Allemagne : des objectifs climatiques difficiles à atteindre

vendredi, 3 novembre 2017

kohle stoppen - klima rettenIl se pourrait bien que l’Allemagne n’atteigne pas la réduction de 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre prévue pour 2020. Malgré un tournant spectaculaire vers les énergies renouvelables qui représentent désormais près d’un tiers de sa production électrique, le pays a encore largement recours au charbon pour produire l’électricité dont il a besoin.

Les consommateurs allemands, selon une analyse de France Stratégie, paient la transition énergétique de leur pays au prix fort : le prix de l’électricité a plus que doublé entre 2000 et 2013 pour les petits consommateurs. L’Allemagne est même devenue le pays européen où l’électricité est la plus chère. L’abandon du nucléaire après Fukushima, associé à celui des énergies fossiles, et leur remplacement par des énergies renouvelables constituaient des buts « vertueux » qui ont été rejoints par une réalité différente.

Pour assurer sa sécurité d’approvisionnement, le pays a massivement recours aux centrales à charbon et au lignite (bien que ces dernières soient en diminution). La fermeture de ces centrales fortement émettrice de CO2 aura bien lieu, mais aucun calendrier n’est encore fixé. Les politiques en débattent, et au nom de cette sécurité d’approvisionnement, les citoyens sont partagés. En effet, un peu plus de 40 % de l’électricité produite par l’Allemagne provient des centrales à charbon. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Pour le climat, mieux vaut demander une incinération…

mercredi, 1 novembre 2017

En ces temps de Toussaint, autant choisir pour notre blog un sujet en rapport avec la période ! Et justement, mi-octobre,  la Fondation des Services Funéraires de la Ville de Paris a publié une étude tout à fait dans l’air du temps : il s’agit d’une Analyse environnementale comparative des rites de la crémation et de l’inhumation. Il en ressort que, en ce qui concerne les émissions de CO2, l’inhumation équivaut à 3,6 crémations.

Effectivement, une fois mort, l’être humain  est encore responsable d’émissions de gaz à effet de serre, et ce, qu’il soit enterré ou incinéré. La Fondation a fait appel à deux organismes spécialisés dans l’analyse du cycle de vie : Durapole et Verteego, pour savoir lequel de ces deux rites est le responsable de plus de rejets dans l’atmosphère.

Pour l’inhumation d’un adulte, l’analyse prend en compte la concession moyenne de 30 ans, le cercueil (matières premières, fabrication, transport et déchets), le transport du défunt après sa mise en bière, la destination de l’inhumation, le caveau et le monument, la gestion du cimetière (espaces verts) et même la fin de concession (ossuaire, crémation, pulvérisation). Pour la crémation, sont pris en compte les mêmes éléments pour le cercueil et le transport du défunt, puis la crémation elle-même avec l’énergie utilisée, les réactifs, les métaux, les polluants et enfin l’urne cinéraire (matières premières, fabrication et transport) et enfin sa destination (colombarium, caveau, etc.). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Le scénario énergie-climat actualisé par l’ADEME

lundi, 30 octobre 2017

L’ADEME vient d’actualiser son scénario énergie-climat 2035-2050, en mettant à jour le document publié en 2013, et publie parallèlement une étude sur les propositions de mesures concrètes à déployer pour atteindre des objectifs ambitieux. Le premier document identifie les efforts à faire à court et moyen terme pour remplir les objectifs fixés par la loi face aux enjeux climatiques et définit deux chantiers prioritaires : la rénovation des bâtiments et les transports, alors que le second évalue l’impact carbone des mesures à prendre.

Ces études doivent contribuer à la mise à jour de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). Le scénario actualisé confirme la possibilité de réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 : ils estiment possible une diminution de 70 % par rapport à 1990, ainsi qu’une réduction de 45 % de la consommation d’énergie finale par rapport à 2010. Cette approche intègre la totalité des besoins énergétiques de la France : chaleur, électricité, carburant, combustible. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Parlement européen : des objectifs environnementaux atteints voire dépassés

dimanche, 29 octobre 2017

Le Parlement européen s’était fixé en 2012 des objectifs environnementaux pour 2020. La plupart de ces derniers ayant été atteints et même dépassés, il vient d’en adopter de nouveaux, plus ambitieux, pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à 2006 à l’horizon 2030.

L’objectif pour 2020 visait à atteindre une diminution de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Mais les avancées en 2016 étaient telles dans ce domaine que l’institution a adopté pour ses services un objectif plus ambitieux. En effet, en 2016, les émissions de CO2 du Parlement étaient déjà de 27,26% plus faibles qu’en 2006. Le Bureau de parlement a donc décidé d’oublier cet ancien objectif pour le remplacer par un objectif de 40 % de réduction des émissions à l’horizon 2030.

En ce qui concerne le détail des objectifs environnementaux du parlement européen, en voici le point pour 2016 : (suite…)

Article rédigé par Claudine

Europe : 112 milliards d’euros par an de subventions aux énergies fossiles

mardi, 10 octobre 2017

Selon un rapport du Réseau Action Climat Europe et d’Overseas Development International (Institut de développement d’Outre-mer), les pays européens dépensent quelque 112 milliards d’euros par an en subventions pour la production et la consommation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). Le secteur des transports en est le principal bénéficiaire, notamment en France via des avantages fiscaux pour le diesel.

Malgré l’engagement de l’Union Européenne d’arrêter de subventionner les énergies fossiles d’ici 2020 afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les gouvernements européens continuent actuellement de financer ces secteurs polluants. Le rapport étudie les aides aux énergies fossiles versées entre 2014 et 2016 par 11 états membres : la République Tchèque, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni.

