Facture d’énergie des Français : en moyenne 210 € par mois

Lundi, 25 février 2013

210 € par mois et un budget énergétique en hausse de 10 % par rapport à l’année dernière, voilà les chiffres qui ressortent du baromètre Sofinco, le « Sofinscope » destiné à sonder les Français sur leurs habitudes de consommation et à mieux les comprendre, un sondage réalisé au cours du mois de février par Opinion Way.

Budget énergie des ménages français

A combien s’élève le montant des dépenses énergétiques de votre logement par mois, en moyenne ? (source Sofinco)

Selon cette enquête, 83 % des Français déclarent que leur budget énergétique a augmenté ces dernières années – ce qui, au vu de l’augmentation des prix de l’électricité, du gaz et des carburants, n’a rien de particulièrement surprenant. Le baromètre chiffre la facture mensuelle moyenne à 210 €, alors qu’elle était de 192 € lors de la précédente édition, soit 10 % de plus en un an. Des écarts persistent, en fonction de l’âge (257 € pour les 60 ans et plus contre 189 € pour les 18/24 ans), en fonction de la composition du foyer (224 € pour 5 personnes contre 119 € pour une personne seule) et en fonction du logement (252 € pour une maison individuelle et 127 € pour un appartement).

Pour enrayer cette hausse des dépenses énergétiques, les Français font des efforts pour limiter leur consommation : 99 % déclarent avoir modifié au moins un geste au quotidien dans ce but. Au palmarès des éco-gestes, on trouve pour 93 % (+1 point par rapport au sondage de l’année dernière) le fonctionnement des appareils ménagers (lave-linge, etc.) uniquement lorsqu’ils sont pleins (et pour 55 % d’entre eux pendant les heures creuses), pour 90 % (+2 points) le remplacement des ampoules par des lampes basse consommation ou le choix d’une douche plutôt qu’un bain. Mais, et cela confirme les observations de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), dont nous nous sommes fait récemment les échos, 16 % seulement pensent à faire jouer la concurrence entre les fournisseurs d’énergie (-1 point). (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

Les Français aux faibles revenus et la consommation durable

Vendredi, 2 novembre 2012

Consommation responsableLes préoccupations de développement durable sont-elles compatibles avec un niveau de vie au-dessous du seuil de pauvreté ? Le cabinet de conseil et services en développement durable, Ethicity, en collaboration  avec Youphil, vient de publier une étude où il analyse les modes de vie de cette population par rapport à la consommation durable, c’est à dire, selon leur définition, le fait d’acheter, utiliser et jeter mieux et moins.

La consommation durable n’est pas une « déconsommation » mais une nouvelle écologie domestique porteuse d’une meilleure qualité de vie pour tous et chacun, quel que soit son niveau de revenu, rappelait en mars 2011 le Conseil d’Analyse Stratégique. Mais les 8,6 millions de Français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté l’entendent-ils ainsi ? La première remarque de l’étude signale que ce sont « des Français comme les autres » , avec les mêmes préoccupations : le bien-être des proches, la santé et le coût de la vie, même si ce dernier point représente pour eux une source d’inquiétude plus importante que pour la moyenne de la population (47,8% contre 46,3% pour l’ensemble de la population).

Des français comme les autres donc, parmi lesquels « les femmes font preuve de plus de systématisme dans le respect des éco-gestes » (recyclage, économies d’eau et d’énergie, attention portée au gâchis…), mais les jeunes (15-24 ans) par contre, s’ils se sentent aussi concernés par le développement durable, les systématisent moins que leurs aînés ou la moyenne des jeunes de leur âge. En ce qui concerne le tri des déchets, la différence vient de l’habitat, mais elle est plus sensible dans cette population : en zone rurale, 76,5 % déclarent le faire (contre 81,3 % pour la moyenne des Français), 71,6 % (contre 79,1 %) dans les villes de 100 000 habitants et plus, mais dans la région parisienne, ils dépassent à peine la moitié, 57,6 %, loin derrière la moyenne de la population, 77,9 %.

