées : « si les résultats obtenus sont différents c’est que les données d’entrée ne sont pas les mêmes. » Il estime que la lecture simple pour le consommateur (la consultation de l’étiquette) induit un « effet de seuil » : pour quelques kilowatts de différence, il est possible de changer de niveau. De plus, « les diagnostiqueurs n’ont pas le droit de faire des sondages dans les murs, et s’ils n’ont pas d’information sur leur composition, ils peuvent préciser que la donnée ne leur était pas accessible. La méthode de calcul prendra alors, par défaut, une hypothèse moyenne pour la remplacer, ce qui peut entraîner des écarts. »

Il invoque de plus « l’incompétence de certains diagnostiqueurs. » La certification n’est passée que tous les 5 ans et les contrôles sont rares. Enfin, « la malice économique » relevant d’un manque d’éthique est aussi évoquée pour certains : « Il faut entre 1 heure et 1h30 de travail, sur place, pour l’établir, en prenant des mesures, en visitant les combles, en vérifiant la chaudière. C’est obligatoire ! Or, pour proposer un DPE low cost, à 50 €, des intervenants qui ne sont pas forcément compétents ne passent pas suffisamment de temps sur place. Cela porte du tort à toute la profession ainsi qu’aux consommateurs. »

Sources : UFC Que Choisir, Batiactu

Partager c'est aimer !

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

*

Nous connaître | Nous contacter | Nous rejoindre | Conditions d'utilisation | Référencer votre site sur l'annuaire | Télécharger nos logos
© 2013 EcoCO2 Tous Droits Réservés
logo html5