La vague de chaleur de cet été, preuve du réchauffement climatique

dimanche, 8 octobre 2017

Selon un rapport de l’ONG Climate Central paru le 25 septembre, les vagues de chaleur qui ont affecté cet été le sud-est de l’Europe (dont une partie de la France) portent bien la trace du réchauffement climatique. Si, aujourd’hui, l’étude estime qu’un tel événement a au moins 4 fois plus de chances de se reproduire qu’en 1900, il pourrait devenir la norme d’ici 2050, si l’humanité ne parvient pas à réduire les concentrations en gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

« Lucifer » – c’est ainsi que les médias italiens ont surnommé la vague de chaleur du mois d’août – a touché particulièrement 11 pays du sud-est de l’Europe où les températures ont dépassé allègrement les 40°, notamment ceux des Balkans, provoquant entre autres de nombreux incendies de forêts. La France, quant à elle, a connu des températures allant de 5 à 8 degrés de plus que des normales saisonnières.

Les chercheurs qui ont établi ce rapport travaillent dans le cadre d’un projet scientifique international, Worldwide Weather Attribution, qui cherche précisément à déterminer si les épisodes météorologiques extrêmes relèvent du réchauffement climatique. Et là, ils sont formels : « Nous avons trouvé de nettes preuves d’une influence humaine sur le record de chaleur de cet été – sur la température en général et spécifiquement sur la vague de chaleur baptisée Lucifer » a indiqué Geert Jan van Oldenborgh, chercheur au Royal Netherlands Meteorological Institute (KNMI). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Bovins : des émissions de méthane encombrantes

samedi, 7 octobre 2017

Une étude, parue dans Carbon Balance and Management le 29 septembre, révèle que les émissions de méthane (CH4), en partie responsable de réchauffement climatique, ont très fortement augmenté au cours de la dernière décennie, et particulièrement celles issues de l’élevage. Elle pointe le nombre et la taille du bétail, notamment dans les pays en développement, ainsi que les changements intervenus dans sa gestion.

Les émissions de ce gaz au puissant effet de serre ont largement dépassé les prévisions. En effet, le CH4, s’il persiste moins longtemps que le CO2 dans l’atmosphère, a par contre un pouvoir beaucoup plus réchauffant. Or, en 2001, ces émissions étaient déjà supérieures de 11 % aux estimations du rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) en 2006.

Celles issues de l’élevage sont liées à la fois aux phénomènes de fermentation lors du processus de digestion du bétail et aux modes de stockage et de traitement des déjections. « Dans de nombreuses régions du monde, la quantité de bétail évolue, et l’élevage produit des bêtes plus grosses, ingérant un plus gros volume de nourriture » souligne l’auteure principale, Julie Wolf, chercheuse au ministère américain de l’agriculture (USDA). « Cela, couplé avec des changements dans la gestion du bétail, peut conduire à des émissions accrues. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Chiens et chats contribuent au réchauffement climatique

jeudi, 31 août 2017

croquettes pour chien64 millions de tonnes d’émissions supplémentaires de gaz à effet de serre : c’est, selon une étude américaine, la contribution des chiens et chats domestiques des Etats-Unis au réchauffement climatique. Ce ne sont pas tant nos compagnons à quatre pattes que le chercheur de l’Université de Californie à la base de ce calcul incrimine, mais plutôt leurs croquettes, trop riches en protéines animales nobles.

Les Américains possèdent environ 163 millions de chiens et de chats, tous carnivores comme leurs congénères du monde entier et difficiles à convertir à un régime végétarien. Gregory Okin, auteur de l’étude publiée par PlosOne, estime donc leur contribution aux émissions de carbone à 64 millions de tonnes, soit autant que 13,6 millions de voitures. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Réchauffement climatique : 5 % de chances de le limiter à 2°C

mercredi, 30 août 2017

Dans l’Accord de Paris, la Communauté internationale s’est engagée à faire tout son possible pour limiter le réchauffement climatique en-deçà de 2°C et à « poursuivre ses efforts pour limiter la hausse à 1,5°C » d’ici la fin du siècle. Mais une équipe de chercheurs basée aux Etats-Unis estime qu’il existe seulement 5 % de chances de remplir l’objectif de 2°C et 1 % pour celui de 1,5°C.

