Pour le climat, mieux vaut demander une incinération…

mercredi, 1 novembre 2017

En ces temps de Toussaint, autant choisir pour notre blog un sujet en rapport avec la période ! Et justement, mi-octobre,  la Fondation des Services Funéraires de la Ville de Paris a publié une étude tout à fait dans l’air du temps : il s’agit d’une Analyse environnementale comparative des rites de la crémation et de l’inhumation. Il en ressort que, en ce qui concerne les émissions de CO2, l’inhumation équivaut à 3,6 crémations.

Effectivement, une fois mort, l’être humain  est encore responsable d’émissions de gaz à effet de serre, et ce, qu’il soit enterré ou incinéré. La Fondation a fait appel à deux organismes spécialisés dans l’analyse du cycle de vie : Durapole et Verteego, pour savoir lequel de ces deux rites est le responsable de plus de rejets dans l’atmosphère.

Pour l’inhumation d’un adulte, l’analyse prend en compte la concession moyenne de 30 ans, le cercueil (matières premières, fabrication, transport et déchets), le transport du défunt après sa mise en bière, la destination de l’inhumation, le caveau et le monument, la gestion du cimetière (espaces verts) et même la fin de concession (ossuaire, crémation, pulvérisation). Pour la crémation, sont pris en compte les mêmes éléments pour le cercueil et le transport du défunt, puis la crémation elle-même avec l’énergie utilisée, les réactifs, les métaux, les polluants et enfin l’urne cinéraire (matières premières, fabrication et transport) et enfin sa destination (colombarium, caveau, etc.). (suite…)

Article rédigé par Claudine

Energie : priorité au climat ! ou les propositions de l’Institut Montaigne

dimanche, 18 juin 2017

Une note de l’Institut Montaigne publiée début juin souligne que, trop focalisée sur le mix énergétique – nucléaire et renouvelables particulièrement – notre politique énergétique s’est insuffisamment attaquée aux principales sources d’émissions de gaz à effet de serre : le chauffage et le transport, massivement dépendants d’importation de combustibles fossiles.

Le constat

Intitulée Energie : priorité au climat !, l’étude rappelle que la politique énergétique et l’action en faveur du climat doivent reposer sur des constats objectifs. Et actuellement, la consommation énergétique de la France reste dominée par les énergies fossiles, les plus émettrices de gaz à effet de serre. Pétrole, gaz et charbon représentent près de la moitié de notre consommation d’énergie primaire et les 2/3 de notre consommation finale d’énergie.

Repartition des émissions de gaz à effet de serre en France

Source Institut Montaigne

Bien que cette consommation baisse depuis les années 2000, notre facture énergétique demeure structurellement déficitaire : celle du pétrole et du gaz s’établit à 40 milliards d’euros par an, que les exportations d’électricité (2 milliards d’euros en 2015) ne compensent que faiblement. Même si au niveau mondial la France émet peu de gaz à effet de serre, elle doit concentrer ses efforts sur la réduction de sa consommation d’énergie fossile.

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Article rédigé par Claudine

COP21 : Résolution adoptée par la Commission de l’environnement du Parlement Européen

mercredi, 30 septembre 2015

émissions de CO2La Commission de l’environnement du Parlement Européen a adopté une résolution pour les négociations sur le climat à Paris. La délégation qui s’y rendra appellera à une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, à un objectif d’efficacité énergétique de 40 % et à un objectif contraignant de 30 % pour les énergies renouvelables. L’ensemble du Parlement doit se prononcer sur cette résolution mi-octobre.

La Commission indique également qu’une part des quotas du marché du carbone de l’Union Européenne devrait être réservée au financement de la lutte contre le changement climatique : celui-ci doit être inclus dans tout accord conclu à Paris de façon à refléter l’évolution des réalités économiques et environnementales. De plus, elle souligne que le transport est le deuxième plus grand secteur générant des émissions de CO2 et appelle les parties de la COP21 à travailler sur des mesures de réduction via l’Organisation Internationale de l’Aviation et l’Organisation Maritime Internationale d’ici la fin 2016. « Les enjeux sont énormes. Nous devons limiter la hausse mondiale de la température à 2 degrés Celsius si nous voulons lutter contre le changement climatique et les sécheresses, inondations et crises alimentaires catastrophiques qui en résultent. Ces catastrophes naturelles motivent une croissance exponentielle de réfugiés climatiques qui pourraient se chiffrer jusqu’à 200 millions dans les années à venir – soit encore plus que le nombre de réfugiés fuyant les guerres » a déclaré, après le vote, Gilles Pargneaux, qui a rédigé la résolution. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Décret sur la réforme des tarifs réglementés du gaz

mercredi, 29 mai 2013

tarifs du gaz (source enerzine)La réforme  des tarifs réglementés du gaz, annoncée en décembre 2012 vient d’être entérinée et s’achève par la publication au Journal Officiel du 17 mai 2013 du décret. Cette réforme a pour but, selon le ministère, de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs, d’assurer la transparence des prix au regard des coûts d’approvisionnement et de mettre fin à des contentieux à répétition.

