Blog d’Eco CO2

Vous donner les clés pour comprendre et agir pour la transition énergétique

Appel d’offres éolien maritime : le SER et France Energie Eolienne réagissent

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Les professionnels du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), comme ceux de France Energie Eolienne (FEE séparée du SER depuis juin 2012), saluent l’annonce du lancement du deuxième appel d’offres pour l’installation d’éoliennes en mer, mais rappellent qu’ils attendent aussi des mesures pour relancer l’éolien terrestre.

eolien offshoreAvec une capacité prévue par le second appel d’offres de 1 000 MW en deux zones, ajoutée à celle de 2 000 MW du premier en quatre zones, les professionnels estiment qu’un troisième appel d’offres d’éolien maritime, bénéficiant des retours d’expériences des deux premiers, est nécessaire pour une date très prochaine, afin de contribuer à atteindre l’objectif français de 6 000 MW en 2020.

Mais, souligne le SER, « le développement du parc éolien terrestre connaît actuellement un fort ralentissement malgré ses atouts économiques » « du fait des nombreux freins qui obèrent sa croissance. »  Ce que rappelle aussi FEE en dressant un bilan très nuancé des schémas régionaux éoliens (SRE, devenus les volets éoliens des Schémas Régionaux Climat Air Energie : SRCAE), deux ans après leur mise en place : « 7 SRE ont été jugés « positifs », 8 SRE jugés « corrects » et 6 SRE jugés « insuffisants », selon 3 critères : la qualité de la concertation menée, l’adéquation avec le potentiel de la région et la taille des zones proposées prenant en compte les contraintes. »

Si FEE souligne aussi « le concours bienvenu du deuxième appel d’offres lancé (…) par le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie » , il souligne parallèlement qu’en ce qui concerne l’éolien terrestre, « la plupart des zones favorables n’accueilleront jamais d’éoliennes, car celles-ci restent soumises aux carcans administratifs et réglementaires existants. » FEE s’inquiète des raccordements au coût renchéri et du fait que, malgré un potentiel éolien réel, 2012 a enregistré deux fois moins de mégawatts raccordés.

L’un et l’autre terminent leur communiqué en appelant donc à de nouvelles mesures pour l’éolien terrestre.  Et, tandis que FEE, tout en appellant  de ses vœux  « de nouveaux appels d’offres offshore en ligne avec les objectifs de 2020 » , formule pour 2013 des vœux très précis :

  • La suppression des ZDE,
  • La suppression du plancher de 5 éoliennes minimum par parc
  • Des coûts de raccordement au réseau acceptables
  • Le passage de l’éolien à l’ICPE déclaratif
  • Et, surtout, un nouvel arrêté tarifaire notifié à la Commission européenne, sans lequel l’ensemble de l’éolien en France reste profondément compromis.

Jean-Louis Bal, Président du SER, rappelle que « l’énergie éolienne dans ses composantes terrestres et maritimes joue un rôle stratégique en termes de production d’énergie et de création d’emplois puisque l’atteinte des objectifs 2020 permettra de créer 50 000 emplois supplémentaires et de fournir 10 % de notre électricité. »

Sources : SER, FEE

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Abonnez-nous au blog !

Les derniers articles

Articles similaires

Abonnez-nous au blog !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.