En 2016, les énergies renouvelables ont battu des records, mais…

mardi, 13 juin 2017

global status report renewables 2016Selon le rapport annuel de REN21 (Renewable Energy Policy Network for the 21st Century), après une année 2015 qui avait déjà battu des records en termes de capacités d’énergies renouvelables installées, 2016 en établit de nouveaux, malheureusement pas encore suffisants pour espérer atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique sous les 2° C. D’autant que certains secteurs sont encore à la traîne.

REN21, qui rassemble des experts, des institutions multilatérales et des ONG, établit que les énergies renouvelables ont franchi l’an dernier la barre de 2 000 GW de capacité totale installés, atteignant en fin d’année 2 017 GW, hydroélectricité comprise, soit une progression de 9 %, par rapport à 2015. Le solaire photovoltaïque représente 47 % des capacités nouvelles, l’éolien 34 % et l’hydroélectricité 15,5 %. Il y a eu plus d’installations installées destinées à la production d’énergie renouvelable qu’aux énergies fossiles. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Électricité renouvelable : 18 % de la consommation française au 1er trimestre

vendredi, 26 mai 2017

panorama ENRLe panorama de l’électricité renouvelable du 1er trimestre 2017, élaboré par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis et l’association des distributeurs d’électricité en France, montre que l’électricité de source renouvelable a couvert pendant cette période 18 % de la consommation française (19 % sur les douze derniers mois). Pour arriver à l’objectif fixé pour 2018 par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), il va falloir mettre les bouchées doubles, et encore plus pour atteindre celui fixé par l’Europe à l’horizon 2020.

Le parc renouvelable installé a progressé de 462 MW pendant les trois premiers mois de l’année, à la quasi-totalité pour l’éolien (71 %) et le solaire (20 %). La France a donc une puissance totale de production d’électricité renouvelable – hydroélectricité, solaire photovoltaïque, éolien et bioénergies – de 46 932 MW, soit 90 % de l’objectif 2018 entériné par la PPE. (suite…)

Article rédigé par Claudine

EKOénergie : un label pour l’électricité verte sur une première offre en France

jeudi, 3 décembre 2015

Planète Oui, fournisseur français d’électricité 100 % renouvelable, commercialise désormais une offre marquée du label européen EKOénergie, officiellement représenté en France par Observ’ER (Observatoire des Energies Renouvelables). Si les offres d’électricité garanties d’origine renouvelable existent depuis près de 10 ans, le développement de ce label a été plus tardif : il permet pourtant depuis 2013 aux fournisseurs d’offrir un produit d’électricité renouvelable qui conjugue développement de nouvelles capacités et excellente gestion environnementale des centrales appuyant l’offre.

mix électrique offre ekoenergies planete ouiPlanète Oui propose l’option « EKOénergie by Planète Oui », offre composée à 50% d’électricité d’origine hydraulique française et à 50% d’électricité d’origine éolienne, solaire et/ou biomasse provenant d’Europe, une provenance authentifiée par le mécanisme des garanties d’origine (GO). Planète Oui s’engage de plus à reverser 1 % des ventes au Fonds Climat et au Fonds pour l’Environnement EKOénergie, pour financer des projets en faveur du climat et de la restauration des rivières. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Projet de loi sur la simplification de la vie des entreprises : des avancées pour les filières renouvelables, selon le SER

mardi, 30 décembre 2014

Logo syndicat des énergies renouvelablesLe Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a immédiatement réagi à l’adoption par le Sénat, après l’Assemblée Nationale, du projet de loi relatif à la simplification de la vie des entreprises. Il se félicite notamment des dispositions visant à créer un régime d’autorisation unique pour les énergies renouvelables en mer, une des mesures témoignant de l’encouragement à l’émergence d’une filière d’excellence française dans ce domaine.