Le décret public prévoit principalement quatre mesures : un audit annuel des coûts d’approvisionnement et « hors approvisionnement » (transport, stockage, distribution) par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) – rappelons que le premier audit vient d’avoir lieu, nous nous sommes fait l’écho de ses recommandations dans un article du 22 avril ; la fixation par arrêté de la nouvelle formule de calcul au 1er juillet de chaque année, après avis de la CRE ; l’évolution à une fréquence mensuelle des tarifs en fonction de la formule ; enfin une clause de sauvegarde – une nouveauté – qui prévoit qu’en cas d’augmentation exceptionnel des prix, le Premier Ministre peut, après avis de la CRE, s’opposer par décret au mouvement automatique résultant de la formule et fixer de nouveaux barèmes. Cette clause est particulièrement destinée à éviter les appels répétés au Conseil d’Etat de GDF Suez, qui se sont produits les deux dernières années et ont abouti à un rattrapage des tarifs, annulant pratiquement les baisses des prix du gaz enregistrées plusieurs mois de suite.

Le ministère estime toutefois que « cette réforme a déjà permis 6 mois consécutifs sans hausse des prix et la baisse 5 mois sur 6. Au premier trimestre, c’est environ 3 € par mois économisés sur la facture d’un ménage se chauffant au gaz. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

RTE publie le bilan électrique de 2012

vendredi, 25 janvier 2013

RTE (Réseau de Transport d’Electricité) publie chaque année un bilan électrique de l’année précédente, ce qu’il vient donc de faire pour 2012, millésime dans lequel il voit une amorce de la transition énergétique. Si la consommation électrique globale confirme sa tendance à se stabiliser, les écarts entre les pics d’hiver et les creux d’été n’ont jamais été aussi marqués. Les énergies renouvelables prennent cependant une part croissante dans la production nationale, mais le solde exportateur diminue.

Une consommation d’électricité stable

Rapport RTE 20122012 était une année bissextile et a de plus connu une vague de froid parmi les trois plus sévères de ces 30 dernières années : globalement la consommation brute d’électricité a ainsi augmenté de 2,1 % en données brutes par rapport à 2011. Mais en données corrigées de ces événements, la consommation électrique se révèle plutôt à la baisse, et se stabilise autour de 480 TWh par an.

En raison de l’évolution du tissu industriel français et des effets conjoncturels de la crise économique, la grande industrie a ralenti sa consommation de 4 % et PME ET PMI suivent la même tendance. Par contre la consommation des particuliers continue à progresser régulièrement depuis 10 ans : + 2,4 % pour 2012, qui s’expliquent par la croissance du nombre des ménages et par le développement des nouveaux usages, ainsi que – encore – par le développement du chauffage électrique (qui ralentit toutefois). Du fait de la vague de froid du début d’année, les pointes journalières ont systématiquement dépassé les maximums précédents pour culminer le 8 février à 19 heures à 102,1 GW – essentiellement du fait de l’importance du chauffage électrique. « Cette sensibilité de la consommation à la température se confirme être de l’ordre de 2 300 MW par degré Celsius en hiver » précise RTE. L’été est par contre resté stable par rapport à l’année précédente : au plus bas, à peine plus de 30 GW en 2012.

Des énergies renouvelables en progression

Même si les nouvelles installations d’énergies renouvelables se sont très sérieusement ralenties l’année dernière, leur contribution à la couverture de la demande augmente : elles représentent, hydraulique compris, 16,4 % de la production française d’électricité. A la fin de 2012, l’éolien a atteint presque 7 500 MW de puissance installée et couvre 3,1 % en moyenne annuelle, avec un maximum de 12 % le 15 avril. Le parc photovoltaïque franchit quant à lui le seuil des 3 500 MW et couvre en moyenne 0,8 % de la consommation. Cependant « pour accueillir [de] nouveaux projets, des développements du réseau sont souvent nécessaires, tant pour leur raccordement au réseau que pour l’acheminement vers les lieux de consommation. » (suite…)

Article rédigé par Claudine

Des éoliennes en bois plutôt qu’en acier ?