Accaparés par les contraintes économiques et moins sensibilisés, ils sont aussi moins nombreux à considérer le développement durable comme une nécessité : 28,9 % (contre 18,6 % en moyenne) disent ne pas avoir changé de comportement en faveur du développement durable dans les 12 derniers mois. Et dans l’ensemble, les éco-gestes « sont moins bien intégrés, alors qu’ils pourraient permettre des économies » : (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

Une banque canadienne lance un calculateur d’économies d’énergie pour les particuliers

Samedi, 28 avril 2012

EcoVie logoLa banque Scotia, institution financière canadienne, a lancé, à l’occasion du Jour de la Terre, un calculateur d’économies d’énergie résidentielles, destinés à tous les particuliers canadiens propriétaires de maison individuelle. Il s’agit d’un outil en ligne, plus simple que nos diagnostics de performance énergétique,  pour aider les Canadiens à connaître le coût de leur consommation d’énergie, et à découvrir les économies qu’ils peuvent réaliser grâce à la réalisation de travaux et à l’application de conseils.

Après une enquête simple sur l’habitat, en fonction de la province canadienne de résidence, le calculateur « Ecovie » donne des recommandations sur des changements à apporter, des travaux à effectuer, en y ajoutant le coût estimatif des améliorations recommandées, les économies potentielles et la durée du retour sur investissement de l’action envisagée. Les recommandations sont classées en fonction de leur simplicité de réalisation et de leur rentabilité. Cela peut aller du remplacement des ampoules à incandescence par des lampes basse consommation, à des travaux beaucoup plus importants concernant l’isolation de la maison par exemple, en passant par des changements d’équipements pour une meilleure efficacité énergétique. (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

Grande-Bretagne : les économies d’eau passent par les enfants

Jeudi, 19 avril 2012

economies d'eauL’apprentissage des parents aux éco-gestes passent souvent par les enfants : une compagnie d’eau britannique, l’entreprise Thames Water,  l’a bien compris. Alors que la Grande-Bretagne est confrontée à une sécheresse tout-à-fait inhabituelle – selon l’agence britannique pour l’environnement, la moitié du pays est en état de sécheresse – et que le gouvernement met en place des mesures de restriction d’eau, Thames Water a établi tout un programme d’apprentissage aux économies d’eau à l’intention des enfants des écoles primaires, relayé par des volontaires, en espérant bien que les élèves prêcheront ensuite la bonne parole dans leurs foyers respectifs.

Ces volontaires viennent expliquer aux enfants, lors d’une intervention de 30 minutes, les bons gestes simples et faciles à mettre en œuvre par tous pour économiser l’eau : remplacer les bains par des douches, réduire la durée de celles-ci, fermer le robinet quand ils se brossent les dents, etc. Et pour leur expliquer pourquoi on leur demande de faire ces efforts, la leçon comporte des explications sur les nappes phréatiques et les cours d’eau du pays.

water quizMais en plus de ces interventions directes, Thames Water a développé toutes sortes de jeux pédagogiques destinés aux enfants sur le thème de l’eau, sa nécessité, ses emplois raisonnés. Un livret d’une vingtaine de pages, mis à disposition sur le site de l’entreprise, permet à travers les aventures d’une famille « raisonnable » dans ses usages de l’eau, de découvrir, en apprenant une foule de choses, les gisements d’économies d’eau possibles dans une maison. L’entreprise indique ainsi la consommation que représente le remplissage d’un arrosoir ou l’usage du lave-linge, oppose les bons gestes aux gestes gaspilleurs sous forme de jeu des différences, fait découvrir les cours d’eau de différents pays et de Grande-Bretagne par des mots mêlés, propose des labyrinthes et des quiz, raconte par des textes simples et amusants la nécessité de préserver l’eau, en fait découvrir les multiples usages indispensables, etc. (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

Trak O’Watts en Bretagne approche de son terme

Mercredi, 14 mars 2012

Logo Trak O'WattsLancée en octobre 2011 dans le cadre de la fête de l’énergie et du Pacte Electrique, conclu entre le Conseil Régional, l’Etat et l’ADEME, l’opération Trak O’Watts se terminera fin avril. 70 familles de Bretagne ont été sélectionnées pour participer à cette expérience d’une durée de six mois, destinée à leur apprendre les gestes au quotidien permettant de réaliser des économies d’énergie.

Ces familles bénéficient d’un accompagnement gratuit, effectué par un conseiller de l’Espace Info-Energie, qui leur apporte des conseils personnalisés qui vont des gestes économes au quotidien à l’installation (gratuite) de petits équipements qui peuvent participer à réduire les consommations : coupe-veille, appareils hydro-économes, sablier de douche, etc. Chaque famille profite de plus d’un suivi détaillé de ses consommations électriques (hors chauffage) pendant toute l’information grâce à la pose d’instruments de mesure.

