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2017 pourrait figurer au palmarès des 3 années les plus chaudes

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Comme chaque année,  2017 n’est pas encore terminé que les météorologistes commencent à faire leurs comptes. Et comme régulièrement au cours de la dernière décennie, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) nous annonce déjà que 2017 est en passe de figurer au palmarès des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées.

Accroissement des concentrations de dioxyde de carbone, hausse du niveau de la mer, acidification des océans, étendue des banquises sont autant d’indicateurs du changement climatique qui se poursuivent sans relâche. Selon la déclaration provisoire de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat mondial, la température moyenne à la surface du globe pour les neuf premiers mois de l’année dépassait de quelque 1,1 °C celle de l’époque préindustrielle.

Si 2016 (en raison de l’effet du puissant El Niño) doit en principe conserver sa 1ère place  d’année la plus chaude jamais enregistrée, la lutte s’engage entre 2015 et 2017 pour les 2ème et 3ème places. Ce qui semble d’autant plus alarmant, c’est qu’il s’agit de 3 années consécutives ! Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là : les années 2013 à 2017 devraient à elles 5 faire tomber le record de la période la plus chaude jamais enregistrée.

Cette déclaration provisoire de l’OMM, portant sur les 9 premiers mois de l’année, a été publiée le jour de l’ouverture de la COP23 à Bonn. Elle fait état des conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire de millions d’êtres humains : dans les pays en développement, 26 % des pertes et préjudices causés par les tempêtes, inondations, sécheresses d’échelle moyenne concernent l’agriculture, l’élevage et la pêche. Le risque global de maladie ou de décès lié à la chaleur s’est accru régulièrement depuis 1980 et 30 % de la population mondiale vit désormais dans des régions climatiques sujettes à des vagues prolongées de chaleur extrême.

En 2016, les catastrophes d’origine météorologique ont provoqué le déplacement de 23,5 millions de personnes. Aujourd’hui 60 % de la population mondiale se concentre dans les pays à climat relativement chaud : ce sont aussi ceux-là où on observe le plus de conséquences néfastes du changement climatique.

Selon le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, « Les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s’inscrivent dans la tendance au réchauffement à long terme de la planète. Nous avons assisté à des conditions météorologiques exceptionnelles, par exemple des pics de température à plus de 50 °C en Asie, des ouragans d’une intensité record dans les Caraïbes et dans l’Atlantique qui ont atteint l’Irlande, des inondations dévastatrices causées par la mousson et frappant des millions de personnes, ou bien encore une terrible sécheresse en Afrique de l’Est. Nombre de ces phénomènes – des études scientifiques approfondies en révéleront le chiffre exact – portent indiscutablement la marque du changement climatique causé par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrés par les activités humaines. »

Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), précise « Tout cela met en lumière les menaces croissantes qui pèsent sur les populations, l’économie des pays et même sur les mécanismes de la vie sur Terre, si notre action ne devait pas être à la hauteur des objectifs et des ambitions incarnés par l’Accord de Paris. Une dynamique sans précédent et très réjouissante s’est créée au sein des gouvernements mais aussi dans les villes, les États, les territoires, les régions, les entreprises et la société civile. La conférence de Bonn devra servir de tremplin à tous les pays et à tous les secteurs de la société, qui seront appelés à revoir à la hausse leurs ambitions pour le climat, à déminer l’avenir de la planète et à saisir toutes les occasions offertes par une conception originale et visionnaire du développement durable. »

Source : OMM

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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