Electricité : comment passerons-nous l’hiver à venir ?

hiverComme chaque année à cette période, RTE présente ses prévisions pour l’hiver 2017-2018. La situation semble un peu moins tendue que l’année dernière, notamment en raison d’une meilleure disponibilité des centrales nucléaires, mais si les prévisions de consommation restent stables par rapport aux deux années précédentes, celles-ci restent très dépendantes des conditions climatiques.

Entre mi-novembre et fin mars, la consommation électrique devrait s’élever à 221,5 TWh. Cependant, pour chaque degré de température en moins, la consommation augmente de 2400 MW au cœur de l’hiver, soit l’équivalent de la consommation de Paris intramuros : une sensibilité plus importante en France qu’ailleurs en raison de l’importance  des chauffages électriques. Pour estimer au mieux les risques de l’hiver, les scénarios de Météo-France servent de base pour évaluer les pointes de consommation possibles (de 85 GW pour des températures normales de saison, à 99 GW en cas de période de froid décennale et à 109 GW en cas de période de froid centennale).

Il faut de plus prévoir un équilibre offre-demande dans les deux périodes de forte consommation qui caractérisent la consommation journalière : la période matinal (8 h – 13 h) et la pointe de 19 h. La consommation lors du plateau du matin est plus faible que la pointe du soir mais elle se maintient pendant 5 heures consécutives. Pour faire face aux aléas, le volume d’effacement disponible reste stable, selon l’hypothèse retenue par l’étude.

Par contre, l’offre de production est supérieure à celle de l’année dernière. En effet, l’offre de production nucléaire retrouve sa moyenne historique : selon RTE, seuls 3 à 4 réacteurs devraient être à l’arrêt (contre 12 en décembre dernier et 5 lors de la vague de froid de janvier). Mais depuis l’hiver dernier, 2000 MW de capacités de production de centrales thermiques au fioul ont été fermés. Pour la production hydraulique, le niveau de l’eau des barrages avoisine celui de ces dernières années. Enfin, l’éolien et le photovoltaïque, en progression constante, contribuent à la sécurité d’approvisionnement : au total, la France compte 2000 MW de capacités installées supplémentaires. Par ailleurs, les interconnexions européennes assurent aussi la sécurité d’approvisionnement.

Ces prévisions conduisent tout de même RTE à placer cette période sous surveillance. L’entreprise maîtrise l’approvisionnement jusqu’à 5 degrés en dessous des températures de saison en janvier. En cas de température de vigilance, l’équilibre offre-demande est fragilisé. Des solutions exceptionnelles peuvent alors être utilisées : appel aux gestes citoyens d’économie d’énergie, recours à l’interruptibilité des gros consommateurs industriels, baisse de 5 % de la tension du réseau de distribution, et en dernier recours, coupures momentanées, localisées et tournantes.

Source : RTE

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