En effet, le conseiller a commencé par réaliser un « état des lieux » des consommations de la famille en posant des instruments de mesure qui lui ont permis, au bout d’un mois et alors que le foyer n’avait pas encore changé de comportement, d’établir un bilan poste par poste de ses équipements (froid, cuisson, lavage, multimédia). Puis la famille s’est engagée à appliquer les gestes économes préconisés par le conseiller, d’autant plus facilement qu’il s’agit de ménages volontaires. (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

Depuis quelques années, les factures d’énergie grimpent

Lundi, 20 février 2012

Hausse des factures d'énergieSelon un sondage OpinionWay-Sofinco réalisé début février et repris par le journal Métro, 9 Français sur 10 estiment que les dépenses énergétiques de leur foyer ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années. Et ce n’est pas la vague de froid que nous avons connue dernièrement qui risque d’infléchir la facture dans l’autre sens.

Si la facture énergétique mensuelle moyenne s’élève à 191,90 € par foyer, ce chiffre cache cependant d’importantes disparités : 316 € par mois pour les ménages les plus modestes (moins de 1 000 € de revenus mensuels), mais 167 € pour les foyers les plus aisés. Maryse Arditi, de France Nature Environnement explique ainsi cette « logique » un peu bizarre :

C’est le problème de la précarité énergétique. Les ménages en situation difficile vivent souvent dans des logements anciens et mal isolés. L’un des enjeux est que les gens parviennent à réduire leur facture en diminuant leur consommation. (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

Tinkuy, la communauté des internautes responsables

Jeudi, 19 janvier 2012

Site web tinkuy.comLes réseaux sociaux se multiplient et bien souvent ne présentent aucune particularité, si ce n’est de communiquer avec de nombreux « autres » sur tout et n’importe quoi, sans ligne directrice d’aucune sorte. Dans cette forêt vierge, il est bon de saluer l’arrivée de Tinkuy, un réseau thématique et ciblé sur un domaine précis, le développement durable, qui touche pourtant de multiples  secteurs d’activités. Tinkuy a récemment rejoint notre annuaire et présente l’avantage de permettre à des internautes de s’entraider pour devenir plus responsables envers l’homme et l’environnement.

Tous ceux qui s’intéressent au développement durable peuvent ainsi y trouver de petites solutions du quotidien pour consommer avec un impact moindre sur l’environnement, réaliser des économies, et bien sûr proposer leurs bons plans pour aider la communauté. Chacun peut donc à la fois aller chercher et déposer sur le site des astuces, des conseils dans des domaines très divers : maison et jardin, sports et loisirs, alimentation, santé et bien-être, mode et cadeaux, transports et voyages. Un site très généraliste donc, mais entièrement tourné vers « un quotidien plus responsable ».

Chacun y va effectivement de son éco-geste : on en connait déjà certains bien sûr, mais les répéter ne fait jamais de mal, d’autres, plus inédits peuvent donner des idées intéressantes, pour faire bricoler les enfants inoccupés quand il pleut en réutilisant des déchets, se protéger des moustiques en choisissant de faire pousser certaines plantes répulsives (pour les moustique, bien sûr, pas pour nous !), trouver des idées cadeaux écologistes, ou… éviter de perdre ses boutons pour ne pas être obliger de tous les remplacer ! (Lire la suite…)

Article rédigé par Claudine

EcoCO2 lance le « Memory de Watty » sur plate-forme Android

Vendredi, 15 juillet 2011

memory de wattyDans le cadre de sa démarche « T’es au courant ? », EcoCO2 poursuit le développement d’outils pédagogiques pour la maîtrise de l’énergie en lançant sa première application sur Android : le Memory de Watty. Ce jeu gratuit permet à toute la famille d’apprendre à faire des économies d’énergie tout en s’amusant !
Basée sur le principe du jeu Memory classique, cette application ludique offre la possibilité d’améliorer sa mémoire tout en identifiant les gestes qui économisent de l’énergie à la maison. Pour cela, les illustrations représentent différentes actions où l’on utilise quotidiennement de l’énergie. Chaque paire montre la même action sous deux comportements différents : l’action énergivore et l’action économe en énergie.

jeux de watty memory

Grâce à ses modes de difficultés croissantes, le Memory de Watty s’adresse à chaque membre de la famille et les nombreuses paires disponibles rendent le jeu toujours différent. Pas de répétition, des images claires et précises, un graphisme innovant, il n’y a pas de doute, cet été, sur la route des vacances, chacun d’entre vous pourra s’amuser et apprendre facilement à économiser de l’énergie.

