Les prochaines étapes de la mise en œuvre de l’Accord de Paris en préparation en Europe

lundi, 14 mars 2016

cop21La Commission Européenne a présenté une évaluation des implications pour l’Europe de l’accord mondial sur le climat adopté en décembre à Paris. Elle fait le point sur les prochaines étapes du processus et les modalités de sa mise en œuvre.

Le commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, M. Miguel Arias Cañete, a  déclaré : «Nous avons un accord ; il s’agit désormais de l’appliquer. Pour l’Union, cela veut dire achever sans délai la législation en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030, signer et ratifier l’Accord au plus vite et continuer à jouer un rôle moteur dans la transition mondiale vers un avenir sobre en carbone. Par ses actions de diplomatie climatique, l’Union militera pour que le dérèglement climatique reste en tête des priorités politiques internationales. Il reste encore beaucoup à faire mais, comme à Paris, nous persévérerons et nous réussirons.» (suite…)

Article rédigé par Claudine

2015 : l’année la plus chaude jamais enregistrée, selon l’OMM

mercredi, 2 décembre 2015

Selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), 2015 sera probablement l’année la plus chaude jamais enregistrée, et 2011-2015 la période de 5 ans la plus chaude. Si le changement climatique causé par les activités humaines franchit des caps symboliques, il favorise aussi les phénomènes météorologiques extrêmes (vagues de chaleur entre autres).

Par rapport à l’ère préindustrielle, la température moyenne de la surface du globe franchira sans doute le seuil significatif de 1° C de réchauffement : une situation qui résulte d’un puissant épisode El Niño et du changement climatique lié aux activités humaines. La dernière période de 5 ans, la plus chaude jamais enregistrée, a été marquée par des phénomènes météorologiques extrêmes, influencés par ce même changement climatique.
Figure 1 (source Organisation météorologique mondiales). Anomalies de la température moyenne annuelle à la surface du globe calculées à partir des jeux de données HadCRUT4.4.0.0 (ligne noire et zone grise indiquant la marge d’incertitude avec un seuil de confiance de 95 %), GISTEMP (ligne bleue) et NOAAGlobalTemp (ligne orange). La moyenne pour 2015 est provisoire car elle ne porte que sur les 10 premiers mois de l’année. Source: Centre Hadley du Met Office. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Le réchauffement climatique succède à 1800 ans de refroidissement

vendredi, 4 septembre 2015

erruptionUn groupe international de chercheurs a mis en évidence un refroidissement de la surface des océans du Ier au XVIIIème siècle, auquel a mis fin l’ère industrielle. Le réchauffement lié aux activités humaines a interrompu cette tendance.

Ce travail de recherche, publié dans la revue Nature Geoscience, suggère que le nombre et l’intensité des éruptions volcaniques tropicales des 1000 dernières années de cette période seraient vraisemblablement la cause de ce refroidissement : « Les fortes éruptions volcaniques ont pour effet un refroidissement de l’atmosphère durant quelques années, mais nos résultats montrent que lorsqu’elles deviennent plus fréquentes, elles induisent un refroidissement à long terme de la surface des océans, » explique le Dr Helen McGregor, de l’université de Wollongong, en Australie.

Guillaume Leduc, chercheur CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) au Centre européen de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement et Marie-Alexandrine Sicre, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’océanographie et du climat, détaillent : « L’analyse des sédiments marins nous apprend en effet que les températures de surface de l’océan global ont régulièrement diminué entre le 1er et le début du XVIIIe siècle, une tendance qui selon les simulations du climat du dernier millénaire, serait imputable, entre 801 et 1800 années après JC, au volcanisme. Cette évolution de la température des océans sur presque deux millénaires a pris fin au début de l’ère industrielle, supplantée par le réchauffement global lié aux activités humaines. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Nouvelle hausse des émissions de CO2

mardi, 30 septembre 2014

Global Carbon ProjectLe consortium d’organismes internationaux, Global Carbon Project (GCP) vient de rendre public un bilan assez catastrophique des émissions de dioxyde ce carbone pour l’année 2013, proche du scénario le plus pessimiste imaginé par la communauté scientifique. Il confirme de plus que ces émissions sont actuellement hors de contrôle.

La combustion des ressources fossiles et les cimenteries ont émis 36 milliards de tonnes de CO2, soit 2,3 % de plus qu’en 2013, la déforestation 3,3 milliards. Soit un total de 39,3 milliards de tonnes pour des émissions exclusivement anthropiques, un nouveau record.

En tête, bien entendu et depuis plusieurs années déjà, la Chine (28 % des émissions mondiales en 2013), désormais devant les Etats-Unis. Même en rapportant ses émissions à sa population, elle « rattrape son retard » : ses émissions surpassent désormais celles de l’Union Européenne par habitant. Par contre dans ce domaine, les Américains caracolent franchement en tête, émettant 2 à 3 fois plus par habitant. Si l’on ajoute les émissions de la Chine, des Etats-Unis, de l’Union Européenne et de l’Inde, on arrive déjà à 58 % des émissions totales de CO2. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Jacques Peter – Contenir le réchauffement climatique (5/5)

samedi, 23 août 2014

Adapter les villes.