L’étude, parue dans la revue Nature Climate Change du 31 juillet, utilise les projections de croissance de la population mondiale pour estimer les futures émissions de gaz à effet de serre qu’elle entraîne. En effet, selon les Nations-Unies, cette population, actuellement de 7,5 milliards de personnes, doit atteindre 11,2 milliards d’ici 2100, augmentant encore la pression sur les ressources énergétiques. L’étude intègre toutefois les efforts pour limiter l’utilisation des énergies fossiles. (suite…)

Article rédigé par Claudine

En 2016, les énergies renouvelables ont battu des records, mais…

mardi, 13 juin 2017

global status report renewables 2016Selon le rapport annuel de REN21 (Renewable Energy Policy Network for the 21st Century), après une année 2015 qui avait déjà battu des records en termes de capacités d’énergies renouvelables installées, 2016 en établit de nouveaux, malheureusement pas encore suffisants pour espérer atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique sous les 2° C. D’autant que certains secteurs sont encore à la traîne.

REN21, qui rassemble des experts, des institutions multilatérales et des ONG, établit que les énergies renouvelables ont franchi l’an dernier la barre de 2 000 GW de capacité totale installés, atteignant en fin d’année 2 017 GW, hydroélectricité comprise, soit une progression de 9 %, par rapport à 2015. Le solaire photovoltaïque représente 47 % des capacités nouvelles, l’éolien 34 % et l’hydroélectricité 15,5 %. Il y a eu plus d’installations installées destinées à la production d’énergie renouvelable qu’aux énergies fossiles. (suite…)

Article rédigé par Claudine

CO2 : des émissions mondiales stables pour la troisième année consécutive

vendredi, 18 novembre 2016

évolution des émissions mondiales de CO2, source Global Carbon ProjectSelon le onzième bilan annuel du Global Carbon Project, réalisé par des scientifiques du monde entier, les émissions de CO2, issues de la combustion des énergies fossiles, se révèlent stables pour la troisième année consécutive. Une bonne nouvelle, certes, mais hélas insuffisante pour contenir le réchauffement climatique.

La décennie précédente avait été marquée par la hausse continue des ces émissions, à une moyenne de 2,3 % par an. Le rythme s’est ensuite ralenti pour arriver à 0,7 % en 2014, et on s’attend à 0,2 % pour 2016. Cette « rupture » a, selon les auteurs du Global Carbon Project, été permise grâce à la Chine qui a réduit son recours au charbon.  Celle-ci, premier émetteur mondial avec 29 % des rejets de gaz à effet de serre, a vu baisser ses émissions de 0,7 % en 2015, contre une majoration de 5 % par an lors de la dizaine d’années précédentes. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Les invasions d’insectes coûtent cher à l’économie mondiale

jeudi, 13 octobre 2016

teigne du chouxUne étude scientifique internationale, à laquelle a participé le CNRS, estime le coût minimal des dégâts annuels provoqués par les insectes envahissants à 69 milliards d’euros dans le monde et précise que ce chiffre est certainement sous-évalué. En cause : le commerce international et le réchauffement climatique. Cette étude, qui impliquait notamment des entomologistes et des économistes français, rassemble la plus importante base de données jamais élaborée des dégâts économiques des insectes envahissants : depuis les dégâts sur les biens et les services, jusqu’aux coûts de santé en passant par les pertes agricoles.

