Mesures et suivi des consommations d’eau et d’énergie dans le programme Watty™ à l’école !

lundi, 17 avril 2017

Le programme Watty™ à l’école sensibilise les enfants aux économies d’eau et d’énergie. Il est déployé par Eco CO2 depuis 2013 dans différentes communes de métropole et, depuis deux ans, dans des territoires d’Outre-mer.

En plus des différentes séances de sensibilisation en classe (en moyenne 3 par an et par niveau de classe), le programme permet l’organisation d’évènements ou d’actions d’économies d’énergie dans les établissements scolaires. Il est ainsi couplé à un suivi des consommations d’énergie des écoles.

Au départ, l’un des événements majeurs de Watty : l’action « Gros Pull »

Cette dernière consiste, dans une démarche pédagogique et de développement durable, en une sensibilisation des élèves des écoles maternelles et élémentaires à l’économie d’énergie tout en conservant un confort thermique dans les établissements scolaires.

L’action se programme sur trois semaines, généralement dès la deuxième semaine après la rentrée des vacances de Noël. La température de chauffage des écoles diminue la deuxième semaine de 1 à 2°C. Sauf retours négatifs concernant les conditions de confort, cette baisse peut être renouvelée durant la 3ème semaine d’opération.

Au-delà de l’analyse de la température et du confort des élèves dans les classes, des relèves des compteurs de gaz et d’électricité des écoles engagées dans l’action sont réalisées (généralement par les Services Techniques de la commune), afin d’analyser les consommations d’énergie avant, pendant et après cette action.

Et ses conséquences : des campagnes de repérage dans les écoles en période d’inoccupation scolaire

Dans le cadre du programme Watty™ à l’école, un service gratuit de télérelève est proposé par la société Eco CO2 pour l’ensemble des compteurs d’électricité des écoles maternelles et élémentaires des communes partenaires. La télérelève permet à la collectivité de visualiser les données de consommations électriques de ses établissements, de manière automatique et sans avoir à se déplacer. Cette démarche de mesure et d’analyse des consommations est rendue possible grâce à un partenariat avec Eveler (spécialiste des architectures de télérelèves). Les premières écoles ont été équipées à l’été 2015.

La commune peut suivre les consommations de ses écoles grâce à un identifiant et mot de passe sur le portail eveler.fr (partenaire d’Eco CO2). De manière récurrente, et sur l’ensemble des collectivités partenaires, nous préconisons tout de même un déplacement sur site pour identifier et repérer, dans les établissements scolaires, les équipements à l’origine des talons de consommation permanents.

La première campagne de repérage a ainsi été lancée pendant les vacances de la Toussaint 2015 dans un premier groupe d’écoles avec un objectif simple :

  • Repérer les équipements électriques
  • Chasser les consommations inutiles
  • Justifier le talon de consommation permanent (et oui même en période d’inoccupation scolaire, on enregistre de la consommation d’électricité dans les écoles notamment avec les réfrigérateurs et congélateurs).

les consommations d'électricité pendant les vacances scolairesCette opération a été réitérée aux vacances de Noël et de février. Nous avons décidé de réaliser et de fournir un livret des écogestes, pour les collectivités, à destination des occupants du bâtiment scolaire.
campagne de repérage des postes de consommation électrique dans les écoles
Des campagnes de repérage sur d’autres territoires ont également été organisées avec des membres des services techniques. Il a d’ailleurs été décidé dans certaines communes de vider et débrancher les réfrigérateurs et congélateurs des écoles inoccupées pendant les vacances d’été. Des équipes d’enfants accompagnées d’un animateur réalisent également le vendredi soir une « tournée » dans l’école pour éteindre avant le weekend tous les appareils restés allumés inutilement. D’une manière générale, dans les communes où le programme Watty est déployé, nous invitons les services à « bien tout éteindre » avant le départ en vacances. La municipalité envoie de ce fait des courriers de rappel aux Directeurs des écoles.

Mais Alexandra et Cécile, nos chargées de mission en PACA (qui ont rédigé cet article),  ne se sont pas arrêtées là : elles ont aussi organisé un challenge…

Article rédigé par Claudine

Climat : 2016 a pulvérisé bien des records, non sans conséquence…

dimanche, 16 avril 2017

anomalies de la temperature moyenne pour l'ensemble du globeL’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a présenté sa déclaration annuelle sur l’état du climat mondial, et, pour la première fois, s’est associée avec d’autres organismes des Nations Unies pour y faire figurer des informations sur les conséquences socio-économiques du changement climatique. Températures record, banquise exceptionnellement réduite, hausse du niveau de la mer, réchauffement des océans, 2016 restera, selon l’OMM dans les annales. Mais, si cette déclaration fait état de nombreux records pulvérisés l’année passée, les phénomènes extrêmes sont aussi au menu de 2017.