« L’article 18 de la loi autorise le Gouvernement à créer par ordonnance une décision unique, valable sur le domaine public maritime jusqu’aux 12 milles marins, pour les installations de production d’énergie renouvelable en mer, les liaisons électriques intérieures à ces installations et les postes de livraison d’électricité qui leur sont associés, ainsi que pour les ouvrages de raccordement au réseau public de ces installations de production d’énergie renouvelable en mer » note le SER, disposition qui constitue un progrès notable en matière de simplification des procédures et réduira les risques de contentieux en limitant le nombre d’autorisations susceptibles de faire l’objet d’un recours. D’autres articles, concernant cette fois les filières éolienne, méthanisation et hydroélectricité, paraissent également importants aux yeux du syndicat, et répondent à des demandes formulées depuis plusieurs mois. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Vers le retour du nucléaire au Japon

dimanche, 20 avril 2014

Alors que le Japon avait revu sa politique énergétique et pris la décision de mettre progressivement en sommeil toutes ses centrales nucléaires après la catastrophe de Fukushima en 2011, le gouvernement actuel revient sur cette décision, au risque de se montrer impopulaire à une opinion publique majoritairement contre dans le pays. Il opère donc un revirement important par rapport au précédent gouvernement de l’archipel, qui avait annoncé la sortie progressive du nucléaire peu après l’accident de Fukushima.

Le mix énergétique du pays va donc de nouveau être totalement revu. Le charbon et l’hydroélectricité sont considérés comme des sources d’énergie basiques. Parallèlement, le pays compte faire son possible pour développer les énergies renouvelables et amener leur part à plus de 13,5 % en 2020 et 20 % en 2030. Mais le nucléaire est aussi défini comme « une source importante d’énergie de base » bien qu’il n’y ait actuellement aucun objectif fixé sur la part qu’il pourrait représenter dans ce mix.

carte des centrales nucléaires japonaises datant de 2012Les pertes du secteur nucléaire japonais sont actuellement évalué à 35 milliards d’euros, et selon Reuters, les deux tiers des 48 réacteurs nucléaires japonais qui alimentaient le pays jusqu’en 2011, et maintenant à l’arrêt, devraient rester fermés en raison du coût élevé de leur mise aux normes en matière de sécurité. Le gouvernement japonais a donc décidé d’une remise en marche progressive des réacteurs jugés sûrs : ils pourraient être relancés après le feu vert des Autorités de sureté nucléaire. Il juge en effet l’énergie nucléaire comme « une énergie de base stable, peu coûteuse et exploitable de jour comme de nuit » , selon les commentaires du cabinet du Premier Ministre. (suite…)

Article rédigé par Claudine

L’eau sous pression de la demande énergétique mondiale

mercredi, 26 mars 2014

La Journée Mondiale de l’Eau qui s’est déroulée le 22 mars avait pour thème cette année l’interdépendance de l’énergie et de l’eau. A cette occasion, le Rapport Mondial des Nations-Unies sur la mise en valeur des ressources en eau vient rappeler que la croissance de la demande mondiale d’énergie pèsera de plus en plus sur les ressources en eau dans les années à venir. Il pointe par la même occasion le manque de coopération et de planification entre les deux secteurs et en appelle à une meilleure gestion.

Ce rapport, fruit de la collaboration des 31 entités des Nations Unies et des 36 partenaires internationaux qui constituent l’ONU-Eau, présenté tous les trois ans, dressait un état des lieux exhaustif de l’état des ressources en eau dans le monde jusqu’en 2012. A partir de cette année, il devient annuel et thématique. Sa présentation, comme son thème, seront désormais alignées sur la Journée Mondiale de l’Eau.

© UNESCO/Silke Lohmar/Geothermal Resources Council - Essai d’écoulement du puits Tol-4 au champ géothermique de Tolhuaca, au sud du Chili

© UNESCO/Silke Lohmar/Geothermal Resources Council – Essai d’écoulement du puits Tol-4 au champ géothermique de Tolhuaca, au sud du Chili

« Ce rapport mondial jette une lumière nouvelle sur l’interdépendance entre la gestion des ressources en eau et en énergie. Cette interdépendance appelle de la part de tous les acteurs une coopération beaucoup plus étroite, car il est clair qu’il n’y aura de développement durable tant qu’il n’y aura pas de meilleur accès à l’eau et à l’énergie pour tous » , déclare la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, tandis que pour sa part Michel Jarraud, Président de l’ONU-Eau souligne :

