Le Parlement Européen approuve de nouvelles réductions d’émissions de CO2

mardi, 20 juin 2017

emissions de CO2Après avoir débattu sur le retrait américain de l’Accord de Paris, le Parlement européen a adopté la semaine dernière des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux que les propositions de la Commission. Il réaffirme par ailleurs l’engagement européen à atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris en matière de lutte contre le changement climatique.

Le débat sur le retrait américain

La décision de retrait américain de l’Accord de Paris a été discuté avec la Présidente des Iles Marshall, Hilda Heine. La première a souligné la vulnérabilité de son pays aux effets du changement climatique : « Avec en moyenne deux mètres d’élévation au-dessus du niveau de la mer, il n’y a aucun endroit où trouver refuge. Mon pays risque de devenir entièrement inhabitable avant la fin du siècle. » Les députés qui ont pris la parole à cette occasion se sont très majoritairement déclarés en faveur de la pleine application de l’accord. (suite…)

Article rédigé par Claudine

CGDD : les évolutions de l’énergie dans les régions françaises depuis 2002

vendredi, 22 mai 2015

chiffres statistiques CGDDLe Commissariat général au développement durable (CGDD) vient de publier un document sur les évolutions de l’énergie dans les régions françaises entre 2002 et 2012, marqué par de très fortes disparités entre elles. Globalement, si le nucléaire et l’hydraulique restent stables, l’essentiel de la croissance du potentiel de puissance est assuré par le développement des filières renouvelables éoliennes et photovoltaïques. Toutes énergies confondues, le parc énergétique totalise en 2012 164 GW de puissances installées. Les consommations nationales d’énergie sont quant à elle orientées à la baisse.

Le parc nucléaire n’a pas évolué entre 2002 et 2012 : il totalise en 2012 63 GW de puissances installées, mais il concentre toujours les puissances installées les plus élevées. Il en va de même pour le parc hydraulique, qui peut être considéré comme mature et d’une évolution quasiment inexistante à l’échelle nationale sur cette période (0,4 %), car il offre un potentiel déjà largement exploité en France. Il est fortement concentré dans quatre régions qui se partagent 78 % de la production nationale (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, PACA et Alsace).

L’essentiel de la croissance du parc énergétique provient donc de la croissance des énergies renouvelables, hors hydraulique : éolien terrestre et photovoltaïque. Là, bien que de larges disparités régionales de capacités subsistent, toutes les régions sont désormais en mesure de produire de l’électricité d’origine renouvelable. Côté éolien toutefois 5 régions totalisent 57 % des puissances installées : Champagne-Ardenne, Picardie, Bretagne, Lorraine et  Centre-Val de Loire. Au niveau national, les puissances ont été multipliées par 11 depuis 2005, passant de 691 MW à 7 517 MW. Pour les régions Champagne-Ardenne et Picardie, ce sont par 20 qu’elles ont été multipliées. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Californie : des mesures d’urgence pour répondre à une sécheresse historique

samedi, 11 avril 2015

Depuis bientôt quatre ans, la Californie est entrée dans la période de sécheresse la pire jamais observée, selon les spécialistes. La situation ne donne d’autre choix au gouvernement de l’Etat que de prendre des mesures drastiques pour réduire de 25 % la consommation de l’eau dans les prochains mois. Cependant les mesures les plus efficaces se heurtent à des réalités économiques et à des résistances importantes de ces milieux.
sécheresse en californie
La neige de la Sierra Nevada, qui représente 60 % de l’alimentation des réservoirs lors de leur fonte et 30 % de l’approvisionnement en eau de l’état, ont connu au cours de ces dernières années une diminution spectaculaire : en 2010, la couche mesurait 3,15 mètres, contre 86 centimètres en 2014. Tous les citoyens vont donc être mis à contribution, mais agriculteurs et institutions devront aussi prendre leur part pour éviter tout gaspillage et économiser l’eau, des mesures plutôt difficiles à passer dans un pays où, étant donné son très faible coût, on avait l’habitude de la dépenser sans compter.

