La rénovation énergétique passe aussi par l’éclairage

lundi, 26 juin 2017

L’éclairage constitue une partie largement ignorée par les acteurs de la rénovation énergétique lors de la parution du premier texte exigeant un minimum d’efficacité énergétique pour la rénovation de bâtiment il y a dix ans. Il vient de faire l’objet d’arrêtés applicables dès 2018. Le Syndicat de l’Eclairage fait le point sur ces nouvelles références.

Les arrêtés récemment publiés sur l’éclairage intérieur public et privé  représentent une opportunité pour rénover des installations obsolètes et pour réduire les consommations d’électricité liées à l’éclairage. Ils remettent à jour les prescriptions relatives à ces travaux dans les parties communes de l’habitat collectif et dans les bâtiments non résidentiels.

Ainsi, pour le résidentiel, les principales nouveautés s’étendent à l’éclairage des parties communes en habitat collectif (sauf l’extérieur) avec une obligation de gradation et d’extinction par la détection d’absence dans les couloirs, les parkings, etc. Dans le non résidentiel, l’arrêté impose de profiter des apports gratuits de la lumière du jour et abaisse le plafond de puissance installée pour l’éclairage.

tableau source syndicat de l'éclairage
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Article rédigé par Claudine

Noël aux Etats-Unis : plus d’énergie consommée pour les illuminations qu’en Ethiopie en un an !

lundi, 4 janvier 2016

Illuminations Rockfeller centerLes chercheurs d’un groupe de réflexion américain, le Center for Global Development, ont calculé que la consommation d’électricité consacrée aux décorations de Noël et des fêtes de fin d’année aux Etats-Unis était supérieure à la consommation d’un pays comme l’Ethiopie en un an. Les illuminations des villes, maisons et autres sapins pèsent plus lourd que celle de bien des pays à faibles revenus.

En effet, les illuminations pendant la période des fêtes aux Etats-Unis consomment environ 6,63 milliards de kilowattheure, soit plus que la consommation électrique annuelle du Salvador (5,35 milliards de kWh), de l’Ethiopie (5,30 milliards de kWh) ou encore de la Tanzanie (4,81 milliards de kWh). Les deux auteurs de l’étude, Todd Moss et Priscilla Agyapong, sont arrivés à cette conclusion en croisant les données du département de l’énergie américain en 2008 avec celles de la Banque Mondiale. Ce qui rend ces chiffres d’autant plus choquants, c’est que par ailleurs 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Comment « Réduire sa facture d’électricité » : un petit guide ADEME des bons usages

mardi, 13 octobre 2015

L’ADEME a publié en septembre un nouveau petit guide pour aider chacun à Réduire sa facture d’électricité et Maîtriser et limiter la consommation des équipements de la maison. L’Agence rappelle que leurs consommations explosent : celle des petits appareils électroménagers a en effet doublé en 20 ans ! Aujourd’hui, la consommation d’électricité d’un ménage français, hors chauffage et eau chaude, est en moyenne de 3 200 kWh par an.

Guide Ademe

Source : Ademe

Or, dans toutes les pièces de la maison, de petits gestes, accompagnés de bons choix, permettent de limiter cette consommation et au moins de stabiliser les factures d’électricité, à défaut de les faire baisser, ce qui devient de plus en plus difficile en raison des augmentations fréquentes de cette énergie. Pour cela, suivez le guide !

Ainsi, pour laver, cuire et réfrigérer, l’ADEME recommande deux types d’action : à l’achat déjà, il s’agit de faire les bons choix et à l’usage, d’adopter les bons gestes. Les bons choix passent bien entendu par l’efficacité énergétique des équipements que l’on achète, mais aussi par la définition des équipements dont nous avons réellement besoin. Autrement dit, il faut d’une part privilégier les équipements bien classés sur l’étiquette énergie (et penser que le simple A actuel, non accompagné de signes « + », correspond à l’ancienne catégorie D), mais d’autre part acheter des appareils correspondant aux besoins spécifiques du ménage. Inutile par exemple de s’équiper d’un lave-linge de 7 ou 8 kg de capacité si on n’en a pas l’usage ou d’un réfrigérateur américain (qui distribue certes des glaçons mais consomme deux fois plus qu’un appareil classique) si on vit seul ou en couple. Le petit guide de l’ADEME répertorie ensuite tous les écogestes concernant le linge, la vaisselle et le froid. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Les professionnels de l’éclairage défendent les luminaires LED

lundi, 21 septembre 2015

GIL (Syndicat du Luminaire), le Syndicat de l’éclairage et le Cluster Lumière (réseau de compétence de la filière éclairage) ont publié un communiqué pour défendre les diodes électroluminescentes (LED), contre des attaques récemment parues dans les médias (Le Figaro et M6). L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) s’est saisie de ce sujet depuis quelques années déjà, afin d’évaluer les effets sanitaires des systèmes d’éclairage utilisant des LED, et a publié en octobre 2010 un rapport sur les effets sanitaires de ces systèmes, assorti de recommandations, remis à jour il y a quelques mois dans un article.

