83 % de l’eau du robinet polluée par des microparticules de plastique dans le monde

mardi, 26 septembre 2017

casserole d'eauUne étude scientifique montre que dans 12 pays répartis sur les 5 continents, 83 % en moyenne de l’eau du robinet est contaminée par des microparticules de plastique. L’Europe, légèrement moins touchée que les Etats-Unis -les champions en la matière – s’en sort mieux, mais la contamination y est tout aussi réelle.

Il s’agit d’une étude importante, diffusée par Orb Media : jusqu’à présent la littérature scientifique s’intéressait plus à la pollution au plastique des mers, océans et fleuves, ainsi qu’à ses effets sur le faune marine. Elle confirme les résultats d’une première étude, menée en Irlande. Les enquêteurs, pendant 10 mois, ont fait analyser des échantillons d’eau du robinet provenant des différents pays considérés. Au total, 83 % des échantillons testés étaient pollués par des particules de plastique. « Nous avons suffisamment de données sur les effets des plastiques sur la faune sauvage. S’ils ont autant d’impact sur celle-ci, comment pouvons-nous penser qu’ils n’en ont pas sur nous ? » s’interroge Sherri Mason, chercheur au département des sciences environnementales à l’université d’Etat de New York. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Qui boit quelle eau ?

dimanche, 29 novembre 2015

enquete Que Choisir sur la qualité de l'eau du robinetL’eau du robinet est très surveillée en France, comme dans tous les pays développés, mais les consommateurs ne sont pas toujours au clair sur sa qualité. Pourtant, des moyens existent pour savoir si l’eau que l’on consomme localement est conforme ou non aux normes de qualité en vigueur. Ainsi l’UFC Que Choisir révélait en 2012, dans un rapport sur la qualité de l’eau, que près de 1,5 million de Français continuaient de payer pour une eau non conforme et mettait parallèlement en place une cartographie de la qualité de l’eau commune par commune. Le Ministère de la Santé présente lui-aussi une cartographie de la France qui donne, au niveau communal, des précisions sur l’eau du robinet, au travers de différents paramètres et de leur valeur.

La cartographie de l’association de consommateurs utilise les résultats observés pour les 6 contaminants analysés (nitrates, pesticides, bactéries coliformes, sélénium, aluminium et radioactivité) qui ne préjugent pas des niveaux de qualité pour les autres paramètres examinés dans le cadre des contrôles officiels. Elle indique cependant clairement, grâce à un ensemble de pictogrammes, la qualité de l’eau : du vert pour une eau « bonne » au noir pour une « très mauvaise » en passant par le passable, le médiocre ou le mauvais, voire même (en blanc) une absence d’analyse. Elle y ajoute l’évolution par rapport à la précédente analyse. Il est ainsi facile de se situer, même si, pour les scientifiques, les détails manquent. Mais cette cartographie s’appuie sur les résultats publiés sur le site du Ministère de la Santé, et là, ceux qui s’y intéressent pourront trouver tous les détails. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Ressources en eau : perception et consommation des Français

dimanche, 13 juillet 2014

Etudes Ressource en eau, ministère e l'écologieLe Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) a lancé une enquête d’opinion, avec l’Ifop, auprès d’un échantillon de 4 000 personnes pour répondre à différentes interrogations sur leur perception de l’eau et leurs habitudes de consommation. En effet, sur le plan quantitatif, diverses études tendent à montrer que la hausse de la demande en eau et le changement climatique aboutiront, à long terme, à une diminution de la quantité d’eau disponible. Les résultats de cette étude tendent à recouper, sur les questions se rapprochant, les résultats obtenus par le C.I.EAU dans son enquête de début d’année.

