Ohoo, ou comment boire de l’eau minérale sans bouteille ?

Mardi, 22 avril 2014

ohooPour bientôt la fin des bouteilles en plastique ? En tout cas, trois jeunes designers, partant de la constatation que 85 % des bouteilles en plastique échappent au recyclage, ont conçu une alternative à celles-ci ou la traditionnelle carafe d’eau, pas facilement transportable : la bulle d’eau, baptisée Ohoo, parfaitement biodégrable, et pour cause, elle se mange après usage !

Rodrigo Garcia Gonzales, Pierre Paslier et Guillaume Couche, installés à Londres, ont en effet inventé un récipient en forme de goutte, constitué d’une double membrane sphérique produite à partir d’algues brunes et de chlorure de calcium qui protège l’intérieur de manière hygiénique. Elle se transporte, se vide et puis se mange ou se jette sans impact sur l’environnement. Un récipient qui s’inspire du jaune d’œuf en quelque sorte : une fois percé, son contenu se répand ; ou plus directement de la cuisine moléculaire. En effet, les trois designers expliquent qu’ils appliquent « une version évoluée de la sphérification à l’un des éléments les plus fondamentaux et essentiels à la vie : l’eau. » La sphérification est en effet une technique utilisée dans la cuisine moléculaire qui consiste à emprisonner des liquides dans des sphères gélatineuses de différentes tailles. (suite…)

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Article rédigé par Claudine

Gaspillage : plus de 600 millions d’euros de produits neufs détruits chaque année

Mardi, 8 avril 2014

logo agence du don en natureAprès avoir plusieurs fois évoqué le gaspillage alimentaire dans ces pages, nous nous intéressons cette fois à une étude sur le gaspillage non-alimentaire des produits en France. Elle peut interpeler : publiée par l’Agence du Don en Nature (ADN) en partenariat avec l’ADEME, elle montre que si 140 millions d’euros de produits sont donnés chaque année, 6 fois plus (630 millions d’euros) sont détruits.

Cette étude a été réalisé à l’occasion de la Semaine du Don en Nature (2ème édition, du 7 au 11 avril) : l’Agence du Don en Nature, qui collecte des produits neufs non-alimentaires invendus auprès des industriels et les redistribue à des associations luttant contre l’exclusion, a cherché à mieux évalué la gestion et la revalorisation des invendus de 12 secteurs d’activité (vêtements, hygiène, jouets, vaisselle, produits culturels, électroménager, etc.). Elle a pour cela interrogé 390 personnes, dont 32 % de fabricants et de grossistes et 60 % de distributeurs spécialisés (dont 8 % représentent les principales enseignes de la grande distribution et des spécialistes du déstockage).

« Le fait le plus marquant de cette étude est qu’elle démontre que le don de produit est un levier pour valoriser les stocks dormants, et qu’il est aussi avantageux, voire plus, que d’autres canaux. L’Agence du Don en Nature espère ainsi faire connaître sa chaîne du don sécurisé, et mobiliser de nouvelles entreprises. Le potentiel est là, les chiffres de l’étude en témoignent ! » souligne Stéphanie Goujon, déléguée générale d’ADN.

Les résultats sont inquiétants : les entreprises détruisent 6 fois plus qu’elles ne donnent, or cette destruction génère 5 à 20 fois plus de gaz à effet de serre que la réutilisation. Parmi ce qui est détruit, les livres et multimédia en représentent la plus grosse part (287 millions d’euros). Si l’on y ajoute les produits d’hygiène et de beauté (185 millions d’euros), cela amène à plus des trois quarts de la destruction. Il existe trois grandes raisons de destruction, différenciées selon les secteurs : (suite…)

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Article rédigé par Claudine

Bientôt des îles solaires sur le lac de Neuchâtel (Suisse)

Mardi, 31 décembre 2013
ile solaire sur le lac de Neuchatel

Une mini-île solaire, telle que présentée sur le site de Nolaris, partenaire du projet neuchâtelois (DR Nolaris – LeTemps.ch)

Le canton de Neuchâtel (Suisse) vient de repousser les oppositions des pêcheurs professionnels du lac, qui s’opposaient à l’implantation d’îles solaires sur l’eau : trois îles rondes, chargées de panneaux photovoltaïques, pourraient donc faire leur apparition dans les prochains mois sur les eaux du lac, installées dans la zone riveraine intérieure de 150 mètres depuis la rive.

