83 % de l’eau du robinet polluée par des microparticules de plastique dans le monde

mardi, 26 septembre 2017

casserole d'eauUne étude scientifique montre que dans 12 pays répartis sur les 5 continents, 83 % en moyenne de l’eau du robinet est contaminée par des microparticules de plastique. L’Europe, légèrement moins touchée que les Etats-Unis -les champions en la matière – s’en sort mieux, mais la contamination y est tout aussi réelle.

Il s’agit d’une étude importante, diffusée par Orb Media : jusqu’à présent la littérature scientifique s’intéressait plus à la pollution au plastique des mers, océans et fleuves, ainsi qu’à ses effets sur le faune marine. Elle confirme les résultats d’une première étude, menée en Irlande. Les enquêteurs, pendant 10 mois, ont fait analyser des échantillons d’eau du robinet provenant des différents pays considérés. Au total, 83 % des échantillons testés étaient pollués par des particules de plastique. « Nous avons suffisamment de données sur les effets des plastiques sur la faune sauvage. S’ils ont autant d’impact sur celle-ci, comment pouvons-nous penser qu’ils n’en ont pas sur nous ? » s’interroge Sherri Mason, chercheur au département des sciences environnementales à l’université d’Etat de New York. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Les professionnels de l’éclairage défendent les luminaires LED

lundi, 21 septembre 2015

GIL (Syndicat du Luminaire), le Syndicat de l’éclairage et le Cluster Lumière (réseau de compétence de la filière éclairage) ont publié un communiqué pour défendre les diodes électroluminescentes (LED), contre des attaques récemment parues dans les médias (Le Figaro et M6). L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) s’est saisie de ce sujet depuis quelques années déjà, afin d’évaluer les effets sanitaires des systèmes d’éclairage utilisant des LED, et a publié en octobre 2010 un rapport sur les effets sanitaires de ces systèmes, assorti de recommandations, remis à jour il y a quelques mois dans un article.

La technologie des LED présente de nombreux avantages par rapport aux autres types d’éclairage : efficacité énergétique, durée de vie, etc. Or, pour produire de la lumière blanche, le procédé le plus répandu, selon l’Anses, couple une LED bleue et un phosphore jaune. Or, les attaques concernent particulièrement la « lumière bleue » qui constituerait un danger : « Des composantes intenses dans la partie bleue du spectre de la lumière émise par certaines LED, ainsi que les intensités de rayonnement associées posent la question de nouveaux risques sanitaires liés à ces sources d’éclairage » précise d’ailleurs l’Anses.

C’est sur ce « certaines LED » que se fonde le communiqué des professionnels de l’éclairage pour se défendre des médias, dont les informations sont « incomplètes, dramatisées et anxiogènes. » En effet, « toutes les sources de lumière (y compris le soleil) émettent des rayonnements dans le bleu » , et ne sont concernées par ces risques « que certaines sources LED de forte puissance réservées à des applications professionnelles (éclairage extérieur de grande hauteur par exemple). Elles ne sont pas disponibles à la vente pour des usages d’éclairage normal à l’intérieur des bâtiments, et des dispositions de sécurité sont prises pour leur utilisation. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Comment utiliser l’eau de pluie ? (2)

samedi, 11 janvier 2014

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, utiliser l’eau de pluie à l’extérieur de l’habitation ne pose aucun problème et doit être largement favorisé, notamment en ce qui concerne l’arrosage des jardins. Toutefois, lorsqu’il s’agit de l’utiliser à l’intérieur d’un lieu d’habitation, il faut se montrer plus circonspect et respecter des règles de base, même si elles ne garantissent pas une absence totale de risques.pictogramme eau non potable

Par contre, une réutilisation mal contrôlée dans une habitation peut poser de réels problèmes sanitaires. En effet, son utilisation intensive dans une maison nécessite la coexistence de deux réseaux : le réseau de l’eau de pluie (non potable)  et le réseau public de distribution d’eau potable. Et qui dit double réseau, dit risque de méprise. Même si, dans les bâtiments à usage d’habitation, la présence de robinets de soutirage distribuant des eaux de qualités différentes est interdite dans la même pièce (à l’exception des caves et des sous-sols), la présence de deux réseaux expose les occupants à des risques sanitaire en raison de possibilité d’interconnexion entre eux : mauvaise conception de l’appoint en eau potable, s’il existe (pour alimenter des chasses d’eau notamment), piquages effectués (par erreur ou volontairement) sur le réseau d’eau de pluie au lieu du réseau d’eau potable, lors d’interventions ultérieures de plomberie, par exemple. Ainsi, précise le ministère de la Santé :