samedi, 8 décembre 2012

Une société allemande, TimberTower, vient de lancer un concept d’éoliennes à mât de bois, et la toute première, d’une hauteur de 100 mètres, montée en octobre à Hanovre permet l’alimentation en électricité d’un millier de foyers. Son concept s’appuie sur les avantages manifestes du bois sur l’acier : moindre coût de construction, logistique plus simple et moindre impact environnemental.

eolienne en boisEn effet, la construction des éoliennes actuelles nécessite des quantités d’acier toujours plus importantes : il y aurait même aujourd’hui plus d’acier utilisé dans l’industrie éolienne que dans l’industrie navale. Or, selon Holger Griebel, directeur de TimberTower, la filière éolienne méconnaît totalement le bois : « C’est un secteur qui ne sait rien sur le bois, si ce n’est qu’il brûle, qu’il moisit et qu’il ne supporte pas de charges » . L’entreprise a donc décidé d’allier l’expérience de l’énergie éolienne à ses connaissances sur les constructions modernes en bois.

Elle utilise pour les éléments porteurs du lamellé-collé, provenant d’un bois écocertifié bien entendu.  Les éléments sont livrés et assemblés sur place et TimberTower garantit à ces pylônes une durée de vie d’au moins vingt ans : « La surface du bois sera protégée des intempéries par une couche de bois protectrice sous forme de textile de construction. Sa durabilité a été prouvée par de multiples essais. » Si le prototype construit a une hauteur de 100 m, le bois pourrait tout aussi bien remplacer l’acier sur des hauteurs plus importantes, et même être utilisé, selon les responsables de TimberTower pour la construction d’éoliennes offshore. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Pour éviter des émissions de CO2, RTE utilise une usine itinérante

dimanche, 30 septembre 2012

Afin de sécuriser l’alimentation en électricité du Var et des Alpes-Maritimes, une nouvelle liaison THT souterraine de 65 km – la plus longue du monde en courant alternatif et à ce niveau de puissance : 225 000 volts – doit être mise en service en 2015 entre Boutre et Trans en Provence (Var). Pour construire ce « filet de sécurité » , RTE (Réseau de Transport d’Electricité) se trouvait devant deux options : transporter par camions les volumineux fourreaux (d’une longueur de 8 à 12 mètres) nécessaires à l’établissement de cette liaison, ou transporter l’usine capable de les fabriquer. C’est la seconde solution qui a été retenue.

usine itinérante de fabrication des cables électriquesEn effet, pour transporter les quelque 120 km de fourreaux (tubes dans lesquels prendront place les câbles électriques souterrains, RTE aurait eu besoin de 150 camions, effectuant chacun un trajet d’environ 650 km, pour les apporter des usines (de France et d’Italie). L’entreprise a donc décidé d’aménager spécialement une usine pour les fabriquer sur place. Pour cela, l’usine en pièces détachées et la matière première (granulés de polyéthylène haute densité) ont été transportées dans deux camions seulement, soit une économie de 80 tonnes de CO2, selon RTE. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Vers une Poste « neutre en carbone » ?

mardi, 13 mars 2012

Compensation CO2 La PosteLa Poste a décidé d’assurer la « neutralité carbone » de ses offres de courrier, c’est à dire qu’elle s’engage à mesurer, à réduire et à compenser les émissions de CO2 liées à ce secteur d’activité. Comment ? Nous vous en livrons les premiers éléments.

Effectivement, le courrier provoque de nombreuses émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique : production, transport, distribution, le champ est vaste. Pour arriver à cette « neutralité carbone », la Poste a donc imaginé depuis plusieurs années un plan en trois étapes, et elle se dirige actuellement vers la troisième.

Les étapes du plan « neutralité carbone »

La première étape a consisté à mesurer toutes les émissions de CO2 liées à l’activité courrier, sous-traitants compris, ce qu’elle fait depuis 2008.  Réduire les émissions formait le but de la seconde étape : formation des facteurs à l’éco-conduite, acquisition de véhicules électriques, recours au train plutôt qu’à l’avion pour de nombreux courriers en France (voir notre article sur la Lettre Verte). L’objectif fixé est de 20 % d’émissions en moins par foyer desservi, d’ici 2015.

