Panorama de l’électricité renouvelable en 2015

dimanche, 14 février 2016

Alors que l’électricité de source renouvelable a représenté 18,7 % de la consommation électrique française en 2015, RTE (Réseau de Transport d’Electricité), le SER (Syndicat des Energies Renouvelables), ERDF (Electricité Réseau Distribution de France et l’ADEeF (Association des Distributeurs d’Electricité en France) viennent de publier le Panorama de l’électricité renouvelable qu’ils ont élaboré en commun.
panorama des énergies renouvelables
L’année 2014 avait déjà été marquée par a reprise du raccordement des installations éoliennes et solaires, 2015 a confirmé ce mouvement : une dynamique liée aux mesures de simplification des procédures administratives encadrant leur développement, ainsi qu’à la sécurisation du cadre tarifaire.  Avec plus de 16 500 MW installé, le solaire photovoltaïque et l’éolien représentent à eux deux 37,8 % des capacités d’énergies renouvelables électriques en France métropolitaine. Toutes filières confondues, la puissance du parc renouvelable se situe à plus de 43 600 MW au 31 décembre 2015 (2 000 MW supplémentaires par rapport à l’année précédente). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte : le SER satisfait

mercredi, 29 juillet 2015

eoliennes ecoco2A la suite du vote définitif de la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) salue « un bel engagement pour la France à la veille de la COP21. »

Le syndicat estime que les objectifs de la loi, fixant à 32 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2030 en métropole (40 % pour l’électricité, 38 % pour la chaleur, 15 % pour le carburant et 10 % pour le gaz) et 50 % pour les départements d’outre-mer en 2020, satisfont les professionnels de l’ensemble des filières Energies Renouvelables regroupés au sein du SER. Ils se félicitent particulièrement de quelques mesures phares : « l’autorisation unique pour la mise en service d’installations éoliennes, hydroélectriques, de méthanisation et d’installations de production d’électricité ou de biométhane à partir de biogaz, l’exemption des bioénergies des taxes intérieures de consommation auxquelles ne sont plus soumises que les énergies fossiles, la promotion des énergies renouvelables dans le bâtiment ou encore l’encouragement au financement participatif des projets de production d’énergies renouvelables. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

L’autoproduction d’électricité et ses enjeux

dimanche, 22 février 2015

L’Union Française d’Electricité (UFE) fait le point, dans son Observatoire de l’Industrie Electrique, sur l’autoproduction d’électricité, afin d’en faire appréhender les multiples enjeux pour le système électrique, ainsi que les défis techniques et financiers qu’elle entraîne.

auto-production d'électricitéL’UFE définit ainsi l’autoproducteur : « Un autoproducteur est une entité (personne physique ou morale) raccordée au réseau public qui produit en aval de son point de livraison une partie de l’énergie qu’elle consomme. » Cette forme particulière de production électrique émerge avec le développement des énergies renouvelables, photovoltaïque et éolien en particulier. Mais cette définition amène à deux constats : d’une part, un autoproducteur a toujours besoin d’un accès au réseau, et bénéficie de l’ensemble des services fournis par le réseau (il ne s’agit pas de créer des sites autonomes énergétiquement) ; d’autre part, des échanges d’énergie entre différentes entités juridiques, y compris derrière le même point de livraison, ne sont pas de l’autoproduction (il ne s’agit pas de produire pour compenser la consommation de son voisin). De plus, autoproduction et maîtrise de la consommation sont deux problématiques différentes : ce n’est pas parce qu’une entité produit une partie de sa consommation qu’elle devient sobre en énergie pour autant. (suite…)

Article rédigé par Claudine

RTE publie le bilan électrique 2014

vendredi, 6 février 2015

bilan RTE 2014, réseau électrique françaisRTE (Réseau de Transport de l’Electricité) publie un bilan électrique 2014 marqué par deux phénomènes : d’une part, une baisse de la consommation d’électricité de 6 % en données brutes et, d’autre part, la progression des énergies renouvelables qui représentent 20 % de la consommation. Associé à une diminution de l’utilisation des énergies fossiles, l’ensemble a permis de réduire de plus de 40 % les émissions de CO2 du secteur électrique.