La canicule de 2003 a entraîné des conséquences lourdes à Paris, en particulier pour les anciens isolés, habitant souvent dans des combles surchauffés. La ville de Marseille, habituée à un climat plus chaud, s’est beaucoup mieux adaptée à cet événement climatique extrême, que nous aurons toutes les chances de rencontrer plus souvent. L’urbanisation croissante se heurte à un défi face au réchauffement : Les villes connaissent des températures plus élevées que leurs environnements agricoles et forestiers. Les surfaces bétonnées, bituminées, couvertes de toits d’ardoises ou de tuiles absorbent la chaleur reçue dans la journée et la restituent trop lentement la nuit. S’y ajoute la chaleur émise par la circulation et les climatiseurs. Toute une discipline nouvelle vise à mieux gérer cette contrainte, en végétalisant les zones urbaines, y compris sur les toits, en augmentant le pouvoir réfléchissant des surfaces, en isolant mieux l’habitat face à la canicule, en utilisant avec discernement la climatisation.

Jacques Peter

Contenir le réchauffement climatique.

Un défi pour nos petits-enfants.

Page 49
Edition Amalthée
Jacques Peter - contenir le rechauffement climatique

Source : En partenariat avec citation-livre.com

Article rédigé par admin

Jacques Peter – Contenir le réchauffement climatique (4/5)

jeudi, 21 août 2014

Un homme moderne dispose d’esclaves mécaniques, dont l’énergie est équivalente à des centaines d’esclaves du monde romain.

Depuis 1900, la consommation mondiale d’énergie a été multipliée par vingt.

En consommant, en quelques décennies, des réserves de charbon, de pétrole et de gaz que la nature avait mis des centaines de millions d’années à constituer, le genre humain a rompu l’équilibre de l’atmosphère, qui lui avait procuré dix mille ans d’un climat favorable à son développement.

Une objection courante est faite à ce diagnostic : le carbone du gaz carbonique s’échange en grandes quantités dans les deux sens avec l’océan et la végétation terrestre pour 70 à 120 milliards de tonnes par an, alors que les activités humaines en rejettent 7,5 milliards, auxquelles il faut ajouter 1,5 milliards dues à la déforestation, soit 9 milliards. La nature n’est-elle pas capable de s’adapter en absorbant ces émissions dues aux hommes ? Les scientifiques sont en mesure d’estimer que l’océan, comme la végétation terrestre, ne peuvent absorber par an, chacun, que 2 milliards de plus qu’ils n’en rejettent, soit un solde de 4 milliards, donc un peu moins de la moitié de ce que l’homme produit.

La synthèse chlorophyllienne est plus active l’été dans notre hémisphère, qui comporte bien plus de forêts que l’hémisphère sud, ce qui explique une variation saisonnière de la teneur en CO2.

L’homme est donc responsable d’une lente et régulière montée de la concentration en gaz carbonique.

Son analyse, en particulier par les concentrations isotopiques, montre la présence de rejets provenant des charbons brûlés, dont la fabrication par la nature date de centaines de millions d’années. Or le gaz carbonique, gaz stable, a une très longue durée de séjour dans l’atmosphère. Notre action, ou absence d’action, enclenche des conséquences lourdes et irréversibles pour des siècles et même des millénaires !

La teneur de l’atmosphère en méthane, CH4, dépend surtout d’émission de zones inondées, dont les rizières, des fuites de l’industrie pétrolière, et de l’élevage des ruminants. Une vache opacifie l’atmosphère comme une petite voiture.

Celle de l’oxyde nitreux, N20, a été augmentée par l’usage massif d’engrais azotés par l’agriculture et de fuites industrielles.

Jacques Peter

Contenir le réchauffement climatique.
Un défi pour nos petits-enfants.
Pages 29 et 30
Edition Amalthée
Jacques Peter - contenir le rechauffement climatique

Source : En partenariat avec citation-livre.com

Article rédigé par admin

Jacques Peter – Contenir le réchauffement climatique (3/5)

mercredi, 20 août 2014

Un premier choix, un premier désir, c’est le choix de l’avenir et de l’inconnu, résolument. Martin Heidegger s’étonnait que, en langue allemande comme en français, l’expression courante était que « le temps passe » comme s’il était devant nous et qu’il s’échappait derrière nous, nous entraînant vers le passé, alors qu’on aurait pu choisir de dire : « le temps s’en vient » , indiquant ainsi que le temps vient à notre rencontre pour nous accompagner vers l’avenir. On peut avoir l’envie d’avenir, contrairement à bon nombre de gens qui tombent dans l’avenir à reculons, on peut faire délibérément le choix de l’avenir, et s’engager à y marcher avec le pas alerte de l’éthique.