La technologie des LED présente de nombreux avantages par rapport aux autres types d’éclairage : efficacité énergétique, durée de vie, etc. Or, pour produire de la lumière blanche, le procédé le plus répandu, selon l’Anses, couple une LED bleue et un phosphore jaune. Or, les attaques concernent particulièrement la « lumière bleue » qui constituerait un danger : « Des composantes intenses dans la partie bleue du spectre de la lumière émise par certaines LED, ainsi que les intensités de rayonnement associées posent la question de nouveaux risques sanitaires liés à ces sources d’éclairage » précise d’ailleurs l’Anses.

C’est sur ce « certaines LED » que se fonde le communiqué des professionnels de l’éclairage pour se défendre des médias, dont les informations sont « incomplètes, dramatisées et anxiogènes. » En effet, « toutes les sources de lumière (y compris le soleil) émettent des rayonnements dans le bleu » , et ne sont concernées par ces risques « que certaines sources LED de forte puissance réservées à des applications professionnelles (éclairage extérieur de grande hauteur par exemple). Elles ne sont pas disponibles à la vente pour des usages d’éclairage normal à l’intérieur des bâtiments, et des dispositions de sécurité sont prises pour leur utilisation. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

UFC Que Choisir : le poids comparé de notre consommation entre 1984 et 2014

mardi, 3 février 2015

Plutôt que de comparer le prix de différents produits, pratiqué en 1984, à celui d’aujourd’hui, l’UFC Que Choisir a opté, par souci de simplification pour son étude, pour une comparaison sur la base temps de travail par rapport au salaire moyen nécessaire pour s’offrir le même produit. Alors, plus ou moins chère l’époque sans smartphone et où les supermarchés Mammouth écrasaient encore les prix ? L’étude révèle quelques surprises.

Les salaires moyens pris en compte par cette étude sont exprimés en net : l’équivalent de 12 255 € pour 1984 et 26 207 € pour 2014. Et tout de suite une presque bonne nouvelle : notre baguette de pain n’a pas variée, elle représente toujours l’équivalent de 3 minutes de salaire moyen. Mais d’une manière générale, les produits alimentaires sont plutôt à la baisse (à l’exception du poulet qui ne coûtait que 27 minutes de travail il y a 30 ans contre 30 aujourd’hui), et remarque l’association de consommateurs : « le budget alimentation est en baisse sur le long terme en France, comme dans presque tous les pays développés« .

Par contre, pour acheter une maison (5,1 ans en 1984 contre 9,7 en 2014) ou un appartement (à Paris, 13,3 ans il y a 30 ans contre 24,5 maintenant), les prix ont presque doublé, idem d’ailleurs pour l’assurance indispensable qui va avec (17 heures aujourd’hui alors qu’elle n’en coûtait que 10). Quant à l’eau nécessaire à un ménage (120 m3), elle a bondi de 17 heures à 31 heures du salaire moyen. Le coût du chauffage et de l’éclairage n’ont par contre quasiment pas bougé en équivalent temps de travail. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Combien permettront d’économiser les compteurs intelligents ?

dimanche, 26 octobre 2014

Les compteurs intelligents Linky sont appelés à remplacer à terme les 35 millions de compteurs électriques de France. Grâce à eux, et surtout à la possibilité qu’ils offrent de pouvoir suivre plus facilement sa consommation d’électricité, certaines études nous promettent jusqu’à 15 % d’économies. Cependant une étude de l’Ecole de Management de Grenoble sur 1 500 ménages autrichiens montre une économie moyenne de 4,5 % : en cause le type de feedback mis à la disposition des usagers, dont les économies dépendent en fait directement quelque soit le compteur électrique.

