Gaz à effet de serre et alimentation

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization ou Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), en 2006, la production de viande représentait 18 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Ce chiffre prend bien entendu en compte toute la filière depuis la production de plantes fourragères. L’élevage est en progression constante, et, selon le même organisme, devrait doubler d’ici 2050 pour répondre aux besoins de la population mondiale. Il est en outre à l’origine de 9 % de la consommation d’eau douce de la planète.

Vaches SalersBovins et GES

Selon l’Agence Européenne pour l’Environnement, l’agriculture est à l’origine de 10 % des GES en Europe et l’élevage en représente plus de la moitié. Les bovins constituent 60 % de l’élevage, on estime donc à 3 % les émissions de gaz à effet de serre de nos sympathiques vaches.

Celle-ci, par son processus très complexe de digestion (la vache est un ruminant), produit du méthane, gaz 20 fois plus puissant que le CO2 : en fait, en moyenne 70 kg de méthane, soit environ 1,3 tonne d’équivalent CO2, par an pour une vache à viande et 120 kg, soit environ 2,4 tonnes d’équivalent CO2 pour une vache à lait, produites en Europe ou en Amérique du Nord. Une vache africaine produit en moyenne 3 fois moins de méthane (…et 10 fois moins de lait !). Les moutons et les chèvres en produisent 10 fois moins.

Ajoutons à cela les GES produits de manière indirecte par la décomposition du fumier. Du méthane, mais aussi du protoxyde d’azote, 296 fois plus puissant que le CO2. L’épandage du fumier et du lisier dans les champs contribue à l’échappement de ces gaz, mais les engrais chimiques aussi.

Notre consommation en question ?

Nous consommons environ 12 kg de viande bovine (chiffre donné par le CREDOC) par personne et par an et 400 kg d’équivalent lait, sous forme de produits laitiers divers et de fromages (chiffre donné par l’INRA). Une personne devenant brusquement végétarienne économiserait 52 kg d’équivalent CO2 par an, 208 kg si elle renonce en plus à tout produit laitier… choses que l’on ne saurait conseiller pour la santé.

Selon DD magazine, ce sont surtout des modifications en matière de production agricole qui seraient efficaces :

De nombreux travaux scientifiques montrent cependant que ce sont surtout les changements de pratiques agricoles, plus que la réduction de la consommation, qui seraient le plus à même de réduire l’impact climatique des filières bovine et laitière.

Et la FAO, citée par développementdurable.com, précise :

L’objectif est de veiller à ce que la croissance continue de cette production ne soit pas nocive pour les écosystèmes, la biodiversité, les terres, les ressources forestières et la qualité de l’eau, et ne contribue pas au réchauffement climatique (…). Des investissements urgents sont nécessaires pour que le secteur de l’élevage dans le monde réponde à une demande croissante et, dans le même temps, contribue à la réduction de la pauvreté, à la sécurité alimentaire, à la préservation de l’environnement et à la santé humaine.

Car dans certains pays en voie de développement, ces activités ont en effet pour conséquence néfaste d’accélérer la déforestation afin d’étendre les zones de pâturage. Or selon la CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes) :

Avec le temps, les vieux arbres fixent une grande quantité de carbone par l’intermédiaire de leur litière et de leurs racines. Les vieilles forêts constituent de véritables puits de carbone.

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2 Commentaires à “Gaz à effet de serre et alimentation”

  1. L'effet de serre dit :

    18% pour la production de viande, ce chiffre me laisse sans voix

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