Depuis des milliers d’années bien sûr, certains insectes sont responsables de propagation de maladies et de dégâts considérables comme l’anéantissement de cultures ou de réserves, de destruction d’infrastructures, voire de dévastations de forêts. Et leurs dégâts sont certainement largement sous-évalués. Même ce chiffre de 69 milliards d’euros : de nombreuses régions du monde n’offrent pas de données économiques pour produire une estimation précise. Les chercheurs se sont de plus concentrés sur l’étude des 10 espèces invasives les plus coûteuses, sans comptabiliser celles, très nombreuses, qui provoquent moins de dégâts : « si l’on considère les valeurs estimées pour les services écosystémiques à l’échelle globale (plusieurs centaines de milliards de dollars pour la seule pollinisation des cultures), les perturbations causées par les insectes envahissants pourraient atteindre un niveau bien au-delà de l’estimation actuelle. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Accord de Paris : une entrée en vigueur fin 2016 ?

jeudi, 29 septembre 2016

carte accord de parisL’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, signé en décembre dernier, dépend de deux critères : sa ratification par au moins 55 pays, représentant ensemble au moins 55 % des émissions globales mondiales de gaz à effet de serre. Le premier de ces critères est déjà rempli et l’on approche du second. Sa mise en application pourrait donc intervenir avant la fin de l’année.

L’Organisation des Nations Unies vient de faire les comptes : sur les 197 parties engagées dans l’Accord de Paris – qui vise à maintenir sur le long terme la hausse de la température de la Terre en dessous de 2° C, voire de 1,5° par rapport à l’ère préindustrielle – 60 l’ont déjà ratifié. Le critère des 55 pays est donc rempli. Une trentaine de pays ont en effet déposé « leur instrument de ratification » (une lettre certifiant l’accord ratifié par le pays) à l’occasion d’une cérémonie organisée aux Nations Unies en marge de l’Assemblée générale qui se tient à New-York. (suite…)

Article rédigé par Claudine

ONU : faire plus pour protéger l’atmosphère

dimanche, 25 septembre 2016

ozone layerA l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, l’ONU a appelé la communauté internationale à en faire davantage pour protéger l’atmosphère, afin de bâtir un monde plus sûr, plus prospère, plus sain et plus résilient pour tous. Cette journée est célébrée chaque année le 16septembre, en référence à la date anniversaire de la signature du Protocole de Montréal, en 1987, relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Dans son message, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, déclare :

Le monde a changé depuis la dernière célébration de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone. Nous sommes désormais dotés du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui vise à favoriser une croissance équitable et partagée et à promouvoir le bien-être de l’humanité et de la planète. Face aux changements climatiques, l’Accord de Paris marque une étape historique dans notre voyage commun vers un monde viable et sûr.

Aujourd’hui, nous devons traduire notre ambition en actes et renforcer la protection du climat en tirant parti du Protocole de Montréal pour ralentir le réchauffement à court terme provoqué par les hydrofluorocarbones (HFC), qui sont les gaz à effet de serre dont la croissance est la plus forte.

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Article rédigé par Claudine

WWF : « La transition énergétique est en marche ! »

mercredi, 14 septembre 2016

Selon WWF, l’organisation mondiale de protection de la nature, 15 grands signaux montrent que la transition énergétique est en marche et qu’on ne pourra pas revenir en arrière. Elle les met en lumière dans un rapport « afin de stimuler une prise de conscience collective de la transformation en cours et désormais irréversible vers un nouveau système énergétique mondial. »
WWF 15 signaux
L’association part du constat que, malgré l’irrégularité des températures moyennes annuelle, chaque décennie se montre plus chaude que la précédente. Ce réchauffement climatique menace les espèces, les habitats ainsi que les moyens de subsistance des populations les plus pauvres. L’exode climatique pourrait ainsi atteindre un milliard de personnes d’ici 2050. Il s’accompagne de détresses alimentaires, sanitaires et sécuritaires encore insoupçonnées. Or, la combustion des ressources fossiles, que nous épuisons à « une vitesse fulgurante« , est la principale cause de ce dérèglement climatique. (suite…)

Article rédigé par Claudine
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