L’étude, dirigée par Joachim Schleich pour l’Ecole de Management de Grenoble, concernait donc 1 500 foyers autrichiens, équipés d’un compteur intelligent et recevant par courrier un compte-rendu mensuel de leurs consommations. Les économies établies par l’étude se montent à 4,5 % en moyenne, chiffre qui cache, selon l’auteur, une variabilité très importante : en effet, le dispositif n’a que fort peu d’incidence sur les dépenses des foyers qui maîtrisent déjà leur consommation d’énergie, ni sur ceux au contraire particulièrement énergivores qui ne souhaitent en rien limiter leur confort, quel qu’en soit le coût. Ce qui démontre d’ailleurs que le compteur en lui-même ne génère aucune économie au niveau du consommateur.

pinterest energy dashboard

Pour le consommateur « commun » qui souhaite réduire ses consommations, la principale motivation reste d’ordre financier, il ne s’agit pas de préoccupations environnementales. Ceux-là n’agissent pas spécifiquement sur un poste de consommation énergétique ciblé. Selon les foyers, les économies peuvent porter sur le chauffage, ou sur l’éclairage, ou encore sur l’utilisation des appareils électroménagers. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Consommations et dépenses d’énergie des communes : une étude de l’ADEME (3)

vendredi, 18 juillet 2014

Evolution de la consommation d'énergie des communes par grand poste

Si la consommation d’énergie connaît en 2012 une inflexion de 9,4 %, il n’en va pas de même pour les dépenses liées à l’énergie. En effet, en raison de hausses importantes des tarifs depuis plusieurs années, les dépenses connaissent une forte progression (+ 35,5 %), de sorte que la dépense de l’énergie, rapportée à la dépense de fonctionnement, augmente de 0,4 %. Encore les communes ont-elles pu contenir cette hausse, grâce aux économies d’énergie qu’elles ont réalisées depuis 2005.

Les énergies ont considérablement augmenté entre 2005 et 2012 : pour l’électricité, + 18 % (abonnement inclus) et jusqu’à + 40 % pour celle dédiée à l’éclairage (fin de l’exonération de certaines taxes) ; pour le gaz naturel, + 60 % à + 85 % selon le type de tarif (abonnement inclus) ; pour le fioul domestique, + 65 % ; pour les carburants, +35 %. Tous ces postes semblent d’ailleurs concernés par la baisse des consommations. Les raisons en sont multiples : ainsi le climat moyen annuel plus clément en 2012 que celui de 2005, un accroissement des dépenses d’investissements (favorable aux travaux de maîtrise de l’énergie), une baisse de densité des points lumineux pour l’éclairage public et le remplacement des ampoules par des modèles de meilleur rendement. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Opération « Tous sur le Pont » pour des économies d’énergie

dimanche, 1 juin 2014

prime energieGEO PLC, opérateur de la transition énergétique qui déploie des solutions d’information, de formation et de financement personnalisé, et Leroy Merlin, enseigne bien connue de bricolage et de l’amélioration de l’habitat, lancent l’opération « Tous sur le Pont ». Ils proposent des ampoules LEDs, donc très basse consommation, à prix réduits dans le cadre de Prime Energi€, le programme d’accompagnement des particuliers dans les projets de rénovation énergétique.

Ainsi, explique Christophe Février, PDG de GEO PLC : « Si le contexte est à une augmentation structurelle du prix de l’électricité, il reste encore relativement bon marché en France. Cela n’encourage pas forcément les Français à s’équiper en vue d’atteindre une plus grande sobriété énergétique. Nous avons voulu par cette opération contribuer à démontrer aux clients de Leroy Merlin que des économies conséquentes pouvaient être réalisées en changeant tout simplement les ampoules, des équipements de biens courants, faciles à installer et à adopter. » Trois de ces ampoules LEDs permettraient, selon lui, d’économiser 1 200 kWh, soit 160 €, sur leur durée de vie.

Cette opération durera au total quatre mois, de mai à septembre : les clients Leroy Merlin bénéficieront d’une réduction immédiate en caisse de 1,50 € pour l’achat d’ampoules LEDs de la marque Lexman. Une opération financée par les CEE (Certificats d’Economies d’Energie) collectés par GEO PLC. Une opération qui n’est sans rappeler celle organisée par Philips, en partenariat avec EDF, dont nous nous faisions l’écho il y a quelques semaines, pour promouvoir l’utilisation des ampoules LEDs en France. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Efficacité énergétique : le point sur les pratiques au bureau

vendredi, 14 février 2014

La gestion de l'énergie au bureau, étude de Riposte VerteDans un parc immobilier de 180 millions de mètres carrés en France, la consommation énergétique a augmenté de 30 % en 30 ans : une hausse due à cet accroissement justement, mais aussi au confort accru et au développement des usages. Riposte Verte, en partenariat avec GreenIT, a mené son enquête pour recueillir les données concrètes sur les pratiques quotidiennes au bureau et alimenter le débat sur l’efficacité énergétique. Les travaux sur le bâtiment sont actuellement encouragés, mais que font les occupants ?

