La vague de chaleur de cet été, preuve du réchauffement climatique

Selon un rapport de l’ONG Climate Central paru le 25 septembre, les vagues de chaleur qui ont affecté cet été le sud-est de l’Europe (dont une partie de la France) portent bien la trace du réchauffement climatique. Si, aujourd’hui, l’étude estime qu’un tel événement a au moins 4 fois plus de chances de se reproduire qu’en 1900, il pourrait devenir la norme d’ici 2050, si l’humanité ne parvient pas à réduire les concentrations en gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

« Lucifer » – c’est ainsi que les médias italiens ont surnommé la vague de chaleur du mois d’août – a touché particulièrement 11 pays du sud-est de l’Europe où les températures ont dépassé allègrement les 40°, notamment ceux des Balkans, provoquant entre autres de nombreux incendies de forêts. La France, quant à elle, a connu des températures allant de 5 à 8 degrés de plus que des normales saisonnières.

Les chercheurs qui ont établi ce rapport travaillent dans le cadre d’un projet scientifique international, Worldwide Weather Attribution, qui cherche précisément à déterminer si les épisodes météorologiques extrêmes relèvent du réchauffement climatique. Et là, ils sont formels : « Nous avons trouvé de nettes preuves d’une influence humaine sur le record de chaleur de cet été – sur la température en général et spécifiquement sur la vague de chaleur baptisée Lucifer » a indiqué Geert Jan van Oldenborgh, chercheur au Royal Netherlands Meteorological Institute (KNMI).

Pour en arriver à ces conclusions, les experts ont fait tourner différents modèles climatiques et parviennent à la déduction que le dérèglement climatique généré par les activités humaines a rendu entre 4 et 10 fois plus probable la survenue d’un tel phénomène : le chercheur ajoute « De nombreuses communes du sud de l’Europe ont désormais une chance sur dix de vivre chaque été un épisode de canicule aussi fort que celui de cet été, alors qu’au début du 20e siècle, un tel été aurait été extrêmement rare. »

Enfin, pour le chercheur Robert Vautard, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), « il est essentiel que les villes travaillent avec les scientifiques et les experts en santé publique pour développer des plans d’action, car une chaleur aussi extrême sera la norme au milieu du siècle. »

Sources : 20 minutes, Atlantico

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