Des chalutiers à énergies renouvelables

chalutier enr marethixUn groupe industriel franco-marocain, Marethix Industries SAS, vient de s’installer à Mondeville (à côté de Caen dans le Calvados), afin d’y construire des chalutiers de nouvelle génération, plus respectueux de l’environnement. La sortie des premiers prototypes se fera dès 2012, et cette flotte sera déployée dans les provinces du sud du Maroc, où l’entreprise s’est qualifiée dans le cadre d’un appel d’offres pour l’exploitation d’un quota de pêche de 60 000 tonnes.

Le projet est né chez Halieutrop SA (qui détient 30 % du capital de l’entreprise), au Maroc en 2010 pour ce premier concept breveté de pêcherie hybride multimodale. Il doit servir à valoriser des ressources halieutiques jusqu’ici mal exploitées, par manque de bateaux correctement équipés. Eric Le Quéré, PDG d’Halieutrop SA et de Marethix Industries SAS, en précise le but :

Le projet consiste à construire et exploiter des catamarans de pêche de 24 mètres de long, capables de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment, grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables comme le vent et le soleil. Les bateaux que nous construirons en France fonctionneront sans émission de CO2 ni consommation d’énergie fossile, dans les conditions hydro climatiques présentes dans le sud du Maroc et les zones océaniques tropicales. Ils permettront l’optimisation de la valorisation des ressources halieutiques par un procédé de traitement embarqué et l’usage de conteneurs frigorifiques normalisés.

Mais le Maroc ne dispose pas actuellement des infrastructures, ni des compétences pour construire ces catamarans sur place, d’où l’installation de Marethix sur la côte de Basse-Normandie.

Ces catamarans d’un nouveau style comportent un gréement constitué de quatre ailes rigides montés sur des mâts sans hauban, ce qui leur permet de tourner à 360°, « un système de voiles épaisses offrant un très bon rendement aérodynamique » . Ces ailes sont équipées de panneaux solaires orientables et le système s’appuie sur deux génératrices sous-marines (hydroliennes). Il s’agit donc de bateaux à propulsion hybride : le vent comme tout catamaran, mais s’il n’y en a pas, les panneaux photovoltaïques, amovibles et orientables, prennent le relai pour alimenter les deux moteurs électriques.

Conçus dans un premier temps pour la pêche des sardines, maquereaux et chinchards, ces chalutiers pourraient se décliner par la suite en « long liner » pour de plus gros poissons comme le thon. Dans l’immédiat, six bateaux doivent être réalisés pour le sud marocain, mais des contacts sont déjà en cours dans d’autres parties du monde.

Sources : Côté Caen, Connexions-Normandie

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