Première constatation, l’énergie verte reste marginale dans l’approvisionnement de bureaux où les opérateurs historiques, EDF (77 %) et GDF (28 %) se taillent toujours la part du lion de l’énergie consommée. Peu étonnant, puisque un tiers des structures concernées n’analysent pas leurs factures, ne se posent aucune question sur l’adaptation des contrats et ne suivent pas l’évolution de leur consommation. Un autre tiers ignore même totalement si cela existe dans leur entreprise. La sensibilisation aux économies d’énergie passe pourtant par un suivi dans le temps.

L’éclairage y est généralement peu traité. Le taux d’équipement en lampes basse consommation reste stable depuis deux ans (la précédente enquête date de 2011) : la moitié des bureaux en sont majoritairement équipés, 16 % à 100%. Mais une personne sur deux seulement déclare avoir reçu des consignes dans la gestion de la lumière, bien que trois sur quatre déclarent adapter l’éclairage à la luminosité extérieure.

Pour le chauffage, les deux tiers des occupants déclarent ne pas avoir reçu de consignes spécifiques, mais d’eux-mêmes, 69 % le régulent grâce à un système thermostatique et 54 % déclarent le moduler selon la température extérieure en journée et l’occupation des locaux.

Côté informatique, remarque Riposte Verte, les bonnes pratiques ne sont pas assez connues. Pour 7 unités centrales (type tours), un seul boitier réseau est installé, alors qu’il consomme beaucoup moins d’énergie. 43 % des bureaux sont équipés d’ordinateurs portables, plus économes, mais plus difficiles à recycler. Alors que pour 55 % des bureaux, la fréquence de renouvellement s’établit entre 4 et 5 ans, sensibiliser les utilisateurs ne devrait pas porter uniquement sur l’usage des matériels, mais aussi sur les équipements eux-mêmes (impacts, énergie grise…) et leur traitement en fin de vie. Or les utilisateurs ne connaissent pas ces données : 58 % ignorent si leur écran bénéficie d’un éco-label, 66 % pour l’unité centrale et 46 % pour le portable. Plus révélateur de leur manque d’intérêt pour la question, 96 % ignorent la consommation de l’ordinateur sur lequel ils travaillent : pour ceux qui tentent de répondre à cette questions, les consommations données sont pour le moins disparates, entre 23 kWh annuels et 7 500 kWh ! Seul un tiers des organisations donne des consignes sur l’utilisation du matériel informatique. Du coup, trop peu connue, la mise en veille prolongée n’est utilisée que par une personne sur 7, et le matériel éteint par une sur 10, avant une réunion ou la pause déjeuner. Mais l’extinction le soir se généralise (8 personnes sur 10). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Un mariage insolite entre la moquette et l’éclairage

dimanche, 24 novembre 2013

Philips, leader mondial en éclairage, et Desso, leader mondial en moquette, viennent d’annoncer un partenariat pour le moins surprenant : il s’agit de développer une moquette lumineuse et communicante, une innovation qui s’appuie sur le potentiel d’intégration des LEDs (diodes électroluminescentes) dans les matériaux. Une innovation qui va certainement faire bouger nos idées de décoration, si elle s’applique un jour aux résidences particulières.

moquette Desso
Pour l’instant principalement destinée aux bureaux, hôtels et espaces publics de toute sorte, cette moquette limeuse devrait offrir des avantages à la fois dans le domaine de l’information, du guidage visuel et de la sécurité. Elle pourrait ainsi guider les personnes dans les bâtiments, y compris sur les cheminements d’évacuation et vers les issues de secours ; améliorer l’ambiance et l’atmosphère à l’intérieur des bâtiments en combinant éclairage, design et couleur ; aider à désencombrer les espaces en rendant les informations visibles uniquement lorsque nécessaire. La solution est conçue pour les espaces très fréquentés et est disponible en différentes couleurs, formes et tailles – permettant une application flexible de cette nouvelle technologie, précise Desso.

Le nom de ce nouveau produit ne sera toutefois dévoilé qu’en 2014, dans le cadre du lancement de sa commercialisation. Mais on sait déjà qu’elle devrait s’intégrer dans le neuf aussi bien que dans la rénovation. Cette moquette lumineuse combine les avantages des deux produits : amélioration de l’acoustique et confort, côté moquette, avec toutes les possibilités de l’éclairage par LEDs. Selon les deux entreprises, cette innovation traduit leur objectif d’améliorer la vie des personnes. (suite…)

Article rédigé par Claudine
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