« Au cours des trente dernières années, la qualité des milieux aquatiques sur le territoire métropolitain s’est globalement améliorée. Pourtant, la consommation d’eau en bouteille a dans le même temps été multipliée par trois. Un tel décalage entre modes de consommation et état des ressources signifie-t-il que les Français pensent que la qualité de l’eau se dégrade ? Quelles sont les raisons exactes qui les poussent à s’orienter de plus en plus vers l’eau en bouteille ? » note le CGDD, qui se demande si les Français sont prêts à accepter des changements dans leur mode de consommation (réutilisation des eaux usées et des eaux de pluie notamment) afin de diminuer la pression la pression pesant sur les quantités d’eau disponibles.

Qualité des ressources en eau

Deux tiers des Français considèrent bonne la qualité des ressources en eau, le Nord de la France ayant cependant une appréciation plus négative que le Sud (problèmes de nitrates et de pesticides). Mais, contrairement aux observations sur le terrain, la moitié de la population estime que cette qualité s’est dégradée ces dix dernières années et que cela va continuer. Les Français pointent d’ailleurs les secteurs agricoles et industriels comme principaux responsables de la pollution de ces ressources.

Quantité des ressources en eau

Les trois quarts des personnes interrogées l’estiment suffisante pour couvrir nos besoins, bien que quelques divergences régionales apparaissent, et qu’elle le restera à l’avenir. Mais ils considèrent aussi qu’elle a diminué depuis dix ans, ce qui est faux. Industrie et agriculture sont encore une fois désignées comme les secteurs prélevant le plus d’eau. Cependant la majorité des Français associent la diminution à venir de la quantité d’eau à la hausse de la demande. (suite…)

Article rédigé par Claudine

« Les Français et l’eau » : une enquête du C.I.EAU

lundi, 5 mai 2014

Le Centre d’Information sur l’eau (C.I.EAU) interroge régulièrement depuis près de 20 ans plus d’un millier de Français sur leur eau du robinet, afin d’en étudier leur perception, ainsi que celle de son service, de mieux connaître leurs attentes pour mieux les informer. Il en publie la nouvelle édition, réalisée en partenariat avec TNS-Sofres.

enquete C.I.EAU65 % des Français boivent chaque jour de l’eau du robinet (contre 51 % de l’eau en bouteille), dont 7 sur 10 apprécient le goût, mais si 85 % d’entre eux se disent satisfaits du service dans leur commune et que presque autant ont confiance en cette eau, l’enquête montre que beaucoup ne connaissent pas les bons gestes à adopter pour conserver ses qualités sanitaires. Ainsi 43 % n’ont pas conscience du fait qu’il est préférable d’utiliser de l’eau froide à la sortie du robinet pour cuisiner, et non de l’eau déjà chauffée « pour aller plus vite ». Plus encore (47 %) ignorent qu’il est déconseillé de laisser une carafe d’eau à l’air libre et 61 % qu’il ne faut pas laisser une bouteille d’eau entamée à température ambiante, ni d’en consommer une entamée depuis plus de 48 heures.

7 Français sur 10 sont convaincus que l’eau potable existe à l’état naturel, ce qui est rare : elle doit en général être transformée pour devenir consommable et répondre aux critères exigés. 45 % considèrent qu’être attentif aux quantités d’eau utilisées à domicile est un acte important sur le plan environnemental, mais 53 % raisonnent plutôt en termes d’économies sur leur facture, qu’ils connaissent d’ailleurs bien mal. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Comment payer l’eau minérale au prix du vin, ou presque ?

samedi, 19 avril 2014

bouteille d'eau evian danonePour faire consommer, c’est bien connu, il suffit de créer les besoins. C’est exactement ce que fait Evian pour dynamiser ses ventes d’eau minérale en bouteille. Bouteille ? pas tout à fait, plutôt Goutte d’eau, le tout nouveau concept que la marque veut lancer en innovant aussi côté distribution, mais qui au total, reviendra fort cher au consommateur.