A télécharger de toute urgence sur :

https://market.android.com/details?id=com.aviy.MemoryDeWatty

Caractéristiques techniques :

  • Date de mise à jour : 11/07/2011
  • Version actuelle : 1.0
  • Version d’Android requise : 1.5 et plus récente
  • Catégorie : jeux de réflexion et puzzles
  • Taille : 1,7M

A propos d’EcoCO2
EcoCO2 est une jeune entreprise innovante. Fondée en 2009 par Jacques Allard, expert dans le monde de l’énergie, elle est spécialisée dans la maitrise de l’énergie et le monitoring des installations de production d’énergies renouvelables.
L’objectif d’EcoCO2 est d’accompagner les particuliers, les collectivités, les entreprises dans la compréhension et la diminution de leur consommation d’énergie, leur empreinte carbone et leur impact environnemental.
Pour en savoir plus sur EcoCO2 : http://www.ecoco2.com
Pour en savoir plus sur la démarche « T’es au courant ? » : http://www.tesaucourant.com/
Source : Communiqué de presse Eco CO2

Article rédigé par admin

Economies d’énergie en Suisse : lancement de l’opération Doubléco

Mardi, 16 novembre 2010

Pub doubleco SIG les energivores nous ont envahis

SIG (Services industriels de Genève), fournisseur d’électricité, d’eau et de gaz du canton de Genève (Suisse), a lancé il y a déjà quelques temps un programme d’économies d’électricité, Eco21, qui s’adresse à tous, collectivités, régies, grandes entreprises, etc. Il vient de le compléter en initiant une opération destinée à encourager les particuliers à réaliser des économies d’électricité mesurables, intitulée Doubléco, en les récompensant des efforts fournis.

Partant de la constatation que la consommation d’électricité du canton de Genève a été multipliée par 5 en 50 ans et qu’elle s’établit actuellement à 18 kWh par personne et par jour, les responsables du programme ont cherché un moyen simple d’aider les Genevois à maîtriser leur consommation :

« Opération Doubléco » est une action à l’échelle du canton qui vise à inciter les particuliers et indépendants à diminuer leur consommation d’électricité par des éco-gestes simples. Pour récompenser cet engagement, une prime basée sur la diminution de la consommation annuelle réalisée sera versée aux clients énergétiquement économes. Elle viendra en déduction de la facture annuelle. Par exemple, un client qui réduit de 100 francs [75 € environ] sa facture d’électricité en un an, recevra une prime de 100 francs. Les économies sont alors doublées : une dépense évitée et une prime gagnée.

operation doubleco par SIG, le client doublement gagnant

Pratiquement, les clients de SIG  intéressés, particuliers ou petites entreprises, bénéficieront sur une période de deux ans après leur inscription dans le programme, d’un accompagnement, puis de mesure annuelle des économies réalisées et d’un remboursement éventuel.

L’inscription part donc d’une démarche volontaire. Pour éviter d’autres nuisances (utilisation trop importante de papier par exemple), le mode électronique est largement favorisé, mais pas exclusif. L’inscription entraîne aussitôt la réception d’un guide des éco-gestes, qui permettra aux clients qui le suivent d’adopter un comportement plus économe en énergie.

L’accompagnement consiste en un site dédié, www.eco21.ch, qui aide à mettre en œuvre le guide des éco-gestes en donnant des explications sur chacun, mais qui comporte aussi des contenus renouvelés, un blog, une Communauté pour échanger et un compteur des économies d’énergie réalisées en commun. Des événements seront aussi organisés, soit par commune, soit propres aux inscrits, ainsi que des  opérations en partenariat avec la grande distribution ou des opérations ponctuelles entre inscrits. Selon un des responsables du programme :

Les gens n’ont pas envie de surconsommer, ni de polluer davantage. Ils ont envie de faire des économies mais ne savent pas toujours comment». Des stands d’information et de sensibilisation sont mis sur pied pour aider les Genevois. Mettre 20 francs [15 € environ] à l’achat d’une ampoule économique, c’est gagner 200 francs sur sa durée de vie !