« En raison de la plus faible accumulation de neige jamais enregistrée et alors que la fin de la sécheresse n’est pas en vue, le gouverneur Jerry Brown a annoncé des mesures d’économie d’eau pour limiter le gaspillage […] et investir dans de nouvelles technologies pour mieux préparer la Californie à faire face à la sécheresse. Cette sécheresse historique demande des mesures sans précédent » explique un communiqué des autorités de l’état. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Biogaz : 91 % des Français sont pour !

dimanche, 5 avril 2015

Selon un sondage réalisé par l’Institut BVA en février pour GrDF (Gaz réseau Distribution France) et le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), 91 % des Français, une fois informés des processus de production du biogaz, se montrent favorables à l’installation de sites de production sur le territoire. Cette enquête paraît alors que s’installe le Comité national du biogaz, qui réunit les acteurs de la filière pour réfléchir au moyen d’accélérer le développement de cette forme d’énergie. Elle en livre des enseignements sur la perception et le niveau d’acceptabilité.

filière production biogazLe biogaz bénéficie d’une forte acceptabilité en raison de ses multiples potentialités économiques, sociales et environnementales. Connu cependant par un peu moins de la moitié (48 %)  des personnes interrogées, il renvoie à trois filières : celle des énergies renouvelables (pour 86 %), de l’agriculture (pour 65 %) et de la gestion des déchets (78 %). « Cette énergie est également considérée comme une solution maîtrisée, aux multiples facettes, source de développement local par sa capacité à s’adapter aux spécificités du territoire (taille de projet, process,…)« , d’où une adhésion massive (81 %) des sondés connaissant cette forme d’énergie à l’installation de sites de production. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Les émissions de gaz à effet de serre augmentent dans l’agriculture

lundi, 21 avril 2014

FAOSelon les premières estimations de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’agriculture, la forêt et la pêche ont quasiment doublé au cours des cinquante dernières années et pourraient encore augmenter de 30 % d’ici 2050, si les efforts pour les réduire ne s’intensifient pas.

En publiant pour la première fois ses propres estimations d’émissions issues de l’agriculture, la foresterie, et d’autres utilisations des terres (AFOLU), la FAO apporte sa contribution au 5ème Rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat). Elle se fonde sur les rapports des pays. Pour l’agriculture et l’élevage, elles sont passées de 4,7 milliards de tonnes équivalent (téq) CO2 en 2001 à plus de 5,3 milliards en 2011 (14 % de plus en 10 ans, dû principalement à l’expansion des productions agricoles totales dans les pays en développement). Par contre, les émissions générées par les changements d’affectation des sols et la déforestation connaissent un recul de près de 10 % sur la même période, soit en moyenne 3 milliards de téq CO2 par an, en raison d’une baisse de la déforestation et une hausse des volumes de carbone piégés dans de nombreux pays.

Les émissions de l’agriculture, de la foresterie et d’autres utilisations des terres sur la période 2001-2010 sont ventilées comme suit:

  • agriculture et élevage: 5 milliards de tonnes éq. CO2/an
  • conversion nette de forêts à d’autres utilisations (indicateur de la déforestation): 4 milliards de tonnes éq. CO2/an
  • tourbières dégradées: 1 milliard de tonnes éq. CO2/an
  • feux de biomasse: 0,2 milliard de tonnes éq. CO2/an

Dans le même temps, quelque 2 milliards de tonnes éq.CO2/an ont été absorbées par les puits de carbone forestiers. (suite…)

Article rédigé par Claudine

La qualité de l’eau en France en question

mercredi, 5 mars 2014

Qualité de l'eau, affiche Que ChoisirDeux ans après avoir publié une carte interactive sur la qualité de l’eau en France (voir notre article de 2012), l’UFC Que Choisir la réactualise et l’enrichit. Mais son analyse des données pointe surtout la dégradation de la ressource aquatique de notre pays. L’association de consommateurs estime « regrettables » les résultats liés aux pollutions agricoles et souligne la « sous-mobilisation des moyens de prévention. Elle appelle les pouvoirs publics « à l’action pour une ressource aquatique préservée et une politique agricole de l’eau rénovée. »

En effet, si selon les dernières analyses, 280 000 consommateurs supplémentaires (par rapport à 2012) bénéficient maintenant d’une eau de bonne qualité – ce qui signifie que 98 % peut boire une eau conforme aux critères réglementaires – , ils sont encore 1 480 000 à payer pour une eau non conforme.