L’eau n’a pas changé, bien sûr, mais un emballage en PET, en forme de goutte d’eau (et presque de la même contenance), qui contient 20 % de plastique d’origine végétale, scellé par un opercule lui aussi en PET transparent, sans étiquette, voilà pour les innovations au niveau contenant, innovations qui ont tout de même nécessité 3 ans de R&D, à la marque. Baptisée la « Goutte d’Evian », cette mini-bouteille contient tout juste 20 cl d’eau (l’équivalent d’un verre d’eau, juste de quoi étancher une petite soif). C’est de cette manière que Danone, maison-mère d’Evian, compte toucher un million de consommateurs dès cette année. Ainsi, explique Véronique Penchienati, directrice générale de Danone Eaux France, « nous voulons développer des occasions de consommation qui n’existent pas aujourd’hui et aller dans des endroits où il n’y a pas d’offre. »

Et pour cela Danone innove aussi au niveau distribution, en décidant de se passer des circuits grande distribution, car « on a envie de vendre ce produit avec un vrai service c’est-à-dire d’apporter une solution d’hydratation aux consommateurs à des moments où ils n’ont pas justement ces solutions » poursuit la responsable. Pour cela, le groupe va mettre en place un réseau de vendeurs ambulants : 35 sillonneront Paris à partir du mois de mai et pour tout l’été, à bord de triporteurs et les « Gouttes » seront aussi proposées aux stations de Velib (grâce à un partenariat avec Decaux) et près des kiosques à journaux les plus fréquentés. Pour la suite, il mise sur les lieux de vie de prestige (hôtels comme la chaîne Hilton) ou de passage et des partenariats sont à l’étude avec les boutiques de chocolat (Lindt), les salons de coiffure (Dessange a déjà signé) et des marques de café (Segafredo). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Le goût de l’eau

jeudi, 31 octobre 2013

La Semaine du Goût est passée, mais il n’est pas encore trop tard pour en parler : Suez Environnement l’a ainsi évoqué en consacrant un dossier au goût d’un des produits de consommation les plus courants : l’eau du robinet. Incolore, inodore, sans saveur ? Si la première assertion s’avère (en principe) exacte, les deux suivantes demandent à être vérifiées.

L’eau du robinet constitue le produit alimentaire le plus contrôlé en France : des normes très strictes la régissent. Mais il n’existe pas de règle concernant directement le goût – en principe, elle ne doit pas en avoir – simplement quelques critères définis par le Ministère de la Santé : des paramètres organoleptiques tels que sa couleur, sa saveur et sa transparence. En 2002, Lyonnaise des Eaux (filiale de Suez Environnement) a créé un Observatoire du Goût de l’Eau qui permet de recueillir la perception du goût de l’eau des consommateurs : des centaines de goûteurs, partout en France, participent à cette démarche en transmettant au moins deux fois par semaine à l’entreprise leurs observations sur la dégustation qu’ils font de… l’eau de leur domicile. Les données ainsi recueillies servent à améliorer, si besoin les qualités gustatives. Preuve donc que l’eau peut avoir un goût !

gout de l'eau, suez environnement

L’eau est un produit vivant. Son goût et son aspect varient en fonction des minéraux et des éléments biologiques (terre, algues, feuilles, etc.) rencontrés lors de son trajet dans le milieu naturel. La saveur de l’eau peut également être influencée par les processus de traitement et de distribution. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Genève : « Opération Carafe » pour les fonctionnaires

mercredi, 2 mai 2012

opération carafe à Genève« Opération Carafe » , tel est le nom d’une initiative de l’Etat menée auprès des fonctionnaires suisses de Genève. Afin de limiter les émissions de CO2, il leur offre des carafes et des verres afin de les inciter à boire de l’eau du robinet, plutôt que de l’eau en bouteille sur leur lieu de travail.