La douceur du climat de l’année 2014 – l’année la plus chaude jamais enregistrée – est en grande partie à l’origine de la diminution de la consommation électrique de 6 % : après correction des aléas climatiques, celle-ci s’établit à 0,4 %. 465,3 TWh ont été consommés en France l’année dernière. Particuliers, professionnel et PME/PMI enregistrent une baisse de la consommation de 0,5 %, tandis que la grande industrie reste stable. « Cette légère diminution de la consommation d’électricité française reflète une activité économique ralentie mais également l’effet des mesures d’économie d’énergie déployées en France depuis plusieurs années » remarque RTE, qui constate toutefois que « ce phénomène de diminution de la consommation électrique se retrouve à l’échelle européenne. Entre mi-2013 et mi-2014, la consommation européenne d’électricité est en recul de 1,5 % par rapport à la période précédente. En Allemagne, la baisse est supérieure à 4 %, en Italie et en Suisse à 2 %, en Espagne elle est de l’ordre de 0,7 % (consommations non corrigées de l’effet météorologique). » (suite…)

Article rédigé par Claudine

La filière éco-électrique présente 8 propositions en faveur de la transition énergétique

jeudi, 19 septembre 2013

La FFIE, la FGME, le GIMELEC, IGNES et le SERCE qui représentent la filière éco-électrique dans ses différentes composantes (constructeurs, distributeurs, installateurs) rappellent qu’ils se sont mobilisés tout au long du débat sur la transition énergétique et présentent 8 propositions en faveur de celle-ci, « pour passer à l’acte. »

Filière éco-électrique françaiseEn effet, la filière éco-électrique souhaite témoigner de sa capacité à répondre aux enjeux économiques, environnementaux et sociétaux grâce à ses savoir-faire et aux évolutions technologiques récentes. Après avoir souligné les différentes enjeux essentiels de cette transition : restauration de la compétitivité de la France, amélioration de l’efficacité économique et écologique du système énergétique français et de ses utilisations finales, amélioration de la balance énergétique nationale, création d’un cadre réglementaire stable favorable à un marché dynamique et à l’exportation de savoir-faire spécifiques, création d’une véritable filière de l’efficacité énergétique, lutte contre la précarité énergétique, elle émet huit propositions pour y répondre.

Ces huit propositions sont les suivantes :

– Instaurer un cadre réglementaire favorable au Contrat de performance énergétique en excluant la fourniture d’énergies conventionnelles du périmètre des prestations d’économies d’énergies : ceci vise à favoriser l’innovation, les nouvelles technologies et l’accès des PME à ce marché ;

– Créer un « fonds » dédié au financement de la transition énergétique, réservé aux financements de projets répondant à des objectifs de performance fixés à l’avance, et avec une performance mesurée et vérifiée a posteriori, pour attirer les capitaux privés ; (suite…)

Article rédigé par Claudine

Electricité : moins de marges de sûreté à partir de 2016

vendredi, 2 août 2013

RTE (Réseau de Transport d’Electricité) publie chaque année le bilan prévisionnel de l’équilibre de l’offre et de la demande d’électricité en France. L’actualisation de juillet 2013 montre que les marges de sûreté garantissant l’équilibre se réduisent à partir de 2016.

« L’effet de la crise économique se prolonge et impacte à la baisse les prévisions de consommation électrique. En parallèle, la production disponible, notamment fioul et charbon, mais aussi au gaz dans ce contexte économique, devient moindre. Résultat : les marges de la sécurité de l’alimentation en électricité de notre pays se réduisent à partir de 2016, tout en restant tributaires de l’évolution économique générale » souligne RTE qui modélise cependant 3 scénarios de consommation : un « scénario bas », un « scénario de référence » et « un scénario haut ». RTE revoit à la baisse les prévisions de consommation, car celles-ci, corrigées des aléas climatiques, ont désormais tendance à stagner. Mais la sensibilité du système français aux aléas de température (due entre autres au chauffage électrique en cas de vague de froid) poursuit sa progression et l’entreprise alerte : « le système français doit se prémunir des risques de défaillance en cas d’événements climatiques extrêmes. »