L’association souligne quatre points. Le premier porte sur l’agriculture, principale source de pollution : elle est à l’origine de 63 % des non-conformités relevées. Plus de 900 000 consommateurs boivent ainsi une eau contaminée en pesticides. Le second relève la persistance des défauts de traitement de l’eau : 33 % des non-conformités sont dues à la vétusté des installations des réseaux (particulièrement en zone rurale) et au manque de surveillance des traitements d’assainissement. 500 000 personnes ont à leur robinet une eau contaminée en bactéries ou en aluminium. Le troisième point remarque la dilution du Grenelle de l’environnement : (suite…)

Article rédigé par Claudine

L’agriculture à l’origine de 10 % des émissions de gaz à effet de serre, selon la FAO

dimanche, 30 juin 2013

FAOLa FAO (Food and Agriculture Organization – organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture) vient de publier son annuaire statistique 2013, qui passe en revue les principales données de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde. Elle y indique notamment que l’agriculture génère 10 % des gaz à effet de serre mondiaux.

Ce rapport annuel aborde différents thèmes comme les capitaux et les investissements, le changement climatique, les disponibilités alimentaires, la production et les échanges de denrées alimentaires, les prix alimentaires, la faim et la malnutrition, les conséquences de l’instabilité politique et des catastrophes humaines et naturelles, l’état des ressources agricoles, leur viabilité et leur incidence sur l’environnement.

En progression de 1,6 % entre les années 2000 et 2010, les émissions annuelles de gaz à effet de serre de l’agriculture atteignaient  les 5 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 10 % des rejets d’origine anthropique. L’élevage – nous l’avons déjà évoqué – en est un des plus grands contributeurs, mais le recours aux engrais de synthèse aussi, et ceci sans compter les émissions dues au changement d’affectation des sols et même aux incendies naturels.

Parmi les principaux indicateurs fournit par l’Annuaire 2013, on peut relever une production agricole mondiale multipliée par 3 au cours des 50 dernières années, en raison de la hausse des rendements et de l’intensification de l’agriculture. Du coup, l’approvisionnement alimentaire mondial s’établit actuellement à plus de 2 800 kcal en moyenne par jour et par personne, contre 2 200 kcal dans les années 60. Mais on enregistre de fortes disparités selon les régions : le plus élevé est en Europe avec une moyenne de 3 370 kcal par personne et par jour, ce qui indique en filigrane que certains pays souffrent de malnutrition et de famine.

Les céréales, première source d’alimentation humaine, occupent plus de la moitié de la superficie cultivée dans le monde. Leur production annuelle se monte à 2,3 milliards de tonnes, dont un milliard pour l’alimentation humaine, 750 millions de tonnes pour la consommation animale et 500 millions de tonnes transformées par l’industrie, utilisées comme semence ou encore gaspillées. (suite…)

Article rédigé par Claudine

La sécheresse sera-t-elle pire qu’en 1976 ?

lundi, 6 juin 2011

La secheresseL’année 2011 devrait être encore pire que 1976 en matière de sécheresse et cela entraîne des conséquences dans plusieurs domaines : l’agriculture bien entendu, mais aussi les transports fluviaux et le secteur de l’énergie. Ainsi, selon Météo France :

La quantité d’eau recueillie sur la France représente environ 45% du cumul moyen de référence 1971-2000. Ce printemps est le plus sec des 50 dernières années, devançant les printemps 1976 (54%) et 1997 (60%).