L’action est due à un service du Département de la Sécurité et de l’Environnement, le Service de Management environnemental de l’Etat. Pourtant seulement créé en 2009, celui-ci semble fourmiller d’idées pour encourager les fonctionnaires genevois à respecter l’environnement : lors d’une campagne pour inciter au tri du PET, il avait réalisé des clips joués par les fonctionnaires eux-mêmes. Puis il a fait installer 300 poubelles supplémentaires dans les locaux appartenant à l’état. Tout cela, dans le cadre du plan d’actions environnementales de l’Administration cantonale adopté par le gouvernement genevois. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Carafe ou bouteille ?

lundi, 11 octobre 2010

En France, l’eau du robinet est 100 fois moins chère que l’eau en bouteille, d’une bonne qualité sanitaire garantie, sauf pollution accidentelle. Mais l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique), dans un rapport sur Le rôle de l’environnement dans la décision du consommateur, constate,  en se basant sur différentes enquêtes, que 40 % de la population ne la boivent pas pour différentes raisons : certains lui trouvent mauvais goût ou la jugent trop dure (trop chargée en calcaire) ou craignent encore des maladies ou des risques sanitaires.

Les comportements des ménages diffèrent bien entendu en fonction de leurs caractéristiques socio-économiques et culturelles. Mais au-delà, l’étude fait apparaître  des contrastes dus à l’environnement immédiat des ménages : dans un environnement dégradé, leur  confiance dans l’eau du robinet est moindre. Dans la région du Nord par exemple, moins de la moitié des personnes interrogées la boivent, contre près des 2/3 dans les autres régions, avec même 80 % dans le centre-est.

La qualité des eaux brutes influence fortement les consommateurs : dans les régions de montagnes, les eaux sont perçues comme plus « pures » qu’en région de plaine : élément qui encourage à en boire. Selon le rapport :

La région Nord et la région Ouest connaissent des problèmes importants de pollution des eaux souterraines par les nitrates. Ces deux régions sont également caractérisées par une forte densité de population et une activité industrielle importante (dans le Nord notamment) qui engendre une présence marquée de micropolluants minéraux (aluminium, arsenic, chrome, cuivre, etc.) dans les eaux souterraines.

Cela entraîne une plus grande méfiance, pourtant non justifiée, des populations locales. La publicité pour les eaux minérales, associée généralement à des images de sites naturels protégés, contribue aussi à cette impression.

Les ménages aux revenus modestes sont plus touchés par la mauvaise perception de la qualité de l’eau du robinet, étant donné le prix élevé de l’eau en bouteille. Alors que les ménages les plus aisés ont de toute façon tendance à consommer de l’eau minérale quelque soit la perception de la qualité de l’eau du robinet. Chez les retraités, la consommation d’eau du robinet est plus faible : apparemment la confiance est moindre, mais ils représentent aussi la cible privilégiée des campagnes de publicité des eaux minérales. Et les médecins jouent là un rôle : ils conseillent à leurs patients âgés de consommer de l’eau minérale, pour compenser certaines carences en éléments minéraux.

Le rapport se termine sur les préconisations suivantes :

Pour améliorer le bien-être des consommateurs français, il faut non seulement une meilleure information sur la qualité sanitaire de l’eau du robinet mais également une amélioration de la qualité des eaux brutes, et ce, en particulier, pour les consommateurs aux revenus les plus bas pour lesquels l’effet attendu de la mauvaise qualité des eaux brutes sur la décision de boire l’eau du robinet est plus élevé. En effet, si le ménage boit de l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille, sa dépense sera alors environ cent fois moins élevée, pour un même niveau de consommation…

Ajoutons à cela qu’il vaut toujours bien mieux une bonne vieille carafe en verre, qu’on remplit et qu’on réutilise, que des millions de bouteilles plastiques, même partiellement ou totalement recyclables (quand elles sont récupérées), même dans un plastique composé en partie de composants d’origine végétale. Cela réduit les déchets et l’impact environnemental de la consommation.

eau du robinet publicite SEDIF

Eau du robinet : la publicite SEDIF

Source : rapport de l’INRA

Article rédigé par Claudine
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