Jacques Peter

Contenir le réchauffement climatique.
Un défi pour nos petits-enfants.
Page 13
Edition Amalthée
Jacques Peter - contenir le rechauffement climatique

Source : En partenariat avec citation-livre.com

Article rédigé par admin

Jacques Peter – Contenir le réchauffement climatique (2/5)

mardi, 19 août 2014

Puisque nous avons fait appel à Paul Valéry, continuons à le solliciter. En 1936 ou 1937, il conclut une longue réflexion sur l’histoire et la politique, par un constat : « Je constatai aussitôt un événement considérable, un fait de première grandeur : Le temps du monde fini commence. » Une solidarité et une dépendance toute nouvelle entre régions s’instaurent. toute politique spéculait l’indépendance des événements ; ils sont maintenant interconnectés ; les effets des effets, autrefois négligeable relativement à la durée d’une vie humaine, se font sentir et à toutes distances, et reviennent ainsi sur leurs causes ; il n’y a plus de surplus où on trouverait des ressources nouvelles pour colmater les désordres ; pas ou plus de potion magique dans le chaudron ; la solution, s’il en est, n’est pas dans le « plus », mais dans le « moins » . Déjà, vers les années 1970, le Club de Rome l’avait dit : « Prenons garde, notre vaisseau spatial n’est pas une surface infiniment extensible… L’abbé Pierre prophétisait à la fin de sa vie : « L’urgence est au partage. »

Jacques Peter

Contenir le réchauffement climatique.
Un défi pour nos petits-enfants.
Page 11
Edition Amalthée
Jacques Peter - contenir le rechauffement climatique

Source : En partenariat avec citation-livre.com

Article rédigé par admin

Seuil de CO2 : « une nouvelle zone de danger » selon l’ONU

lundi, 20 mai 2013

ours sur la bnaquie, rechauffement climatiqueChristina Figueres, responsable climat à l’Organisation des Nations Unies (ONU) a réagi à l’annonce du dépassement du seuil de 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, constaté par l’Observatoire de Mauna Loa à Hawaï (voir notre article du 14 mai). Elle estime en effet que le monde « est entré dans une nouvelle zone de danger » en franchissant ce seuil inégalé depuis l’ère du pliocène, il y a plusieurs millions d’années.

« Avec 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, nous avons dépassé un seuil historique et nous sommes entrés dans une nouvelle zone de danger. Le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique » , a-t-elle déclaré. Ce seuil est le signe que la planète se place sur une trajectoire de réchauffement inquiétant et en tout cas supérieur à l’augmentation maximale de température où souhaite la contenir la communauté internationale (2,4°C au lieu des 2°C estimés).

Cependant, jugeant qu’il existe « toujours une chance d’échapper aux pires effets du changement climatique » , Christina Figueres appelle à une réponse politique qui relève vraiment le défi :  (suite…)

Article rédigé par Claudine

CO2 et réchauffement climatique : les mauvaises nouvelles

mardi, 14 mai 2013

emissions CO2Au moment où l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) rend son rapport annuel sur le climat, classant 2012 parmi les dix années les plus chaudes et pointant les phénomènes extrêmes, la station de Mauna Loa (Hawaï), mesurant la concentration de CO2 dans l’atmosphère, constate que celle-ci a dépassé le seuil symbolique de 400 ppm (particules par millions), un niveau inégalé depuis 10 millions d’années, signe d’un réchauffement inquiétant.

Le seuil de 400 ppm de CO2 franchi

Les relevés faits au-dessus du volcan de Mauna Loa ont montré exactement une concentration de 400,03 ppm le 9 mai. Il s’agit cependant d’un mesure « préliminaire » car l’instrument de mesure de San Diego n’a enregistré « que » 399,73 ppm. Historiquement, les premières mesures effectuées en 1958 (à Hawaï) s’établissaient à 316 ppm, courbe en hausse constante depuis.

Selon Bob Ward, directeur de la communication de l’Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l’environnement, à la London School of Economics and Political Science :

La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c’était il y a environ 3 millions d’années, quand la température globale était deux à trois degrés plus élevée qu’à l’ère pré-industrielle. Les calottes polaires étaient plus petites et le niveau des mers était environ 20 mètres plus haut qu’aujourd’hui. Nous sommes en train de créer un climat préhistorique dans lequel notre société va devoir faire face à des risques énormes et potentiellement catastrophiques.

Alors que la communauté internationale vise à contenir le réchauffement climatique à +2°C par rapport au niveau préindustriel, seuil au delà duquel les scientifiques alertent sur les conséquences sur le système climatique et les phénomènes extrêmes,  des émissions de CO2 de 400 ppm place plutôt ce réchauffement sur une courbe atteignant 2,4°C de hausse moyenne pour la planète.

Et une température qui continue à s’élever (suite…)

Article rédigé par Claudine
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