En effet, les expériences de « double réseaux » ont montré, tant en France qu’à l’étranger, que la séparation totale de réseaux ne peut être assurée à long terme et/ou à grande échelle dès lors qu’un double réseau existe dans l’habitat. Le développement à grande échelle de la récupération de l’eau de pluie dans l’habitat induit donc un risque de contamination de l’eau potable à l’échelle de l’habitat et à l’échelle d’une unité de distribution. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Comment utiliser l’eau de pluie ? (1)

jeudi, 9 janvier 2014

L’eau est un bien précieux à économiser, c’est certain, mais  si la récupération de l’eau de pluie pour certains usages et sous certaines conditions permet au consommateur de faire des économies sur sa facture, présente par ailleurs un intérêt certain en limitant les impacts des rejets d’eau pluvial en milieu urbain et doit être à ce titre favorisée, il ne faut cependant pas perdre de vue qu’il s’agit d’une eau non potable qui ne doit pas être utilisée pour la consommation humaine. Cette première partie est consacrée aux utilisations sans risque de l’eau de pluie, soit essentiellement à l’extérieur des habitations.

récupérateur eau de pluieL’eau de pluie que nous pouvons récupérer provient principalement du ruissellement sur le toit de notre maison, dirigé via les gouttières vers des systèmes de stockage dédiés (on en trouve maintenant partout) ou improvisés. Elle est donc contaminée microbiologiquement (lors du ruissellement ou dans la cuve de stockage : elle peut donc contenir des micro-organismes pathogènes) et chimiquement (pesticides dans la pluie, métaux par ruissellement sur le toit, etc.). « Elle ne respecte pas les limites de qualité fixées par le code de la santé publique pour les eaux destinées à la consommation humaine (dites « eaux potables ») » rappelle le ministère de la Santé.

Mais d’un autre côté, la rejeter, comme c’est encore majoritairement le cas, dans les égouts représente un gâchis énorme, alors qu’il existe plusieurs possibilités de l’utiliser. Par exemple, à l’extérieur de l’habitation, cela ne pose aucun problème. Elle peut servir pour tous les usages domestiques extérieurs au bâtiment :

  • arroser le jardin ou les plantes, bien entendu,
  • mais aussi laver son véhicule (200 litres utilisés en moyenne pour un lavage de voiture à la maison, l’eau de pluie représente dans ce cas une économie non négligeable).
  • Sous conditions, elle peut aussi servir à remplir une piscine ou y faire l’appoint d’eau : elle représente là une bonne alternative à l’appauvrissement des ressources naturelles par la prolifération des piscines privées. Mais dans ce cas, elle doit être filtrée et traitée pour répondre aux exigences sanitaires. (suite…)
Article rédigé par Claudine

Rapport de l’UFC Que Choisir sur la qualité de l’eau en France : « (E)au secours ? »

mardi, 3 avril 2012

qualité des eauxL’UFC Que Choisir vient de faire paraître une étude sur la qualité de l’eau potable en France : elle estime en effet que les consommateurs sont en droit de s’interroger sur la qualité de l’eau du robinet, d’autant que Bruxelles pointe du doigt les nitrates déversés dans les rivières et les nappes phréatiques en Bretagne. Une étude d’autant plus importante quand on sait que l’eau du robinet, qui coûte jusqu’à 130 fois moins cher que l’eau en bouteille plastique, contribue près de mille fois moins à l’effet de serre.

Six critères retenus

Cette synthèse porte sur la qualité de l’eau au regard de six pollutions préoccupantes en termes sanitaires et environnementaux, alors que la qualité de l’eau se définit sur une cinquantaine de critères réglementés, et plus de  600 si l’on y ajoute les non-obligatoires. Deux des critères retenus proviennent du mauvais fonctionnement des traitements d’assainissement :

  • La qualité bactériologique, particulièrement les bactéries coliformes qui sont susceptibles de se rencontrer quand les installations de traitement et de distribution sont défaillantes ;
  • La teneur en aluminium, dont le sel est utilisé pour rendre limpides les eaux troubles ou colorées.

Un critère concerne les pollutions naturelles dues à la ressource : la radioactivité.

Les trois derniers critères sont d’origine agricole :

  • Les pesticides : l’Atrazine, pesticide interdit depuis 2003, mais qui persiste très longtemps dans l’environnement, et la quantité totale des différents pesticides présents ;
  • Les nitrates, issus des apports d’engrais et de fumure animale sur les cultures,  entraînés par les pluies dans les rivières et les nappes phréatiques ;
  • Le sélénium, composant naturel de la croûte terrestre dans ses couches profondes, toxique à faible dose.

Une eau globalement de qualité, mais…

Au global l’étude relève que 97,5 % des Français ont accès à une eau de bonne qualité, mais près de 2 millions de consommateurs paient, eux, pour une eau non-conforme aux critères réglementaires. Elle souligne que l’agriculture est la première cause de pollution de l’eau ; les résultats se répartissent ainsi : 69 % des pollutions sont d’origine agricole, contre 27 % dues à un défaut de traitement et 4 % dues à la radioactivité. Dans les zones urbaines et périurbaines, l’eau est globalement bonne :  » Aucune pollution n’est relevée dans les grandes villes ou les villes de taille moyenne. » Il s’agit là d’une conséquence de la réglementation car le type et le nombre d’analyses et la fréquence des contrôles sont proportionnels au nombre d’habitants desservis. Donc, plus le réseau est important, plus l’eau sera contrôlée et sa qualité assurée. (suite…)

Article rédigé par Claudine
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