Le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) affirme quant à lui que 68 % des réservoirs affichent un niveau inférieur à la normale.  Et cette sécheresse touche d’autres pays d’Europe. En Allemagne par exemple, les péniches ne doivent naviguer, sur ordre des autorités, qu’avec des cales à moitié remplies, tant le niveau du Rhin et du Danube sont bas.

Pour les éleveurs, les conséquences se font aussi sentir : le fourrage a déjà pratiquement disparu de certaines régions, et son prix a triplé en quelques semaines. Les céréaliers européens ne sont pas mieux lotis : leurs rendements sont largement compromis. Ce qui laisse présager pour les semaines à venir de fortes hausses des céréales et des oléagineux (jusqu’à 20 % selon certaines projections). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Produire du biocarburant et/ou assurer la sécurité alimentaire ?

dimanche, 29 mai 2011

biocarburant et securite alimentaireNous avons déjà plusieurs fois évoqué dans ces pages les risques que fait peser, sur la sécurité alimentaire, le développement anarchique et à grande échelle de la production de plantes destinées à la production de biocarburant (voir les articles du 21 février et du 5 avril). Peut-on concilier d’une manière ou d’une autre la nécessité d’assurer la nourriture des humains et la fabrication nécessaire de carburants verts ?

En tout cas la FAO, organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, semble y croire. Elle part du principe que les agrocarburants  représentent une chance de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’aider au développement rural et d’assurer l’indépendance énergétique des pays,  mais qu’ils ne doivent ni menacer la sécurité alimentaire des petits exploitants, ni être source de nouvelles émissions de CO2, liées au changement d’utilisation des sols, qui aggraveraient le dérèglement climatique, ni devenir causes de « dérives », comme cela a déjà existé dans certains pays. Les ONG se sont ainsi plusieurs fois élevées contre les déforestations sauvages et la concurrence avec les cultures vivrières des petits exploitants.

Or selon l’agence internationale de l’énergie, les agrocarburants devraient voir leur production multipliée par 14 d’ici 2050, portant leur part de 2 % à 27 %, et passant ainsi des 55 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) actuellement élaborées à 750 Mtep à cette date. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Chine : l’agriculture en question

samedi, 21 mai 2011

la pollutionL’agriculture chinoise est, année après année, secouée de scandales, d’ailleurs révélés pour une bonne partie par les scientifiques chinois eux-mêmes. Après le scandale de la mélamine dans le lait en 2008, de la viande de porc trafiquée, c’est maintenant le riz pollué et encore plus récemment les pastèques qui explosent qui animent l’actualité. En effet des dizaines d’années d’industrialisation à tout va, sans contrôle aucun de l’impact, ni sur les hommes, ni sur l’environnement, produisent aujourd’hui encore des résultats jusque dans les assiettes.

Lors d’un séminaire sino-français sur l’environnement en 2010, le directeur des lois sur l’environnement de l’université de Wuhan avait déjà révélé que la surface des terres cultivables polluées en Chine approchait les 20 millions d’hectares, soit environ un cinquième de la totalité des terres cultivables et parlait déjà de métaux lourds comme le cadmium, le plomb, le chrome mais aussi l’arsenic. Grâce à des études discrètement menées depuis 2007, d’autres scientifiques chinois révèlent, quand à eux, qu’à cause de ces éléments toxiques qui ont pollué non seulement les sols mais aussi les nappes phréatiques, toute la chaîne alimentaire chinoise est aujourd’hui contaminée.

Par exemple, le riz, qui représente dans beaucoup de régions de Chine la base de l’alimentation, présente une grande capacité à se charger en cadmium. Les scientifiques estiment que 20 millions de tonnes, soit 10 % de la récolte annuelle, sont ainsi contaminées par des métaux lourds :

Dans les zones aux sols acides connus pour être gravement pollués, nous avons découvert que 60% des échantillons de riz prélevés contenaient des niveaux de cadmium qui dépassent les normes. C’est un risque potentiel pour la santé. (suite…)

Article rédigé par Claudine
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