L’économie réalisée sera calculée à l’occasion de chaque facture annuelle, en établissant la différence de consommation d’électricité en kWh entre deux périodes comparables de un an.

En cas d’économie en kWh, le remboursement interviendra sous forme d’une déduction de la facture annuelle, et sera égal au nombre de kWh économisés multiplié par le prix du kWh en vigueur à la date du 1er janvier 2011.

SIG espère que ce programme rassemblera 40 000 personnes sur les 200 000 éligibles à l’opération Doubléco, et calcule que si seulement la moitié des inscrits réalise déjà une économie de 10 % sur sa consommation, cela représentera 6 GWh d’économisés à l’horizon 2013.

SIG est une société publique dont le capital est réparti entre l’état de Genève (55 %), la ville de Genève (30 %) et les communes genevoises (15 %) qui fournit non seulement l’électricité, le gaz et l’eau et les énergies thermiques, mais valorise aussi les déchets, traite les eaux usées et met à disposition un réseau de fibres optiques. Il applique une politique de bonus/malus : ainsi l’installation d’un système de climatisation, soumis à autorisation préalable, entraînera le paiement systématiquement un malus à payer. Cela s’explique entre autres par la faible production d’électricité du canton, alors que la consommation augmente encore de 50 GWh par an :

La consommation annuelle du canton de Genève se situe autour de 3000 GWh. Seulement 25% de cette énergie est produite dans le canton, le reste doit être acheté sur les marchés, avec les variations de prix que cela implique.

Les responsables du site expliquent par ailleurs la motivation de SIG :

L’électricité est trop précieuse pour être gaspillée ! Pour SIG, le but n’est pas de vendre de plus en plus d’électricité, mais d’assurer un approvisionnement sûr, en phase avec les objectifs de développement durable et de service public. L’activation des gisements d’économies d’énergie par SIG contribuera en outre à accroître l’autonomie énergétique du canton, dans le but d’atteindre, à terme, l’objectif d’une société à 2000 Watts.

Les premières actions d’Eco21, en direction des collectivités et des grandes entreprises, ont déjà permis de réaliser 15 GWh d’économies d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de 5 000 ménages. Cette fois-ci, l’opération Doubléco est une démarche totalement innovante envers les particuliers, dont on ne peut qu’espérer qu’elle rassemblera le plus grand nombre de participants :

Doubléco est une démarche unique tant dans sa philosophie que dans les moyens mis en œuvre pour les atteindre. Cette action s’inscrit plus largement dans le cadre d’éco21, un programme de SIG, qui vise à contribuer à la stabilisation de la consommation genevoise d’électricité, sans sacrifier confort ni compétitivité.

Sources : SIG, Eco21

Article rédigé par Claudine

Les travailleurs sociaux, futurs relais des gestes d’économies d’énergie ?

Lundi, 6 septembre 2010

Précarité énergétique : comment accompagner les foyers en difficulté

L’annonce en a été faite par Valérie Létard, actuelle secrétaire d’état auprès du ministre de l’écologie et elle-même assistante des services sociaux de formation, au forum consacré au « développement durable, créateur de lien social » :  une mesure de formation des travailleurs sociaux aux éco-gestes va être mise en œuvre. Cette action entre dans le cadre du Pacte de solidarité écologique, lancé au début de l’année afin de lutter contre la précarité énergétique des ménages les plus démunis.

La proposition du MEEDEM

Partant du constat que 3,4 millions de Français consacrent plus de 10 % de leurs revenus à leur facture énergétique, la secrétaire d’état estime que ces professionnels, relais essentiels de l’action sociale de proximité, pourront ainsi  contribuer à sensibiliser les ménages concernés par la précarité énergétique et aider les 300 000 ménages les plus démunis à obtenir l’aide de solidarité écologique, mise en place par le gouvernement, dans le cadre du Plan national contre la précarité énergétique. Il s’agit là de subventions permettant aux propriétaires occupants de revenus modestes de financer les travaux d’isolation thermique, nécessaires pour une meilleure performance énergétique de leur logement.

30 000 travailleurs sociaux de la fonction publique territoriale se verront ainsi proposer cette formation dans les premiers mois de l’année 2011. Elle aura une durée de deux à trois jours et sera dispensée par l’ADEME, qui doit prochainement signer une convention avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT).

