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2017, année record de l’éolien en Europe

Si la France accuse toujours un retard certain dans l’éolien – et particulièrement dans l’éolien en mer encore inexistant -, il n’en va pas de même dans tous les pays d’Europe. Les dernières statistiques de l’association WindEurope, qui représente la filière éolienne dans l’UE, montre que cette énergie renouvelable a connu une année record en 2017, tirée notamment par l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Un secteur éolien particulièrement dynamique

L’année 2017 a vu l’installation de 15,7 GW de nouvelles capacités éoliennes en 2017, dont environ 80 % à terre. Cela représente 55 % de toutes les nouvelles capacités, les énergies renouvelables dans leur ensemble représentant au total 85 % des capacités installées dans l’année. C’est aussi une augmentation de 20 % par rapport à 2016.

Mais l’éolien en mer n’est pas en reste pour autant : les nouvelles installations en mer ont ainsi doublé en puissance par rapport à 2016. 13 nouveaux parcs ont été raccordés au cours de l’année, l’Allemagne et le Royaume-Uni concentrant la majorité d’entre eux. Mais les capacités de l’éolien offshore européen se répartissent, pour 98 %, dans 5 pays seulement : l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique.

En France, aucun projet en mer ne devrait voir le jour avant 2021, tant ils sont ralentis par les lourdeurs administratives et les multiples recours en justice.

11,6 % de la demande de l’UE en électricité

Sur les 15,7 GW de nouvelles capacités qu’a comptés 2017, 6,6 GW ont été installés en Allemagne, portant la puissance totale éolienne du pays à 56,1 GW, 4,3 GW au Royaume-Uni, ce qui porte ses capacités à 18,9 GW, et 1,7 GW en France qui arrive à 13,8 GW fin 2017.

Le parc éolien européen a dépassé les 169 GW de puissance cumulée. Il a produit 336 TWh dans l’année, soit 11,6 % de la demande en électricité de l’UE. Au Danemark, la production éolienne de 2017 couvrait même 44 % des besoins du pays.

Des financements qui ne suivent pas la même courbe

Giles Dickson, président de WindEurope, prévient que cette année record en Europe est un peu en trompe-l’œil. En effet, de nombreux projets ont été accélérés pour bénéficier d’avantages économiques avant leur suppression. Au niveau mondial, l’éolien enregistre plutôt un recul de 4 %. Car les investissements ne suivent pas la même courbe ascendante que les nouvelles installations : ils enregistrent au contraire une diminution de 16 % depuis 2016, bien que « Investir dans l’éolien offshore aujourd’hui ne coûte pas plus cher que d’investir dans les systèmes plus conventionnels de production d’électricité. »

« Malgré les chiffres élevés, l’avenir à long et moyen terme de l’énergie éolienne est incertain. Le passage au système actuel a été moins facile que nous espérions. Ensuite, les gouvernements ne sont pas assez clairs en ce qui concerne leurs projets pour l’après 2020 »  a-t-il souligné, appelant à un objectif de 35 % d’énergies renouvelables en 2030. « Un objectif de 35 % n’est pas seulement possible, c’est économiquement logique » assure-t-il, « Le secteur de l’éolien a prouvé qu’il est fiable, c’est à présent aux décideurs politiques de faire leur part. »

Sources : Euractiv, Connaissance des Energies, L’Energeek

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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