Le déclassement partout en Europe de centrales au fioul ou au charbon, sous l’effet de nouvelles normes environnementales européennes, amène à une réduction significative des capacités de production (7 700 MW en France entre 2013 et 2015). RTE table d’autre part sur une croissance du parc éolien qui devrait se maintenir entre 2014 et 2018, ainsi que le développement du photovoltaïque. Mais les simulations sur 5 ans font apparaître des marges de sécurité qui se réduisent d’année en année à partir de 2016. Sans compensation par la création de nouvelles capacités de production ou d’effacement, cette dégradation ne permettrait pas d’assurer la sécurité d’approvisionnement en cas de vague de froid intense :

Enfin, une analyse supplémentaire a montré qu’un événement climatique comparable à la vague de froid de février 2012 conduirait à une défaillance quasi certaine en 2016 ans le scénario «Référence» de consommation et avec les informations actuellement disponibles sur le parc de production à cet horizon. Cette vague de froid a été franchie sans défaillance en 2012 d’une part grâce à la présence d’environ 7 GW de marge et d’autre part en raison de la bonne disponibilité des parcs de production français et européens. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Le marché photovoltaïque de l’Union Européenne en forte décélération en 2012

dimanche, 19 mai 2013

Après une année 2011 « euphorique », EurObserv’ER indique dans son baromètre annuel, une forte décélération du marché photovoltaïque de l’Union Européenne pour l’année 2012. Avec une puissance connectée de 16,5 GWc l’année dernière, contre 22 GWc en 2011, il enregistre une baisse de 25 %. Par contre, au niveau mondial, le marché reste stable, avec un peu plus de 30 GWc installés, grâce à la montée en puissance des marchés américain et asiatique.

Grâce aux nouvelles connexions mondiales, la barre des 100 GWc a finalement été franchie fin 2012 (101 GWc). Si EurObserv’ER note un glissement du marché mondial vers les marchés américain et asiatique, l’Europe reste la principale zone d’installation, malgré un marché en forte décélération : il représentait  près des trois quarts du marché mondial en 2011, alors qu’il n’en représente plus que juste un peu plus de la moitié en 2012.

Les analystes estiment pour leur part que le marché mondial devrait continuer à augmenter en 2013, entraîné par les marchés chinois et nord-américain, mais aussi japonais, et prochainement relayés par l’Inde, l’Amérique du Sud, voire même l’Afrique. Ils l’évaluent entre 31 GWc et 34,5 GWc pour l’année 2013.

Ainsi le gouvernement chinois a annoncé espérer atteindre les 10 GWc installés en 2013 (le double de 2012), ce qui en ferait certainement  le premier marché mondial. Il s’en donne d’ailleurs les moyens, puisqu’il a doublé les subventions au secteur solaire domestique. Le marché des Etats-Unis est lui aussi en plein essor, et estimé à 3,3 GWc installés en 2012, avec une puissance cumulée de 7,2 GWc. Le marché prévu pour 2013 s’y élève à 4,3 GWc, soit 29 % de plus que l’année dernière, malgré des restrictions budgétaires prévus par le Trésor américain qui devraient avoir sur celui-ci « un impact modéré. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Energies renouvelables : des records de puissance installée et 1,2 millions d'emplois en Europe

samedi, 16 février 2013

En 2012, malgré la crise économique et un recul des marchés en Europe et aux Etats-Unis, les énergies renouvelables, photovoltaïque et éolien en tête, ont continué un développement soutenu dans le monde, et représentaient au total quelque 1,2 million d'emplois en Europe.

Ainsi, le parc installé de panneaux photovoltaïques a franchi le seuil des 100 GW raccordés dans le monde, comptant plus de 30 GW pour la seule année 2012, selon les chiffres de l’EPIAEPIA (European Photovoltaic Industry Association, association européenne de l’industrie photovoltaïque) qui souligne que « cette capacité globale à récolter l’énergie du solaire produit autant d’électricité en un an que 16 centrales à charbon ou de réacteurs nucléaires de 1 GW chacun. » Malgré les difficultés rencontrées (aides publiques réduites, crise économique), le parc photovoltaïque a presque répété son record de 2011 (31 GW installés) et a permis d’éviter l’année dernière l’émission de 53 millions de tonnes de CO2 (autrement dit ce qu’émettent chaque année 8,8 millions de français, ou 5,3 millions d’Allemands). Même si l’Europe recule, elle reste quand même le premier marché avec 17 GW raccordés l’année dernière (Allemagne largement en tête, puis Italie et France).