En ce qui concerne les températures, l’OMM rappelle que chacune des 16 années écoulées depuis l’an 2000 a dépassé d’au moins 0,4° la normale de la période 1961-1990. De plus, les années marquées par un fort épisode El Niño, et c’est le cas pour 2016, accusent un réchauffement supplémentaire de 0,1° à 0,2° et  2016 ne fait pas exception. Ainsi, affirme le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas : « Ce compte rendu confirme que l’année 2016 est la plus chaude qui ait jamais été enregistrée : la hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1 °C, soit 0,06 °C de plus que le record précédent établi en 2015. Cette augmentation de la température moyenne s’inscrit dans la logique des autres changements intervenant dans le système climatique. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

« Tous au compost » ou la réduction des déchets

samedi, 15 avril 2017

tous au compost, la semaine nationale du compostage de proximitéInitiée par la Réseau Compost Citoyen, la quatrième semaine nationale du compostage de proximité s’est déroulée du 25 mars au 9 avril : une « grosse » semaine puisqu’elle a en fait duré 16 jours. Cette année, plus de 500 actions citoyennes autour du compost ont été organisées partout en France, avec pour objectif l’apprentissage et le développement du compostage de proximité, la sensibilisation à la réduction des déchets et le tri à la source.

Cet événement, mis en place par des composteurs particuliers, des associations et des collectivités, vise donc à faire comprendre les enjeux de la société de demain concernant la réduction des déchets, à sensibiliser et à encourager le compostage, à « l’enseigner » , à récupérer du compost, à instaurer des moments conviviaux entre voisins, en bas des immeubles ou dans les jardins partagés « parce que composter peut être aussi un moment de fête ! »

Il ne s’agit vraiment pas d’une invention récente, mais d’une redécouverte, et sa pratique devient novatrice dans le contexte actuel. Elle est mise au goût du jour par des citoyens de tout âge et de toute condition. Elle devient alors une action à la fois utile (comme depuis toujours d’ailleurs), facile et conviviale. Composter répond en effet à des enjeux agronomiques, éducatifs, environnementaux ou encore économiques. De toute façon, il faut s’y mettre : 2025 marquera en effet la fin des biodéchets dans les poubelles des particuliers. Il nous reste moins de 10 ans pour prendre le pli. (suite…)

Article rédigé par Claudine

De quelles informations bénéficieront les ménages précaires sur leur consommation d’énergie ?

mercredi, 12 avril 2017

affichage web energy dashboardLes pouvoirs publics ont décidé, conformément à la réglementation européenne, que les ménages en situation de précarité énergétique (bénéficiaire du chèque-énergie) pourront bénéficier, avec les compteurs Linky (électricité) et Gazpar (gaz naturel), d’un affichage déporté qui leur permettra, à partir de leur logement, de suivre leur consommation d’énergie afin de mieux la maîtriser. Mais il leur faut aussi définir les informations minimales que le dispositif d’affichage déporté devra proposer. Le texte, adressé en août dernier à la Commission européenne, les récapitule précisément.

Dans le but de communiquer ces données en temps réel à leurs clients précaires, les fournisseurs sont tenus de leur faire, pour l’électricité, des propositions : au moins une au moyen d’un écran (tablette, ordinateur…) dont dispose déjà le ménage, et au moins une, pour ceux qui ne disposent pas d’écran, « au moyen d’un dispositif déporté dédié consultable à l’intérieur de l’habitation que le fournisseur met à la disposition du consommateur. »  Pour les consommateurs de gaz naturel, « au moins l’une d’entre elles permet la mise à disposition des données de consommation au moyen d’un dispositif équipé d’un écran dont dispose déjà le consommateur. » Ceci a fait l’objet d’un décret le 29 novembre 2016. En février dernier, un arrêté précisait, pour l’émetteur radio du compteur communicant d’électricité, les définitions des spécifications nécessaires à la mise en œuvre du dispositif d’affichage déporté en temps réel des données de consommation. (suite…)

