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2017 au palmarès des 3 années les plus chaudes ?

Les années se suivent et se ressemblent en termes de records de chaleur toujours battus. 2017 n’a pas dérogé à la règle, selon les estimations encore provisoires de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Les 11 premiers mois de l’année la placent au 3ème rang des chaudes jamais constatées, après 2016 et 2015. Elle devrait même être la plus chaude des années sans Niño, phénomène connu pour réchauffer le climat.

La plupart des régions ont connu des températures nettement supérieures à la normale à la surface de la terre comme des océans et l’étendue de la banquise de l’Arctique et de l’Antarctique s’est maintenue à des minima quasi record. « Ce qui est plus important que le classement de telle ou telle année est d’observer que, depuis la fin des années 70, et plus particulièrement au cours du XXIe siècle, on constate une tendance globale au réchauffement sur le long terme » a déclaré Omar Baddour, fonctionnaire scientifique principal à l’OMM. « En plus d’une hausse des températures, nous assistons à une multiplication des phénomènes extrêmes qui ont des incidences socio-économiques considérables. »

Les données des divers organismes doivent encore être regroupées par l’OMM pour établir le classement définitif des températures de 2017. L’organisation s’appuie de plus sur un éventail de données plus larges, incluant notamment les mesures satellitaires : cela permet notamment d’obtenir une meilleure couverture dans les régions où les données sont rares (régions polaires par exemple).

Les écarts les plus notoires de température par rapport à la normale ont été observés dans l’hémisphère Nord : des anomalies de +2° C ont ainsi été relevées dans l’Ouest des Etats-Unis, le Nord du Canada, le Nord et l’Ouest de l’Alaska, l’Asie Occidentale et l’extrême Orient russe.

Les températures de l’Arctique continuent par ailleurs à augmenter deux fois plus vite que la moyenne : « Selon les conclusions d’un rapport établi sous les auspices de la NOAA, la tendance au réchauffement qui transforme l’Arctique a persisté en 2017, année caractérisée dans cette région du monde par des températures atmosphériques se classant au deuxième rang des plus élevées, des températures océaniques supérieures à la normale, un recul de la banquise et tout un éventail de conséquences sur les êtres humains, les océans et les écosystèmes » précise l’OMM.

Selon l’Arctic Report Card, rapport regroupant les travaux de 85 chercheurs de 12 pays, rien n’indique que l’Arctique, que l’on pensait immuable, redeviendra la région gelée en permanence qu’elle était encore il y a quelques dizaines d’années. Enfin, selon  le Bulletin de la Société météorologique américaine, ce réchauffement et les phénomènes observés n’auraient pu se produire sans un changement climatique anthropique : « Les conclusions du rapport traduisent un changement fondamental » a déclaré Jeff Rosenfeld, rédacteur en chef de ce Bulletin. « Certes, les scientifiques savent depuis des années que les activités humaines ont une incidence sur l’occurrence de certains phénomènes extrêmes. Cependant, la multiplication de phénomènes extrêmes qui n’auraient jamais pu se produire sans l’influence des activités humaines montre clairement que nous faisons face à de nouvelles conditions météorologiques, car nous avons créé un nouveau climat. ».

Source : OMM

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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