Il s’agit d’un projet du fournisseur d’énergie Viteos qui cherche des alternatives au déploiement de panneaux photovoltaïques sur les terres et veut tester dans un premier temps de nouvelles technologies. D’où l’idée de l’implantation de trois îles rondes, d’un diamètre de 25 mètres sur le lac. Chacune de ses îles, indépendantes des deux autres, portera 100 capteurs photovoltaïques. Elles auront pour originalité de suivre le mouvement du soleil en tournant de 220° dans la journée et de reprendre la nuit leur position initiale, un mécanisme de rotation plus efficace en raison de la faible résistance de l’eau. Cette solution permettrait à Viteos d’augmenter sa production d’électricité tout en privilégiant les énergies renouvelables, produites localement. (suite…)

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Article rédigé par Claudine

La compétitivité énergétique des pays examinée par l’Institut Choiseul

Mercredi, 4 décembre 2013

étude Choiseul energy 2013L’Institut Choiseul, en partenariat pour la seconde année consécutive avec le Cabinet KPMG, offre dans l’étude Choiseul Energy Index une évaluation neutre et objective de la compétitivité énergétique des états, en se fondant sur une quinzaine d’indicateurs. Cette évaluation mondiale classe 146 pays, répertoriés en cinq catégories, des plus performants aux plus défaillants : très performants (12 pays), performants (33 pays), intermédiaires (53), défaillants (32), très défaillants (16).

Un état compétitif en matière énergétique se doit idéalement d’être peu déficitaire du point de vue énergétique, avec une part d’énergies renouvelables significative, d’offrir à sa population un large accès à l’électricité (avec une production nucléaire pour contribuer à la sécurité d’approvisionnement), de limiter ses émissions de CO2. En bref, il s’agit d’un état qui offre un mix énergétique équilibré et propose une électricité disponible et accessible, en maîtrisant son impact sur l’environnement.

En matière de compétitivité énergétique, l’Europe est de loin le continent qui affiche les meilleurs résultats : 6 de ses états figurent dans le top 10, 11 dans le top 20. Norvège, Suède, Danemark et Islande (ex-æquo avec les Etats-Unis et le Canada) occupent les 4 premières places. L’Amérique place 3 états dans le top 10 : outre les Etats-Unis et le Canada, la Colombie y figure à la dixième place. Pour l’Asie, ce sont la Nouvelle-Zélande (7ème), l’Australie (10ème ex-æquo) et la Corée du Sud qui font partie du Top 20 mondial, le Japon n’arrivant que 33ème (un effet de Fukushima ?). Par, le continent africain se situe plus dans la catégorie « très défaillants » où il classe 9 pays.

Si la France fait encore partie des pays les plus performants, elle y occupe cependant la 12ème et dernière place. La répartition mondiale, selon l’Institut Choiseul, s’articule autour de trois tiers d’égale importance : « un premier bloc d’États performants composé en grande partie de pays occidentaux ; un ensemble d’une cinquantaine d’États en situation intermédiaire ; un dernier tiers d’États en difficulté voire en défaillance. » La très grande majorité des pays du G20, se situent dans les pays performants, voire très performants. Seuls l’Inde, l’Indonésie et la Turquie se situent en-dessous de la moyenne mondiale. En ce qui concerne la qualité du bouquet énergétique, la France se situe légèrement en-dessous de la moyenne mondiale, alors que la Norvège et la Colombie occupent les deux premières places, suivies par tout un bataillon de pays africains et latino-américains. (suite…)

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Article rédigé par Claudine

Les Prix Pinocchio 2013 sont arrivés !

Dimanche, 1 décembre 2013

Prix pinocchioComme chaque année à la même époque, Les Amis de la Terre, en partenariat avec le CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) et Peuples Solidaires, viennent de décerner les Prix Pinocchio, qui ont pour but d’illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines multinationales en totale contradiction avec le concept de développement durable qu’elles affichent pourtant ostensiblement.

Les nominés, on s’en doute, se bousculent au portillon pour décrocher les votes des plus de 41 000 internautes, qui cette année ont exprimé leurs choix (contre 17 000 pour les prix 2012 : une belle progression !). Areva, comme l’année dernière fait partie des lauréats, mais a changé de catégorie, préférant peut-être « Plus vert que vert » qui la récompense cette fois, à « Mains sales, poches pleines » (son prix de l’an passé)  qui revient pour l’année 2013 à Auchan. Veolia  complète le « tableau d’honneur », en se distinguant dans la catégorie « Une pour tous, tout pour moi« .

