Réchauffement climatique : un autre discours pour convaincre

Changement du climatDanger des gaz à effet de serre, impact environnemental, etc, les climatologues ont tenté depuis longtemps d’alerter les états sur le réchauffement climatique, dû indirectement aux activités humaines, et ses conséquences depuis plus d’un demi-siècle. Ils commencent à changer de discours, expliquant maintenant les conséquences directes sur l’homme.

En effet, dès les années 60, des programmes de recherche sont lancés, et un rapport  remis au président Johnson en 1965 conclut : « Les changements climatiques qui résulteraient de l’accroissement de CO2 pourraient être néfastes pour l’Humanité« . Dès 1974, l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) évoque même de « possibles impacts » sur la production alimentaire. Conclusions renforcées en 1985, où, invités par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), ils évoquent une hausse des températures de 1,5° à 4,5°C et une montée du niveau de la mer possible entre 20 cm et 140 cm. puis ce sont les rapports du GIEC (créé en 1988) qui reprennent ces conclusions, mais rien n’y fait : les pays ne parviennent pas à se mettre d’accord au niveau mondial sur des mesures efficaces pour réduire les émissions de CO2.

Les climatologues tentent actuellement de changer de discours en mettant l’accent sur les risques encourus pour l’alimentation humaine. A Londres dernièrement, c’est un expert climat du ministère britannique de la défense qui y ajoute sa note :

Si les routes et les zones de production sont menacées, alors c’est l’accès aux ressources alimentaires et à l’énergie qui est menacé. Le prix des carburants va augmenter, mais aussi celui de tous les produits que nous importons d’Asie.

Les médecins rappellent aussi que de graves crises alimentaires et sanitaires sont à craindre dans de nombreux pays en raison de la diminution des précipitations et de la hausse des températures. Mais les pays riches ne seront pas non plus épargnés, selon un climatologue (auteur du 5ème rapport de l’organisme) du GIEC. Est-ce que les conséquences alimentaires et sanitaires parleront plus aux dirigeants mondiaux que les termes de réchauffement climatique ou d’impact environnemental ?

Source : Le Journal de l’Environnement

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