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Absorption du CO2 par les plantes sur leur cycle de vie (2/2)

La plantation d'arbres est-elle une solution viable pour absorber nos émissions de GES ?

Dans notre premier article, nous avons vu quand et comment les plantes absorbent le CO2 au cours de leur vie. Ici, nous allons examiner ce qu’il advient ensuite du dioxyde de carbone. Et si la plantation d’arbres est véritablement une solution pour compenser nos émissions de gaz à effet de serre.

Quand la plante meurt, le CO2 est-il relâché dans l’air ?  

Le dioxyde de carbone absorbé par la plante vivante se retrouve dans le sol sous forme de composés carbonés émis par les racines. Une fois morte, sa décomposition libère une partie du CO2 dans l’atmosphère et une partie reste au sol sous forme de déchets organiques.

Un arbre, par exemple, même vieux, ne relâche pas de carbone avant son dernier souffle. Ce n’est que lorsqu’il brûle ou se décompose que le CO2 s’échappe dans l’atmosphère.

Par conséquent, quand il est coupé et transformé en planches, un arbre continue d’emprisonner son carbone ; d’où l’intérêt d’utiliser le bois comme matériau de construction pour prolonger sa durée de rétention du CO2

Quels végétaux absorbent le plus le CO2 ?

Selon leur taux de croissance et leur durée de vie, il y a des plantes qui ont plus de capacités que d’autres à absorber du CO2, nous pouvons citer :

  • Le paulownia tomentosa : originaire de Chine, il est réputé pour sa croissance rapide et son adaptabilité à tous les types de terres. Il absorbe jusqu’à 10 fois plus de CO2 que d’autres arbres. Sa durée de vie est de 60 à 80 ans et il est très présent en France.
  • Le bambou : originaire de Chine et du Japon. Une forêt de bambou absorberait 3 fois plus de CO2 qu’un volume équivalent d’arbres selon plusieurs études. Les scientifiques dénombrent une soixantaine de genres dont la durée de vie varie entre 28 et 60 ans.
  • Le lierre : originaire probablement des régions fraîches d’Europe, il peut facilement vivre centenaire et peut même être millénaire avec une croissance rapide. Grimpant ou rampant, il est très utile pour la biodiversité.
  • L’iroko : originaire d’Afrique, cet arbre transforme le CO2 en calcaire, et le séquestre à vie. Il a été planté au Mexique et en Inde.
Absorption du CO2 par les plantes

D’autres espèces à croissance rapide son adaptés à une plantation en jardin tels que : le mélèze du Japon, le jacaranda, le sorbier des oiseleurs, le catalpa, leucalyptus gunnii, le saule pleureur, le bouleau de l’Himalaya, le cyprès de Leyland, le charme et le peuplier.

Dans la catégorie des arbres millénaires, on trouve plusieurs variétés tels que : le pin, l’olivier, le séquoia, le peuplier, le ginkgo biloba, l’if, le chêne. Dans les arbres centenaires, on peut citer le bouleau, le magnolia, le tilleul, l’acer, etc.

Planter des arbres, est-ce une solution viable pour compenser nos émissions de CO2 ?

Cela ne peut pas être la seule solution…

Ces dernières années, l’idée de planter des arbres s’invite partout comme une solution pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Les entreprises, les services publics, les compagnies aériennes, tous organisent des programmes de reforestation pour compenser leurs émissions.

Est-ce la bonne solution ?

On ne dispose pas d’espace suffisant pour planter la quantité d’arbres nécessaire à compenser nos émissions globales, à moins de détruire d’autres écosystèmes. Par ailleurs, ces émissions de GES sont bien présentes aujourd’hui alors que le captage se fait sur plusieurs décennies, si une interruption par un incendie ne vient pas réduire à néant la compensation.

Cependant ce reboisement en urgence opte souvent pour des essences à croissance rapide comme les eucalyptus et les pins et cela peut finir par poser des problèmes de biodiversité et d’assèchement des sols. La reforestation doit donc impérativement se faire avec le bon choix d’espèces variées de manière à ce que les arbres poussent dans des conditions adaptées, durant plusieurs années tout en respectant les écosystèmes et les populations locales.

En même temps, il faut arrêter la déforestation qui élimine des arbres mâtures ou vieux puits considérables de carbone. Cela va de paire avec l’entretien et la préservation des arbres et les forêts existants (et les nouvelles) ainsi qu’adopter les bonnes pratiques agricoles afin de séquestrer davantage de CO2 dans les végétaux et in fine dans les sols.

La sobriété énergétique : un des piliers pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre

La sobriété énergétique englobe toutes les actions qui visent à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre par le changement de nos habitudes. A ne pas confondre avec l’efficacité énergétique ! En effet, l’efficacité énergétique vise le même objectif mais par des moyens différents : en l’occurrence par une meilleure performance de nos équipements et infrastructures.

La sobriété fait partie des grands piliers de la transition énergétique. Selon les auteurs scientifiques des derniers rapports du GIEC, c’est un moyen incontournable de réduire efficacement nos émissions et d’atteindre la neutralité carbone. Comme l’indique Thomas Wagner sur son site Bon Pote : “pour certains secteurs, le potentiel de baisse des émissions varie entre 40 et 70% !” 

En conclusion, nous devons activer plusieurs leviers pour diminuer nos émissions au vu de la quantité astronomique de gaz à effet de serre que nous rejetons dans l’atmosphère.

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Merci à l’équipe Etudes & Conseils pour la rédaction de cette série d’articles !