Areva arrive toutefois grand gagnant avec 59 % des votes des internautes pour l’ouverture de son musée de l’aventure de l’uranium, Urêka, à Bessines (Haute-Vienne). : « Alors qu’Areva fête l’ouverture de son parc d’attraction, les souvenirs laissés par l’entreprise sont loin d’être roses : en Limousin, plus de 60 mines abandonnées polluent sources, rivières et nappes phréatiques. Malgré des réaménagements « paysagers », les traces subsistent. Bessines, où s’est implanté UREKA, accueille déjà plus de 200 000 tonnes d’uranium appauvri et d’autres substances radioactives et mériterait bien le statut d’installation nucléaire. » (suite…)

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Article rédigé par Claudine

Comment agir pour une consommation et une production durable (1)

Mardi, 29 octobre 2013

L’ADEME, dans son dernier numéro de Stratégies & Etudes, présentent les premiers éléments de quantification de l’impact environnemental de la consommation des biens et services en France. L’Agence se fonde sur une étude réalisée par le cabinet Bio Intelligence Service. Elle y propose de plus des pistes de mesures à mettre en œuvre pour inciter à sa réduction effective, qui feront l’objet d’un autre article.

L’impact environnemental

L’impact environnemental d’un produit est la somme de l’impact lié à sa production (par exemple pour un véhicule, les impacts sur site et ceux liés aux consommations intermédiaires de la fabrication : composants, extraction de matières premières…), à son utilisation (dans le même exemple, le carburant) et enfin à sa fin de vie (recyclage, incinération avec valorisation d’énergie, mise en décharge).

Les principaux impacts de la consommation des ménages résident dans l’alimentation, le logement et les transports. Ces effets sur l’environnement sont quantifiés à l’aide d’indicateurs, avec une multiplicité de critères. Les émissions importées, c’est-à-dire les émissions engendrées à l’étranger par la fabrication de produits finis et intermédiaires consommés sur le territoire national, représentent plus d’un tiers des impacts de gaz à effet de serre, mais, dans plusieurs catégories de biens et de services, le pourcentage d’émissions importées se situe au-dessus de ce niveau.

Etude Bio Intelligence Service pour l'Ademe

Une évolution différente selon les catégories

(suite…)

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Article rédigé par Claudine

Le Conseil d’Etat ordonne la suspension provisoire d’interdiction d’immatriculation frappant Daimler-Mercedes

Samedi, 31 août 2013

MercedesLe juge des référés du Conseil d’Etat vient de mettre une fin très provisoire au feuilleton agitant depuis le début de l’été le constructeur automobile allemand Daimler-Mercedes, la Commission Européenne et les autorités françaises. Saisi par le constructeur, il a décidé de donner une autorisation provisoire d’immatriculation des véhicules touchés par l’interdiction des autorités françaises.

Le 26 juillet dernier, le ministère du développement durable avait en effet décidé de mettre en œuvre la clause de sauvegarde prévue à l’article 29 de la directive européenne 2007/46/CE, en raison de la décision du constructeur automobile de ne pas se conformer aux exigences européennes obligeant  tous les véhicules réceptionnés en Europe à utiliser un nouveau fluide de climatisation, au pouvoir de réchauffement global (PRG) inférieur à 150 (contre plus de 1300 pour le fluide utilisé précédemment).

Cette décision frappait 4 modèles du constructeur allemand : classe B, classe A, CLA et SL, en raison du non-respect de cette mesure qui a pour objectif de réduire drastiquement l’impact environnemental des fluides de climatisation. Alors que les autorités françaises ont rappelé que le changement de fluide est une « opération qui peut être aisément opérée tant en usine que dans les concessions automobiles de ce constructeur » , le juge des référés a considéré quant à lui « que le droit applicable n’autorisait pas la France à refuser les immatriculations contestées : la mise en circulation sur le territoire national des véhicules en cause, en nombre limité, ne permettait pas de caractériser une nuisance grave à l’environnement. » (suite…)

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Article rédigé par Claudine

La ligne Cotentin-Maine sécurise l’approvisionnement électrique du Grand Ouest

Vendredi, 10 mai 2013

RTE (Réseau de Transport d’Electricité) a annoncé le 30 avril la mise en service de la ligne électrique à 400 000 volts Cotentin-Maine. Cette infrastructure permettra d’accueillir sur le réseau l’électricité produite par le futur réacteur EPR de Flamanville (Manche), ainsi que par les énergies marines renouvelables (parcs éoliens offshore et hydroliens). Dans l’immédiat, elle sécurise d’ores et déjà l’approvisionnement électrique du Grand Ouest.

