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Affichage environnemental du numérique : une obligation sur les factures de téléphone

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Depuis le 1er janvier, une mention de plus apparaît sur les factures téléphoniques. Il s’agit de l’affichage environnemental du numérique, autrement dit les émissions de gaz à effet de serre (GES) induites par la consommation de données (vidéos, streaming, réseaux sociaux, etc.). Cette information doit sensibiliser les consommateurs à l’impact de leur consommation numérique sur l’environnement et le climat.

Affichage environnemental du numérique

Un affichage environnemental du numérique obligatoire sur les factures

Les fournisseurs d’accès internet et opérateurs mobiles (FAI) doivent désormais communiquer à leurs abonnés les émissions de gaz à effet de serre liées à leurs consommations internet et mobiles. Cette obligation provient de la loi Anti-gaspillage et économie circulaire (AGEC) du 10 février 2021. Elle prévoit que les FAI informent leurs abonnés de la quantité de données consommées et indiquent l’équivalent en émissions de gaz à effet de serre. Cette obligation concerne les opérateurs physiques et virtuels et les réseaux fixes et mobiles.

L’équivalent en émissions de gaz à effet de serre – ou empreinte carbone – est exprimé en dioxyde de carbone équivalent ou CO2e. Cette unité prend en compte l’ensemble des gaz à effet de serre responsables du changement climatique ainsi que leur potentiel de réchauffement global. La méthodologie de calcul est mise à disposition des fournisseurs d’accès par l’Ademe.

Une méthodologie de calcul controversée

Méthodologie assez controversée d’ailleurs pour cet affichage environnemental du numérique, et taxée de trop simpliste par certains experts. « Si ce dispositif a tout d’une bonne idée qui ne coûte rien, il est néanmoins vertement critiqué par de nombreux experts de la tech, qui taclent une méthode faisant fi des externalités positives du numérique ainsi qu’une méthode de calcul inadaptée et défaillante. Par externalités positives, on parle évidemment des émissions que le numérique contribue à éviter. Exemple concret : mener une visioconférence de trente minutes avec un collaborateur habitant à l’autre bout du pays coûte en bande passante et génère des émissions, mais beaucoup moins qu’un déplacement de ce collaborateur pour tenir cette même réunion en présentiel », explique Les Numériques.

L’affichage environnemental du numérique comprend l’empreinte carbone de l’ensemble des équipements constituant les réseaux de télécommunication fixes et mobiles, et des box dans le cas de consommation de données via le réseau fixe. Précisons toutefois que l’empreinte carbone, bien réelle pourtant, des centres de données n’est pas comptée dans cette estimation, pas plus que celle de la multitude d’équipements que nous utilisons (TV, ordinateurs, tablettes, smartphones, etc.).

Et pourtant, loin devant la consommation de données, ce sont bien la production et l’utilisation des équipements nécessaires (terminaux, centres de données) qui pèsent lourd : elles représentent à elles seules environ 70 % des émissions de gaz à effet de serre liées au numérique. A consulter pour plus de détails et un bilan quasi exhaustif sur la pollution numérique et des conseils judicieux pour l’éviter : l’infographie réalisée par Qu’est-ce qu’on fait ?.

Sources : Ademe, Les Numériques, Ministère de la Transition écologique, Qu’est-ce qu’on fait ?

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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