Article rédigé par Claudine

PicoWatty : le développement de nouveaux services énergie-environnement-santé

mardi, 11 avril 2017

PicoWatty, le programme coordonné par Eco CO2 et développé en partenariat avec Archos et Webdyn, vient d’être labellisé par l’ADEME, dans le cadre de l’appel à projets « Systèmes électriques intelligents. » Solution complémentaire à Quart’Home (issue du programme TBH), ce projet s’adresse aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers et permettra de développer de nombreuses offres multi-services en énergie mais aussi environnement et santé.
La pico-passerelle PicoWatty basée sur la technologie d'Archos PicoWan
PicoWatty a pour objectif de proposer une infrastructure « d’internet des objets » et un réseau longue portée bas-débit dédié, simple et à bas coût, permettant de porter les différents services principalement liés à l’énergie mais aussi à la santé. Son défi est donc de porter des offres variées, s’adressant sous différentes formes à un très large public : ménage en situation de précarité énergétique pour la maîtrise de leur demande d’énergie, personnes âgées pour permettre le maintien à domicile, par exemple, mais également collectivités locales, copropriétés, entreprises…

Il s’agit donc à la fois d’apporter des solutions aux obligations réglementaires à venir (affichage déporté pour les ménages précaires, surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les établissements d’enseignements…), ou de proposer des solutions simples à d’autres acteurs économiques afin de mieux suivre leurs consommations d’énergie. Ces offres multi-services seront développées grâce à trois passerelles différentes – celle s’adressant aux foyers résidentiels se présente presque comme une prise électrique et ne condamne pas celle sur laquelle elle se branche – et une gamme de capteurs communs. (suite…)

Article rédigé par Claudine

4 nouveaux lauréats pour l’appel à projets « Systèmes électriques intelligents »

lundi, 10 avril 2017

label Investissements d'AvenirLe développement des réseaux électriques intelligents, notamment pour une meilleure intégration des énergies renouvelables, et la maîtrise de la consommation d’énergie représentent des outils incontournables pour atteindre les objectifs fixés par la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte. Un appel à projets « Systèmes électriques intelligents » a donc été ouvert en 2014 et 4 nouveaux projets en sont lauréats, dont PicoWatty, coordonné par Eco CO2.

Ils rejoignent ainsi 21 projets, issus des précédents appels à projets et financés dans le cadre du programme d’investissement d’avenir. Deux de ces 4 projets (NEXT et PicoWatty) s’intéressent particulièrement à des champs  encore peu explorés par les précédents : les logiciels d’optimisation des actifs à destination des Gestionnaires de Réseaux de distribution et des collectivités pour le premier, et les offres multi-fluides et multi-services (énergie, environnement, santé) pour le second, à destination des particuliers, entreprises et collectivités.

Les deux autres (Smart Occitania et PRIDE) visent à permettre une meilleure observabilité du réseau de distribution et une action de pédagogie dans la région Occitanie pour le premier, et la valorisation des données d’énergie en Bretagne et Pays de Loire pour le second. D’autres projets sont encore en instruction, avec de nouveaux lauréats attendus pour avril. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Décret « logement décent » : une proposition alternative du CLER et de ses partenaires

jeudi, 6 avril 2017

Le récent décret sur le critère de performance énergétique minimal des logements décents a considérablement déçu. Le Comité de Liaison des Energies Renouvelables (CLER) et ses partenaire (Fondation Abbé Pierre, France Nature Environnement (FNE), Amis de la Terre, AMORCE, SOLIHA, AFOC, La Confédération Nationale du Logement), estimant qu’il « ne prévoit que des critères flous et de fait inopérants » réagissent en rédigeant une proposition alternative.
reseau CLER et ses partenaires

« Un décret en carton-pâte »

Selon le communiqué de presse des associations, en France, « il va donc être possible de louer des logements malsains car inchauffables » car le décret du 11 mars n’oblige à des critères que très partiels  : portes, fenêtres, murs présentant « une étanchéité à l’air suffisante » , une « aération suffisante » adaptée à une « occupation normale du logement. » Cela ouvre la voie à de menus travaux « qui ne lutteront en rien contre la précarité énergétique. »

Les associations donnent en exemple le Royaume-Uni, qui, dès 2011, a su « donner un signal clair aux bailleurs, afin qu’ils puissent programmer les travaux nécessaires pour fournir un logement confortable et donc chauffable à prix abordable. » Dès 2018, il sera impossible outre-Manche de louer des logements classés F ou G. Elles rappellent que la performance énergétique d’un logement se qualifie à partir de sa consommation d’énergie en kWh/m²/an, et s’étonnent de ce que les logements locatifs aient un « référentiel » différent et « des normes de qualité dignes du 19ème siècle. »

