Réchauffement climatique : de 2°C à 5°C de plus d’ici 2100

ours sur la banquiseEn vue du prochain rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), des climatologues français de différents organismes de recherche (CNRS, Météo-France, Commissariat à l’Energie Atomique, IPSL…) ont rendu publics les résultats des deux derniers modèles d’évolution du climat qu’ils ont développés. Dans tous les cas, nous n’échapperons pas à un réchauffement climatique de 2 à 5°C d’ici 2100.

Ces simulations sont essentielles pour prendre conscience de ce vers quoi nous allons. Ainsi Jean Jouzel du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA-CNRS-UVSQ) précise :

La seule façon que nous ayons de regarder vers le futur c’est de s’appuyer sur des modèles, car il n’y a pas d’analogie dans le passé de ce vers quoi nous allons.

Grâce à des logiciels de plus en plus perfectionnés, les chercheurs savent mieux représenter certains phénomènes physiques et prennent en compte de plus en plus de données très fines. Les modélisations qui en découlent servent à infirmer ou à confirmer certaines hypothèses.

Ainsi, les simulations climatiques établies par les climatologues français confirment un réchauffement climatique qui devrait atteindre 2 à 5°C sur terre d’ici 2100, précisant donc les résultats du dernier rapport de 2007 : « une tendance à l’augmentation des températures observées à l’horizon 2100 pour tous les scénarios » .

Les chercheurs français ont défini 4 scénarios en termes de température moyenne globale. Le pus optimiste prend en compte  une augmentation limitée à 2°, le plus pessimiste table plutôt sur une hausse de 3,5 à 5° probables sans mesures fortes et rapides contre les gaz à effet de serre. Stéphane Hallegatte, ingénieur à Météo-France et chercheur au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement précise :

Ces quatre scénarios reposent sur la perturbation que l’homme fait sur le climat, principalement par les émissions de gaz à effet de serre et les aérosols et par la modification de l’occupation des sols. Se placer sur l’un ou l’autre de ces scénarios correspond à avoir le « droit » d’émettre plus ou moins de CO2 dans les décennies et les siècles à venir.

Les modèles prévoient  d’autre part une augmentation significative des précipitations annuelles aux hautes latitudes, sur le Pacifique équatorial mais une diminution dans les latitudes subtropicales. Ils prennent en compte le couplage entre le climat et le cycle du carbone, et affirment que, dans tous les cas, les puits de carbone (océans, forêts) perdent en efficacité et que les continents deviennent émetteurs nets de carbone. Selon Stéphane Hallegatte, « il faudrait une action mondiale immédiate, extrêmement violente, portant tout à la fois sur la baisse des émissions de combustibles fossiles et sur les occupations de sols » mais même cela ne suffirait pas.  Selon le dossier de presse, « pour limiter le réchauffement à 2°C, il faudrait rapidement diminuer les émissions anthropiques, et atteindre des émissions négatives. » Autrement dit une « action anthropique permettant de prélever directement du CO2 de l’atmosphère » et on n’en est qu’aux balbutiements…

Sources : Le Monde, Le Journal de l’Environnement, actutraductionweb (image)

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