L’énergie éolienne (282,5 GW d’installations au total dans le monde) a quant à elle connu une croissance de 19 % en 2012, mais a surtout été multipliée par 3 en 5 ans, et par 9 en 10 ans. Le parc éolien à pleine puissance équivaudrait à 175 réacteurs nucléaires, mais produit réellement autant d’électricité qu’une centaine de centrales conventionnelles à 1,6 GW chacune. Trois territoires sont principalement concernés : la Chine, avec 30 % des nouvelles capacités soit 13,2 GW, les Etats-Unis, avec 29 % soit 13,1 GW et l’Europe avec 26 % soit 11,6 GW. En termes de puissance installée, l’Union Européenne reste en tête (31,5 % du total) devant la Chine (26,8 %) et les Etats-Unis (21,2 %). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Fance Solar Industry : la filière solaire s’organise pour l’export

mercredi, 16 janvier 2013

France Solar IndustryLe Syndicat des Energies Renouvelables (SER), à travers sa filière solaire photovoltaïque SOLER, et sa commission solaire thermodynamique, vient de lancer la marque France Solar Industry, une initiative à l’export du solaire français.

Alors que le marché mondial de l’énergie solaire connaît une forte expansion dans le monde avec, depuis 2008, une accélération et des taux de croissance supérieurs à 60 %, la promotion de l’offre solaire française à l’international avait besoin de s’organiser. Cela passe donc par l’initiative France Solar Industry qui vise à devenir une « vitrine du savoir-faire français, toutes technologies confondues, en matière de production d’électricité solaire. »

En effet, la concurrence internationale est rude dans le domaine et la balance commerciale française fortement déficitaire. La création de France Solar Industry cherche à fédérer les entreprises et les partenaires institutionnels français derrière la promotion de ce savoir-faire en matière d’énergie solaire, ce qui permettra de se présenter de manière collective « à la conquête de nouveaux marchés » et de « proposer des offres intégrées capables de rivaliser avec nos principaux concurrents. » Une « démarche solidaire » donc, qui permettra à l’industrie française d’aller « à l’export groupée et coordonnée pour proposer des offres de qualité. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Mesures d’urgence pour la filière photovoltaïque : « un peu de soleil » pour le SER

vendredi, 11 janvier 2013

photovoltaïqueAprès les annonces récentes du ministère du développement durable concernant les mesures d’urgence pour le soutien de la filière photovoltaïque, les réactions des professionnels n’ont pas tardé. S’ils y voient tous une lueur d’espoir, « un peu de soleil » pour reprendre les propos du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), ils émettent plusieurs bémols concernant les tarifs T5 et les délais des appels d’offres notamment.

Ainsi le SER, et plus précisément sa branche solaire, le SER-SOLER, se réjouit des ces annonces « convergentes avec les celles proposées par le Syndicat des Energies Renouvelables » , rappelant qu’elles constituent les premières mesures concrètes depuis plus de deux ans. Il regrette cependant la baisse de 20 % du tarif T5 (auquel sont éligibles les centrales au sol notamment), qui plus est, rétroactive au 1er octobre 2012. Ainsi, Arnaud Mine, Président du SER-SOLER précise :

Nous sommes satisfaits de la majorité des mesures annoncées aujourd’hui. Elles permettront à l’outil industriel de traverser la période à venir jusqu’aux conclusions du débat sur la transition énergétique dont nous espérons qu’elles fixeront un cap ambitieux à la filière photovoltaïque française. Le SER apportera des propositions précises pour la construction d’un nouveau modèle de développement du photovoltaïque dans notre pays.

Tous se rejoignent sur la baisse de 20 % du T5, mais d’autres voient dans le calendrier d’appels d’offres un sujet d’inquiétude. En effet, il n’offre que peu de perspectives à court terme, puisque la date limite de remises des offres se situe en septembre 2013 pour une annonce des lauréats en mars 2014. Thierry Mueth, président du Syndicat Enerplan y voit un délai trop lointain : « Avec un tel calendrier d’appels d’offres, on recommence à travailler à la fin du premier trimestre 2014. Ce calendrier reste trop long dans le cadre de mesures d’urgence. » (suite…)

Article rédigé par Claudine
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