Des propositions alternatives chiffrées

(suite…)

Article rédigé par Claudine

Retour à l’étiquette énergétique de A à G dès 2019

mercredi, 29 mars 2017

étiquette énergétiqueEntre les étiquettes énergétiques échelonnées de A à G et celles commençant par des A suivis d’un ou plusieurs « + » mais s’arrêtant à D, les consommateurs avaient de plus en plus de mal à se repérer et achetaient parfois involontairement des appareils finalement gourmands en énergie, en se fiant à la seule lettre A. La Commission et le Parlement européens viennent de se mettre d’accord pour revoir le système et revenir pour tous les produits à l’étiquette stricte et claire que les consommateurs avaient appris à connaître : de A à G, mais qui devrait aussi suivre de plus près les progrès technologiques.

Ces nouvelles étiquettes, oubliant les +, fleuriront dès la fin 2019 dans les magasins. Mais elles correspondront à des normes qui évolueront elles aussi très régulièrement, en suivant les progrès de l’efficacité énergétique : leur remaniement sera engagé dès que 30 % des produits vendus sur le  marché de l’Union Européenne relèveront de la classe d’efficacité énergétique A, ou bien dès que 50 % des produits vendus relèveront des deux classes supérieures, A et B. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Nutri-score : le logo nutritionnel le plus efficace

lundi, 27 mars 2017

nutri-scoreC’est lors de la journée mondiale des consommateurs (le 15 avril) que le Ministère de la Santé a annoncé le modèle officiel d’étiquetage nutritionnel simplifié retenu : Nutri-score. L’efficacité de ce logo, aussi appelé 5C, a été démontré par une étude comparative de 4 systèmes d’étiquetage nutritionnel, réalisée par un comité scientifique indépendant. Les résultats de cette étude permettent donc le choix définitif de ce logo, qui fera l’objet d’un arrêté au mois d’avril.

L’étude a tout d’abord démontré l’intérêt de ces logos pour améliorer la qualité nutritionnelle du panier d’achat des consommateurs et plus particulièrement l’efficacité du logo Nutri-score, comparativement aux autres systèmes. A compter de septembre 2016, 60 supermarchés, répartis dans 4 régions françaises, ont participé pendant 10 semaines à cette évaluation comparative d’étiquetage nutritionnel simplifié.

Les résultats de l’étude précisent : « la première question […] était de savoir si, oui ou non, des systèmes d’étiquetage nutritionnel simplifié étaient susceptibles d’entraîner des modifications dans les comportements d’achat des consommateurs. La réponse est clairement oui. Trois des systèmes testés (Nutri-Couleurs, Nutri-score et SENS) ont sans ambigüité un effet positif au regard du critère qu’a retenu le comité scientifique, à savoir le score FSA [Food Standards Agency]. » L’intérêt de cet étiquetage nutritionnel est donc démontré pour la première fois dans des conditions réelles d’achat. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Vers la fin des logements indécents ? Pas si sûr ! Un nouveau décret jugé décevant par beaucoup.

jeudi, 23 mars 2017

logement indécentLe décret fixant une nouvelle définition pour un logement « décent » a été publié le 11 mars 2017 au Journal Officiel. Désormais, ou plus exactement dès 2018, pour être loué, un logement devra répondre à de nouveaux critères, notamment de performance énergétique, qui complèteront la définition de décence. Mais ce décret ne devrait pas faire l’unanimité, les associations engagées dans ce domaine en espérant plus.

Le précédent décret sur le sujet, du 30 janvier 2002,  définissait comme décent un logement qui « assure le clos et le couvert. Le gros œuvre du logement et de ses accès est en bon état d’entretien et de solidité et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d’eau. Les menuiseries extérieures et la couverture avec ses raccords et accessoires assurent la protection contre les infiltrations d’eau dans l’habitation. » A cela s’ajoutaient des critères de surface et de confort minimum (garde-corps aux fenêtres et escaliers, branchement électricité, gaz et eau), et de sécurité et de santé du locataire (aération, éclairement et équipements de base nécessaires à la vie quotidienne).

Des évolutions intéressantes…

(suite…)

Article rédigé par Claudine
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