Selon l’étude, l’Union Européenne consacre chaque année 4 milliards d’euros de subventions directes aux énergies fossiles via les investissements de banques européennes entre autres. Des états-membres soutiennent la production d’électricité par le charbon – l’Europe compte ainsi 300 centrales au charbon et 50 projets de construction sont en cours – à hauteur de 2 milliards. Or le charbon est une des énergies qui émet le plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. De plus, l’exploration pétrolière continue à être financée : la France et le Royaume-Uni ont dépensé 253 millions d’euros par an pour découvrir de nouveaux gisements entre 2014 et 2016. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Chiens et chats contribuent au réchauffement climatique

jeudi, 31 août 2017

croquettes pour chien64 millions de tonnes d’émissions supplémentaires de gaz à effet de serre : c’est, selon une étude américaine, la contribution des chiens et chats domestiques des Etats-Unis au réchauffement climatique. Ce ne sont pas tant nos compagnons à quatre pattes que le chercheur de l’Université de Californie à la base de ce calcul incrimine, mais plutôt leurs croquettes, trop riches en protéines animales nobles.

Les Américains possèdent environ 163 millions de chiens et de chats, tous carnivores comme leurs congénères du monde entier et difficiles à convertir à un régime végétarien. Gregory Okin, auteur de l’étude publiée par PlosOne, estime donc leur contribution aux émissions de carbone à 64 millions de tonnes, soit autant que 13,6 millions de voitures. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Réchauffement climatique : 5 % de chances de le limiter à 2°C

mercredi, 30 août 2017

Dans l’Accord de Paris, la Communauté internationale s’est engagée à faire tout son possible pour limiter le réchauffement climatique en-deçà de 2°C et à « poursuivre ses efforts pour limiter la hausse à 1,5°C » d’ici la fin du siècle. Mais une équipe de chercheurs basée aux Etats-Unis estime qu’il existe seulement 5 % de chances de remplir l’objectif de 2°C et 1 % pour celui de 1,5°C.

L’étude, parue dans la revue Nature Climate Change du 31 juillet, utilise les projections de croissance de la population mondiale pour estimer les futures émissions de gaz à effet de serre qu’elle entraîne. En effet, selon les Nations-Unies, cette population, actuellement de 7,5 milliards de personnes, doit atteindre 11,2 milliards d’ici 2100, augmentant encore la pression sur les ressources énergétiques. L’étude intègre toutefois les efforts pour limiter l’utilisation des énergies fossiles. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Des bulletins météo des villes en 2100

vendredi, 21 juillet 2017

L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et Climate Change se sont associés pour lancer une série de bulletins météo d’un style un peu spécial : des présentateurs météo y expliquent quel pourrait être le quotidien en été des habitants de grandes métropoles à la fin du XXIème siècle.

shifting citiesSi les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, la température moyenne à la surface du globe pourrait s’élever de 4° C d’ici la fin de ce siècle. Mais quel serait le véritable impact du changement climatique sur les habitants des villes pendant la période estivale ? C’est à cette question que tente de répondre  Climate Change, organisme de recherche et de communication établi aux Etats-Unis, en utilisant deux scénarios de changement climatique, issus des travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) : l’un avec un niveau d’émissions de gaz à effet de serre élevé et l’autre, modéré. Il a ainsi établi un lien entre chaque métropole et la ville du monde actuel dont la température évaluée pour 2100 est la normale. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Subventions aux voitures électriques : coûteux et sans grand résultat au Canada

mercredi, 28 juin 2017

recharge d'un véhicule électriqueUne étude de l’Institut Economique de Montréal (Canada), intitulée Les subventions aux voitures électriques sont-elles efficientes ?, montre que pour le pays subventionner l’achat d’un véhicule électrique serait la façon la moins efficace et la plus coûteuse de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Cette étude paraît alors que le Québec et l’Ontario se sont lancés dans une dynamisation de la vente des véhicules électriques, par un système de subvention : 8 000 dollars au Québec pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable et jusqu’à 14 000 en Ontario, afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Or, soutient Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et coauteur de la publication, « C’est tout simplement du gaspillage ! Non seulement ces programmes coûtent une fortune aux contribuables, mais ils ont aussi peu d’effet sur les émissions de GES. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Energie : priorité au climat ! ou les propositions de l’Institut Montaigne

dimanche, 18 juin 2017

Une note de l’Institut Montaigne publiée début juin souligne que, trop focalisée sur le mix énergétique – nucléaire et renouvelables particulièrement – notre politique énergétique s’est insuffisamment attaquée aux principales sources d’émissions de gaz à effet de serre : le chauffage et le transport, massivement dépendants d’importation de combustibles fossiles.

Le constat

Intitulée Energie : priorité au climat !, l’étude rappelle que la politique énergétique et l’action en faveur du climat doivent reposer sur des constats objectifs. Et actuellement, la consommation énergétique de la France reste dominée par les énergies fossiles, les plus émettrices de gaz à effet de serre. Pétrole, gaz et charbon représentent près de la moitié de notre consommation d’énergie primaire et les 2/3 de notre consommation finale d’énergie.

Repartition des émissions de gaz à effet de serre en France

Source Institut Montaigne

Bien que cette consommation baisse depuis les années 2000, notre facture énergétique demeure structurellement déficitaire : celle du pétrole et du gaz s’établit à 40 milliards d’euros par an, que les exportations d’électricité (2 milliards d’euros en 2015) ne compensent que faiblement. Même si au niveau mondial la France émet peu de gaz à effet de serre, elle doit concentrer ses efforts sur la réduction de sa consommation d’énergie fossile.

(suite…)

Article rédigé par Claudine
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