L’eau et l’énergie représentent des défis majeurs de développement dans le monde et ils doivent figurer en bonne place dans l’agenda post-2015. Ce cinquième Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau marque une étape importante puisqu’il s’agit de la première édition annuelle. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à l’UNESCO, qui héberge et dirige le Programme d’évaluation des ressources en eau, et qui a coordonné la production et la publication du rapport. Je me félicite que les Nations Unies, à travers l’ONU-Eau, puissent désormais livrer chaque année une information actualisée sur une question dont l’importance va croissant pour créer un avenir durable. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Les énergies renouvelables trop coûteuses ? Une idée reçue et fausse selon l’IRENA

vendredi, 15 juin 2012

L’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA) dresse, dans une étude récemment publiée, un constat qui va à l’encontre de l’idée trop communément admise que les énergies propres sont trop coûteuses.  En fait, l’analyse des coûts de production de l’électricité de source renouvelable effectuée par l’organisme international révèlent qu’elles deviennent de plus en plus concurrentielles. A elles seules, les énergies renouvelables représentent plus de la moitié de la totalité des ajouts de capacités de production d’électricité dans le monde, et doivent être considérées comme la solution la plus économique pour l’électrification, ou l’extension du réseau électrique de beaucoup de régions.

energie solairePour arriver à ce résultat, l’IRENA se fonde sur une analyse complète du coût et des performances  des principales technologies de production d’électricité de sources renouvelables, et publie une étude en cinq volets : l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie solaire à concentration (CSP), l’énergie éolienne, l’hydroélectricité et l’utilisation de la biomasse pour la production d’électricité. Elle constate que le déploiement rapide de ces technologies correspond à une baisse des coûts d’installation : ainsi les panneaux photovoltaïques par exemple ont connu ces deux dernières années une diminution spectaculaire de leurs coûts : ceux-ci ont chuté de 60 %. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Le Japon doit réviser ses objectifs en termes d’énergies renouvelables

mercredi, 4 avril 2012

eolien JaponUne rencontre entre l’ambassade de France au Japon et le ministère de l’Environnement japonais a permis de faire le point sur la production d’électricité après Fukushima. La gestion de l’énergie pose en effet quelques problèmes depuis le tsunami de 2011. Jusque là, la situation était claire : le mix énergétique se composait de 26 % d’énergie d’origine nucléaire, 28 % du gaz, 25 % du charbon, 13 % des dérivés pétroliers et 9 % d’énergies renouvelables. La catastrophe de Fukushima a changé la donne : les réacteurs nucléaires se sont arrêtés les uns après les autres pour des travaux de maintenance, mais n’ont pas été remis en marche en raison de la forte opposition de la population. Obligé de réutiliser provisoirement d’anciennes centrales thermiques, le gouvernement japonais a du revoir ses objectifs en matière d’énergies renouvelables.

L’objectif de 20 % d’électricité de source renouvelable devait, selon le plan cadre énergétique de 2010, être atteint en 2030. Mais le plan de 2012 devrait l’avancer de 10 ans, pour arriver à 20 % d’énergies renouvelables en 2020.

Hors l’hydroélectricité représente à elle seule 8 des 9 % d’énergies renouvelables, et ce marché est quasiment à saturation. Reste le 1 % consacré aux autres énergies renouvelables et qui va devoir être multiplié par 12 pour atteindre l’objectif 2020. Selon le ministère de l’environnement japonais, cette croissance considérable portera essentiellement sur le photovoltaïque et l’éolien, la géothermie et la biomasse restant en retrait.

Dans le milieu des années 70, le Japon s’est lancé dans la recherche dans le domaine du photovoltaïque, et en 2004, il occupait la première place mondiale en termes de capacité de production et de panneaux installés. Mais, estimant cette technologie désormais mature, le gouvernement a décidé de ne plus la subventionner, et dès 2007, c’est la Chine qui domine le marché. Mais les cellules et modules japonais restent des valeurs sûres, les entreprises conservant, grâce à la recherche, des records mondiaux en terme de rendement. Et le tarif d’achat aux particuliers du « surplus d’électricité » reste attractif. Des subventions pour les particuliers et les entreprises, ainsi que des mesures fiscales pour ces dernières, encouragent maintenant les installations. (suite…)

Article rédigé par Claudine

La Chine en pénurie d’électricité

jeudi, 1 septembre 2011

penurie alimentation electrique en ChineSelon un rapport du 30 juillet, publié par le Conseil de l’électricité chinois, la pénurie d’électricité qui frappe la Chine devrait se poursuivre pendant le second semestre de cette année et risque de ne pas s’améliorer dans les prochaines années. En effet, la croissance de la consommation d’électricité dépasse les 12 % par an, et le pays a du mal à y faire face :

La répartition déséquilibrée des capacités de production d’électricité récemment installées, le manque de coordination dans la construction du réseau électrique et la réduction de la capacité des nouvelles centrales au charbon contribuent à tendre l’approvisionnement en électricité.