Les réactions des professionnels

La mesure, si elle a été accueillie favorablement quant à son principe, laisse toutefois certains sceptiques. Ainsi le délégué général à la Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne, aurait préféré que l’état oblige les propriétaires bailleurs à rénover les logements trop énergivores :

Si c’est pour dire « dites-moi ce qui vous manque, je vous apprendrai à vous en passer », cela ne va pas. (…) Le vrai problème, c’est comment lutter contre les passoires thermiques qui sont habitées dans leur grande majorité par les personnes aux revenus les plus modestes.

Même son de cloche du côté des syndicats : ainsi le secrétaire général de FO fonction publique territoriale, Didier Rosez, doute lui aussi de l’efficacité de cette mesure :

Parler d’économie d’énergie à celui qui peine à boucler son budget, ce n’est pas gagné. Evoquer la précarité énergétique, ce n’est pas vraiment le cœur de métier des travailleurs sociaux, surtout avec la crise.

Le secrétaire général de la CGT fonction publique, Baptiste Talbot, renchérit :

Le gouvernement cherche plutôt à restreindre les moyens des collectivités territoriales. Si la mesure peut être intéressante pour les familles, ce n’est pas en supprimant des postes, comme cela se fait, qu’on la mettra en pratique.

Une expérience menée dans l’Allier en 2006 et 2007

En 2006 et 2007, une expérience de ce type avait été menée dans l’Allier, à l’initiative du Conseil Général et de EDF-GDF. Le Fonds Solidarité Logement (FSL) du département souhaitait, pour aider plus efficacement les familles les plus démunies, prendre en compte l’intégralité des difficultés du logement et vérifier si les problèmes rencontrés provenaient du bâti ou du comportement énergétique des occupants.

A l’occasion, les assistants des services sociaux du département avaient été sensibilisés, grâce à une première version du jeu T’es au courant (dont une toute nouvelle version vient de sortir, comme l’annonçait notre article du 18 juillet), formation ludique qui ne leur permettait pas de relayer tous les conseils mais qui les encourageait à travailler en amont pour repérer les familles en grande précarité et leur faire rencontrer, par l’intermédiaire du Conseil Général, une conseillère en énergie spécialement formée au travail avec les publics en grande difficulté. Celle-ci pouvait alors déterminer, grâce à une visite à domicile, d’où provenaient les difficultés.

Si les problèmes provenaient en partie ou totalement du comportement énergétique de la famille, celle-ci pouvait engager une démarche d’accompagnement du ménage, avec sensibilisation par le jeu T’es au courant, conseils personnalisés et suivi des consommations grâce à un partenariat avec Edelia (filiale d’EDF qui fournit des appareils permettant de collecter au jour le jour les consommations d’électricité et qui analyse celles-ci).

L’expérience menée dans l’Allier avait prouvé que le comportement des familles sensibilisées se modifiait considérablement et que les économies générées par l’accompagnement se situaient en moyenne à 15 % des consommations d’électricité annuelles.

Cette expérience a donc permis de mettre l’accent sur un certain nombre d’éléments : une sensibilisation ludique  a un premier impact intéressant sur les familles, mais son efficacité grandit lorsqu’elle s’intègre dans une démarche plus globale. C’est cette démarche innovante complète qui est aujourd’hui arrivée à maturité et développée sur le site T’es au courant.

Les travailleurs sociaux accomplissent de multiples tâches, et s’ils seraient parfaitement aptes à relayer ces éco-gestes, n’en ont ni le temps, ni les moyens : de moins en moins nombreux, de plus en plus sollicités par des familles en détresse, il semble difficile de leur demander de consacrer en plus le temps nécessaire à l’examen complet des causes de la précarité énergétique des ménages qu’ils rencontrent. S’ils permettent déjà aux propriétaires occupants les plus modestes d’obtenir l’aide à la solidarité écologique, mieux vaut laisser le soin à d’autres structures, associatives ou autres, de mettre en œuvre un suivi plus complet qui permettra de modifier durablement, quand c’est nécessaire, les comportements énergétiques.

Alors, ne faudrait-il pas plutôt créer un nouveau métier : coach en maîtrise de l’énergie ? Nous y croyons.

Sources : Le Monde, Vedura, MEEDEM, T’es au courant ?, Développement Durable (image)

Article rédigé par Claudine
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