enfouissement ligne THT par RTEPour parler chiffres, l’installation de cette ligne résulte de 7 années de concertation avec les acteurs locaux, de  4  000 réunions publiques et de 16 mois de travaux. Des accords amiables ont été obtenus pour 95 % des propriétaires des parcelles concernées par le tracé. Le chantier a employé 600 personnes en moyenne qui ont construit 414 pylônes et déroulé près de 4 000 kilomètres de câbles, aidées par des moyens techniques exceptionnels (hélicoptères gros porteurs par exemple). La ligne s’étend sur 163 km et relie les communes de Saint-Sébastien-de-Raids (Manche) et de Beaulieu-sur-Oudon (Mayenne), en traversant 64 communes, 4 départements et 3 régions. Cette ligne représente un investissement de 343 M€, dont 96 M€ de mesures de réduction ou de compensation d’impacts sur l’environnement (suite…)

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Article rédigé par Claudine

Recyclage des capsules à vis en aluminium : bonnes performances pour l’Europe, mais la France est en retard

Dimanche, 17 février 2013

Turn 360 degresL’EAFA (Association Européenne de la feuille d’aluminium) a récemment communiqué sur le taux de recyclage des capsules à vis en aluminium, qui affiche selon elle de bonnes performances globalement (40 % sont recyclées en moyenne en Europe), mais très différentes d’un pays à l’autre. Et dans ce domaine, la France se classe dans les mauvais élèves.

L’EAFA souligne que « l’aluminium peut être recyclé à l’infini sans la moindre perte de qualité du matériau ; ceci se vérifie pour les capsules en aluminium utilisées pour le vin, les spiritueux, l’eau ou encore l’huile d’olive. Aujourd’hui, le taux de recyclage des capsules en aluminium se situe aux environ de 40 % en Europe. » Mais les systèmes de collecte des emballages diffèrent considérablement d’un pays à l’autre et le taux de recyclage varie en rapport. S’il dépasse les 80 % en Allemagne, dans d’autres pays, tels que le Royaume-Uni ou l’Italie, il se situe entre 40 % et 50 %. Quant à la France, dont le taux de recyclage ne dépasse pas 20 %, elle fait figure de cancre dans ce classement.

Pourtant, souligne Stefan Glimm, directeur exécutif de l’EAFA, « il est démontré que l’aluminium est un matériau extrêmement fonctionnel en matière de conservation des produits, dont la recyclabilité et la durabilité ne sont plus à démontrer. Il peut en effet être recyclé à l’infini, permettant ainsi d’économiser jusqu’à 95 % d’énergie par rapport à sa production primaire et de réduire en conséquence les émissions de gaz à effet de serre. » Il estime par ailleurs que l’intérêt des viticulteurs et négociants pour ces capsules se renforce d’autant plus qu’elles améliorent, grâce à leur recyclage, leur impact environnemental. (suite…)

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Article rédigé par Claudine

Gaz de schiste : l’OPECST adopte l’étude de faisabilité visant à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique

Jeudi, 7 février 2013

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) vient d’adopter à l’unanimité l’étude de faisabilité visant à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique, voire sur les avancées techniques de cette dernière actuellement interdite en France, pour l’exploitation des gaz de schiste, quelques jours après (hasard du calendrier ?) qu’Arte a diffusé le documentaire La malédiction du gaz de schiste.

L’étude préalable effectuée par deux parlementaires, le député Christian Bataille et le sénateur Jean-Claude Lenoir, se montre en effet favorable à la recherche de gaz de schiste en France, estimant que, dans un contexte de forte dépendance énergétique (gaz, pétrole), « comment ne pas s’intéresser, au moins au titre de la recherche, aux éventuelles ressources de notre sous-sol national, outre-mer (Guyane) ou en métropole ? » et précisant que l’interdiction de la fracturation hydraulique laissait cependant « une porte entrebâillée, puisqu’elle prévoit la création d’une commission chargée d’émettre des avis sur des expérimentations réalisées à seule fin de recherches scientifiques. »

Ils confirment donc l’intérêt de ces recherches en considérant que d’une part la technique de fracturation hydraulique évolue très rapidement et qu’il existe « d’autres pistes susceptibles de justifier un effort de recherche dans l’objectif d’évaluer leur faisabilité et leur impact environnemental. » L’étude estime d’autre part que l’interdiction « édictée par la France a permis de faire évoluer les pratiques » pour les rendre plus respectueuses de l’environnement : (suite…)

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Article rédigé par Claudine
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