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ADEME : un avis mitigé sur les LED

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Les diodes électroluminescentes (LED) représentent une technologie prometteuse en matière d’éclairage économe, selon l’Avis que vient de publier l’ADEME, notamment en raison de leur durée de vie très longue et de leur faible consommation d’énergie, mais… leurs réels atouts ne doivent pas faire oublier certains points de vigilance qui subsistent.

couts comparés des consommations électriques des lampes : led, fluocompactes et à incandescenceEncore minoritaires sur le marché, les lampes LED sont cependant de plus en plus performantes et pourraient constituer une grande partie de l’éclairage d’ici 2020. Il existe même maintenant des tubes LED qui viennent concurrencer les classiques tubes fluorescents. Après avoir défini les LED et précisé leur classement – soit selon leur spectre lumineux, soit selon leur puissance – et leurs usages, l’ADEME souligne que le marché des LED a représenté en 2016 18,5 millions d’euros et devrait quasiment doubler d’ici 2020, en passant de 35 % pour l’éclairage des bâtiments en 2017 à 61 % dans trois ans.

Les avantages retenus par l’Avis de l’agence tiennent d’abord à leur grande durée de vie (jusqu’à 40 000 heures contre 2 000 pour le halogènes et 8 000 pour les lampes fluocompactes) et à leur bonne efficacité énergétique, d’autant que celle-ci bénéficie encore d’un grand potentiel de progression. Mais les LED permettent aussi une meilleure gestion de l’éclairage (fonctions de détection de présence et de variation en fonction de la lumière du jour), supportent des cycles d’allumage et d’extinction fréquents et émettent instantanément le flux lumineux désiré. Enfin leur compacité et leur fonctionnement en très basse tension les rendent très intéressantes, ainsi que le fait qu’elles ne contiennent pas de mercure.

Cependant en ce qui concerne les tubes LED, leur substitution à des tubes fluorescents doit être limitée : elles ne doivent remplacer que les moins efficaces du point de vue énergétique et une vigilance s’impose dans leur positionnement et sur la répartition de la lumière.

Parmi les points de vigilance soulignés par l’ADEME, on relève le fait qu’elles sont peu adaptées à l’éclairage de forte puissance (en raison de la surchauffe que peut entraîner l’utilisation de nombreuses LED accolées et que leur coût d’acquisition reste encore élevé. De plus, si leur bilan environnemental est bien inférieur à celui des lampes à incandescence, il doit encore s’améliorer en raison de leur impact non négligeable lors de la fabrication. L’agence voit cependant pour ce point un avenir prometteur.

Mais elle rappelle d’autre part les précautions sanitaires soulignées par l’Anses, dont elle renvoie au rapport (daté de 2010), et que nous avions évoquées dans ces pages lors de la publication plus récente de l’avis de l’Inserm, en raison de la forte proportion de lumière bleue émise par les éclairages LED. Enfin, certaines LED ne sont pas compatibles avec des variateurs, et globalement les fonctionnalités supplémentaires (intégration de récepteur Bluetooth, haut-parleur pour diffuser de la musique, changements de couleur…) font souvent fortement baisser l’efficacité de la source LED.

Source : Avis de l’ADEME

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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