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Belgique : un « non au nucléaire » de plus ?

Centrale nucléaire en BelgiqueAprès l’Allemagne, la Suisse et l’Italie, voilà que la Belgique envisage de sortir du  nucléaire. En effet, les partis politiques qui négocient un accord pour la formation – enfin – d’un nouveau gouvernement ont annoncé la fermeture « sous condition », d’ici 2025, des deux centrales en activité dans le pays, Doel et Tihange, qui comptent au total 7 réacteurs.

Les trois réacteurs les plus anciens s’arrêteraient d’ici quatre ans, suivis des quatre autres à une échéance guère plus lointaine, à condition toutefois que le pays trouve d’ici là un approvisionnement lui permettant de garantir sa sécurité électrique. Le porte-parole du ministre de l’énergie et du climat belge a confirmé ainsi l’information donnée par les médias du pays :

S’il s’avère que nous ne sommes pas confrontés à des coupures et à une flambée des prix, nous avons l’intention de nous tenir à la loi de 2003 sur une sortie du nucléaire.

Le nucléaire représente actuellement plus de la moitié de la production électrique belge. Le pays espère déjà tirer d’ici 2020 20 % de son électricité des sources renouvelables. Or actuellement 1,4 % provient de l’éolien, 0,8 % du solaire et 7 % de l’hydroélectricité, la biométhanisation et les pompes à chaleur. De gros investissements s’avèreront indispensables pour doubler cette production dans le temps imparti. Noémie Laumont, secrétaire générale d’Edora (Fédération de l’Energie d’Origine Renouvelable et Alternative) estime que cette décision entrainera de nouveaux choix énergétiques :

Ce sera impérativement un mix équilibré de différentes sources d’énergies renouvelables, comme l’électricité venant du vent et du soleil qui sont variables et d’autres sources comme la biomasse qui sont plus facilement réglables. À cela, vous pouvez également ajouter l’hydroélectricité et la géothermie qui sont des sources très stables de production. Donc l’important c’est vraiment d’équilibrer les différentes sources de manière à ce que la production puisse répondre à la demande en électricité.

La position de la coalition actuellement en discussion pour la formation d’un gouvernement renoue avec le principe de sortie du nucléaire voté par la Belgique en 2003. Depuis, en 2009, un accord avait pourtant été signé pour prolonger de dix ans utilisation des trois réacteurs les plus anciens. Accord jamais ratifié par le Parlement cependant, du fait de « l’absence » de gouvernement en Belgique depuis lors.

Cette décision ne fait pas du tout l’affaire de GDF-Suez, propriétaire, par l’intermédiaire de sa filiale, Electrabel, des deux centrales belges, et pour qui c’était jusqu’à présent la seule référence d’exploitant de réacteurs nucléaires pour exporter son savoir-faire. Cela pourrait effectivement remettre en  question ses ambitions pour construire  des centrales au Brésil ou en Grande-Bretagne, où le groupe est avec Iberdrola candidat à la construction de sites.

Sources : RTL, l’Express, Enerzine, Les Echos

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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Une réponse sur “Belgique : un « non au nucléaire » de plus ?”

  1. Pas de problème pour la sécurité énergétique en Belgique avec l’arrêt du nucléaire, comme cela est expliqué :
    http://web4.ecolo.be/?Securite-d-approvisionnement-en

    (voir le détail dans le fichier indiqué).

    D’autres informations :
    http://energeia.voila.net/nucle/nucleaire.htm

    où l’on voit que le nucléaire n’a aucun avenir économique, mais est parfois imposé sans tenir compte des réalités comptables ni de l’intérêt des populations.

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