Le Japon se passe désormais d’énergie nucléaire

Centrale de TomariAvant Fukushima, l’énergie nucléaire représentait 30 % de la production d’électricité du Japon, qui comptait alors 50 réacteurs, dont 37 en activité en mars 2011, les autres étaient inactifs, généralement pour maintenance. 14 mois après la catastrophe, le dernier réacteur encore en fonctionnement vient à son tour de s’arrêter pour maintenance. Mais aucun n’a redémarré après ces opérations d’entretien programmées.

Sur les 37 réacteurs en activité lors du séisme et du tsunami qui a suivi, 11, situés dans le nord-est, ont été très rapidement arrêtés, puis 2 un peu plus tard, sur ordre du gouvernement, car ils présentaient des risques. Puis les autres ont été stoppés l’un après l’autre pour les opérations de maintenance régulière. Mais pour qu’un réacteur redémarre, deux conditions sont nécessaires au Japon : d’une part, qu’il ait subi les nouveaux tests de résistance, et certains les ont passés avec succès, et d’autre part, l’accord des autorités locales. Or les populations se montrent très réticentes maintenant face au nucléaire, et les élus locaux n’ont jamais osé donner leur approbation à un redémarrage.

Le gouvernement japonais souhaiterait relancer les réacteurs qui ont  réussi les tests de résistance aux catastrophes naturelles, mais a déjà annoncé qu’il ne passerait pas en force. Les compagnies d’électricité vont bien entendu se tourner de plus en plus vers les énergies renouvelables, mais cela prend du temps, et dans l’immédiat, il leur a fallu remettre en route les centrales thermiques pour faire face aux besoins du pays. Les fournisseurs d’électricité ont d’ailleurs exigé de leurs clients, particuliers comme entreprises, de sérieuses réductions de leur consommation.

Si l’année s’est passée sans trop de coupures de courant, le mode de production actuel n’est satisfaisant pour personne : les clients qui doivent se limiter et redoutent de fortes hausses, d’ailleurs annoncées, des tarifs ; les compagnies elles-mêmes qui voient leurs factures d’énergies fossiles, gaz naturel en tête (le Japon en est déjà un des principaux importateurs), augmenter en flèche ; le pays dont la dépendance énergétique vis à vis de l’étranger s’accroît de manière importante ; la planète car il faut aussi compter avec une augmentation des émissions de CO2.

Le gouvernement japonais doit, quant à lui, revoir sa copie de politique énergétique : il prévoyait effectivement, avant Fukushima, de porter de 30 % à 50 % la part de la production d’électricité nucléaire. Mais la population est maintenant largement favorable à la suppression pure et simple de l’énergie atomique.

Sources : Le Télégramme, La Tribune, France TV

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Un Commentaire à “Le Japon se passe désormais d’énergie nucléaire”

  1. Le blog ecoCO2 « Blog Archive » Le Premier Ministre japonais favorable au redémarrage de deux réacteurs nucléaires dit :

    [...] Le dernier, celui de Tomari à été arrêté en mai pour des travaux de maintenance (voir notre article du 10/05). Mais l'été arrive et les climatiseurs vont reprendre du service. Et même si les [...]

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