Reste la troisième étape : compenser les émissions restantes. Le groupe La Poste compte obtenir ce résultat en finançant des projets qui visent à réduire ou à éviter des émissions de CO2 en France ou à l’étranger, avec pour ambition que le solde des émissions incompressibles et des émissions évitées soit égal à zéro, et aboutisse donc à neutraliser l’impact carbone. Les projets de compensation reposent par exemple sur le développement des énergies renouvelables (construction d’éoliennes par exemple) ou la préservation de la biodiversité, et répondent à des critères choisis par un panel de postiers : technologie utilisée, intérêt pour les populations locales, effet sur l’environnement…

Les projets proposés

Pour sélectionner le premier projet, une consultation de l’ensemble des postiers est organisée pendant ce mois de mars. On leur demande de choisir entre cinq projets : 3 en Afrique, un au Brésil, un en Indonésie. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Une nouvelle alternative de transport de personnes et de livraison à Paris : les vélos électriques Vélotac & Cie

jeudi, 8 septembre 2011

Velotac et CieMais non, le pousse-pousse ne se cantonne plus à l’Asie, mais a bien débarqué à Paris, sous une forme électrique toutefois. Rien de plus normal après tout : il s’agit d’une démarche écologique, la mobilité sans (presque) émission de CO2. A l’origine, l’idée de Vélotac & Cie était la mise en place d’un service de transport qui puisse offrir une véritable alternative, environnementale et peu onéreuse, à la voiture en milieu urbain. La réglementation lui interdisant de se faire héler dans la rue, la société a créé un service de liaison entre les gares parisiennes, mais aussi un service de réservation permettant de se déplacer où on le souhaite à l’intérieur de Paris.

Tirée par un vélo électrique, cette calèche d’un nouveau style permet donc à une ou deux personnes (éventuellement accompagnées d’un enfant) de rallier une gare à partir d’une autre, de découvrir Paris différemment, ou tout simplement de rentrer chez soi, à l’abri de la pluie ou du soleil, en empruntant les pistes cyclables, les couloirs de bus et même en accédant aux zones piétonnes. (suite…)

Article rédigé par Claudine

Vadrouille-Covoiturage : le covoiturage vu différemment

samedi, 19 février 2011

Vadrouille-CovoiturageLes sites de covoiturage sont nombreux et connus sur Internet. Ils permettent bien entendu de réserver un voyage, mais ne donnent aucune assurance au conducteur que le passager sera bien au lieu de rendez-vous en temps et en heure, ni au passager que le conducteur n’aura pas brusquement décidé de reporter son voyage. Vadrouille-Covoiturage a pensé à un système un tout petit peu différent, mais qui donne plus de garantie, au conducteur comme au passager.

Premier site de covoiturage permettant de réserver sa place directement en ligne, notre site délivre un service plus rapide, plus pratique et plus sécurisé aux internautes.

Le principe est simple, les conducteurs désirant partager leur voiture proposent leur trajet sur le site, en indiquant le nombre de places disponibles et le prix par place. Le trajet apparait alors sur le site. L’internaute qui désire être passager sur le trajet réserve ainsi directement sur le site, en quelques clics. Le conducteur est ensuite alerté par mail et par SMS de la réservation, et peut alors accepter (ou refuser) le passager.

Vadrouille se définit donc comme une véritable plate-forme de mise en relation : alors que sur les sites de covoiturage classiques, le passager contacte directement le conducteur et se met d’accord avec lui, ici le passager réserve sa place en ligne  et la paie immédiatement. Après que le conducteur a publié son annonce et défini son tarif (grâce à un barème qui limite en fonction du nombre de kilomètres, du nombre de passagers et des frais de route), le passager s’inscrit et paie par moyen sécurisé (carte bancaire obligatoire). Chacun ne reçoit les coordonnées de l’autre qu’une fois que tout est réglé. Puis le voyage s’effectue sans qu’il y ait d’échange d’argent et 7 jours après l’arrivée, une fois que le passager a confirmé le bon déroulement du voyage (et évalué son chauffeur), le conducteur est payé au tarif prévu, minoré de la commission due au titre de l’utilisation du service.

Vadrouille définit le covoiturage par l’intermédiaire de son site comme économique (deux à trois fois moins cher que le train), simple (en quelques clics), sympa puisque cela ménage un moment d’échange, écologique (moins d’émissions de CO2), fiable en raison du paiement d’avance et des évaluations sur les conducteurs et sûr puisque chacun choisit et que les coordonnées ne sont données qu’une fois le voyage organisé et payé.

Notre vision est de développer largement l’utilisation du covoiturage en France et en Europe comme mode de transport au moins aussi important que le bus. Étant situé à Paris, nous essayons d’agir afin de réduire les embouteillages, la pollution ainsi que dans l’optique de faciliter les conditions de circulation des usagers de la route. Spécialisé dans les trajets longue distance, nous recherchons en ce moment des festivals partenaires afin d’offrir un service unique et vraiment différencié en rendant culture et spectacles plus accessibles à tous.

Source : vadrouille-covoiturage.com, blog économie énergie (image)

Article rédigé par Claudine
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