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5G : l’Anses commence à évaluer les risques sanitaires

Alors que le déploiement de la technologie de communication de 5ème génération, ou 5G, débutera en théorie en fin d’année en France, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) entame des travaux pour évaluer les risques sanitaires liés à l‘exposition des populations à ces technologies. Son rapport préliminaire pose 3 questions et souligne la nécessité de disposer de données sur les impacts sur la santé des nouvelles bandes passantes et sur les installations.l'Anses et la 5G

Des services innovants grâce à la 5G

Sur la demande de plusieurs ministères, l’Anses doit en effet conduire une expertise sur l’exposition des populations aux champs électromagnétiques des technologies de la 5G. Les résultats seront disponibles au premier trimestre 2021. Dans l’immédiat, l’agence publie un rapport préliminaire déterminant la base de ses travaux d’expertise.

La 5G promet des services innovants en s’appuyant sur de nouvelles infrastructures dans différents domaines : santé, transports, médias, industries du futur, etc. Elle s’appuiera sur de plus grandes capacités de transfert de données. En France, le lancement des premières offres est prévu pour la fin 2020. La 5G utilisera d’une part les fréquences déjà utilisées par les anciennes générations, et d’autre part deux nouvelles fréquences : 3,5 GHz et 26 GHz.

Mais des bandes passantes peu étudiées

Dans un premier temps, la bande 3,5 GHz servira pour la couverture en téléphonie mobile 5G dans des zones géographiques étendues. Puis les années suivantes, la bande 26 GHz sera utilisée pour la communication entre des objets connectés ou pour de la téléphonie mobile dans des périmètres restreints.

Pour évaluer les risques, l’Anses doit disposer d’un maximum d’informations techniques pour évaluer le risque d’impact sanitaire éventuel. Or, pour la bande passante à 3,5 GHz, elle manque de données. Ella dispose de quelques essais de mesures effectués dans cette bande, lors de l’expérimentation de la 5G par des opérateurs de téléphonie dans plusieurs villes de France. Ceux-ci constitueront l’une des sources de données.

Les 3 questions posées par le rapport préliminaire

En revanche, elle a déjà mené des travaux sur les bandes passantes de 8,3kHz à 2,45GHz. Elle se pose donc une première question : « Compte tenu du manque de données dans la bande autour de3,5GHz, peut-on extrapoler à cette bande les résultats des expertises précédentes sur les effets sanitaires des radiofréquences (8,3kHz-2,45GHz) ? ».

Pour les fréquences plus élevées (entre 20 et 60 GHz), les données sont plus abondantes dans la littérature. Mais la majorité porte sur des fréquences d’exposition supérieures à 40GHz, et seulement 3 sur les fréquences proches de la bande qui sera déployée pour la 5G. L’Anses se pose donc la question de savoir « À partir des données de la littérature disponibles dans les fréquences entre 20 et 60GHz, peut-on identifier des effets sanitaires potentiels ? »

Le Comité d’Expertise Spécialisée (CES) s’interroge enfin sur un troisième point : « Compte tenu des spécificités des signaux de la 5G, peut-on anticiper l’exposition des populations et son impact sanitaire ? »

En attendant, on assiste à un lever de boucliers des ONG contre la 5G, justement en raison du manque de données sur les impacts sanitaires, mais aussi environnementaux et sociétaux de cette nouvelle technologie. Deux d’entre elles ont même déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour annuler l’appel d’offres en cours sur l’attribution des fréquences.

Sources : Anses, Novethic

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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Une réponse sur “5G : l’Anses commence à évaluer les risques sanitaires”

  1. il faut considérer que les ondes électromagnétiques supplémentaires de la 5G se rajoutent à toutes celles déjà émises à la maison (wi-fi, multiplications des objets connectés, …) , avec des risques potentiels donc majorés par ces effets cumulatifs de « brouillard électromagnétique » pernicieux : La prévention des risques des champs électromagnétiques est prise en compte par les professionnels exposés : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/rayonnements/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=126&dossid=338

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