Plus de 70 % de la production électrique provient des centrales à charbon, une dépendance excessive selon le gouvernement chinois, d’autant que les prix sont en hausse. Les barrages hydrauliques gigantesques en produisent 22 %, mais la sécheresse s’est installée sur le nord de la Chine et les autorités ont dues se résigner à puiser dans les réservoirs l’eau nécessaire à la vie de millions d’habitants. Les énergies renouvelables, sur lesquelles les autorités ont fait porter beaucoup d’efforts, ne peuvent actuellement offrir une alternative suffisante. L’accident de Fukushima n’a pas eu d’effet sur l’engagement de la Chine vers l’énergie nucléaire : 40 % des centrales nucléaires en construction dans le monde sont situées dans l’Empire du Milieu. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Les lacs de barrage participent-ils au changement climatique ?

samedi, 16 octobre 2010

Les lacs de retenue émettent du méthaneUne équipe de chercheurs de l’Eawag (institut fédéral pour l’aménagement, l’épuration et la protection des eaux en Suisse) a mis en évidence des quantités considérables de méthane qui s’échappent du lac de Wohlen, lac de barrage situé près de Berne, à 500 mètres d’altitude. Une mauvaise surprise, mais que les scientifiques relativisent cependant, même s’ils estiment que :

L’hydroélectricité perd de ce fait un peu de son aura de source d’énergie climatiquement neutre.

En été, une multitude de bulles remontent à la surface du lac. Pour les étudier, les chercheurs ont fabriqué une sorte de piège en forme d’entonnoir. Ceci leur a permis de constater que le gaz rejeté  était principalement constitué de méthane (CH4), gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

Le méthane est le principal composant du gaz issu de la fermentation des matières organiques, animales et végétales, en l’absence d’oxygène. Il se dégage des zones humides peu oxygénées comme les marais. Et sa production augmente en même temps que la température de l’eau. Les chercheurs ont calculé qu’il s’en échappait en moyenne 150 milligrammes par mètre carré, de la surface du lac de Wohlen. Mais, très faible en hiver, cette production moyenne peut doubler en été lorsque la température de l’eau atteint 17° C. Ceci représente pour l’ensemble de l’étendue d’eau de Wohlen environ 150 tonnes de méthane par an, « le taux d’émission le plus élevé jamais mesuré dans un lac de latitude moyenne », soit l’équivalent des émissions annuelles de 2000 bovins, ou encore au CO2 généré par 25 millions de kilomètres de circulation automobile.

Le gaz provient des matières organiques apportées par la rivière l’Aar, qui, piégées par le barrage, se déposent au fond de l’eau et sont dégradées par fermentation bactérienne. Contrairement aux retenues fluviales du Plateau, les lacs des grands barrages alpins, s’ils émettent quand même des quantités infimes de méthane, ne présentent pas ce type de problème, en raison de la faiblesse des températures et des apports en matières organiques, les lacs naturels non plus en raison de leur profondeur. Par contre ce phénomène est connu en ce qui concerne les immenses barrages tropicaux qui présentent des niveaux « très élevés » de matériaux riches en carbone, ce qui explique pourquoi les recherches sur leur impact climatique s’y étaient jusqu’à présent concentrées.

Les autres lacs de barrage du plateau suisse vont être étudiés, pour savoir si le phénomène présent au lac de Wohlen constitue une exception. Sinon, ce phénomène pourrait entraîner des corrections du bilan méthane de la Confédération, car « jusqu’à présent, cet élément n’était pas pris en compte dans les bilans carbone ». Et le méthane est un des gaz à effet de serre (GES) inclus dans le protocole de Kyoto (conclu en 1997, et qui prévoit pour les pays qui l’ont ratifié une réduction de 5 % des GES pour la période 2008-2012).

Cependant, les chercheurs ne veulent pas dramatiser et donnent les conclusions suivantes :

Même en attribuant la totalité des émissions de méthane de la retenue au fonctionnement de l’usine hydroélectrique de l’Aar, elles restent, exprimées en équivalents CO2, encore 40 fois moins importantes que la quantité de dioxyde de carbone libérée par une centrale thermique au charbon de puissance équivalente. Les émissions du lac de Wohlen montrent toutefois que les retenues fluviales peuvent être des sources importantes de méthane, même en zone tempérée.

Sources : AFP, Communiqué de presse de l’Eawag

Article rédigé par Claudine
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