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Chauffage au bois : des atouts multiples à promouvoir, selon le SER

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poele boisRTE venant d’annoncer que le passage de l’hiver risquait de se révéler « délicat » sur le plan électrique en cas de grand froid, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) saisit l’occasion pour rappeler que le chauffage au bois présente beaucoup d’avantages à la fois pour le mix énergétique, pour faire baisser la facture de chauffage et pour lutter contre le changement climatique. Il en profite pour proposer différentes actions en vue de le promouvoir.

Le chauffage au bois représente, selon le SER, un complément de chauffage idéal qui s’adapte aux caractéristiques des maisons individuelles. C’est un outil indispensable à la réduction de la pointe de consommation électrique et des consommations des énergies fossiles. Il s’agit en effet généralement d’une énergie complémentaire : 80 % des maisons utilisatrices s’en servent en complément d’une autre énergie de chauffage : ainsi près de 50 % des maisons chauffées à l’électricité sont aussi équipées d’un appareil de chauffage au bois, soit 3,5 millions de ménages. Auxquels s’ajoutent 4 millions de foyers chauffés avec une énergie fossile : ce taux d’équipements permet de produire 5 à 10 GW en période de grand froid.

Le bois est donc, pour se chauffer, la première source d’énergie renouvelable utilisée en France : 7,5 millions de ménages étaient totalement ou partiellement chauffés au bois en 2013, chiffre aujourd’hui estimé à 8 millions : foyer fermé/insert, poêle, cuisinière, installés dans une pièce de vie, ou chaudière fonctionnant au bois bûche ou granulés de bois,  installée dans une pièce de service. A l’horizon 2020, les objectifs nationaux sont fixés à 9 millions de ménages équipés d’un chauffage au bois. Les Français consomment par an 50 millions de stères de bois bûche et un million de tonnes de granulés, qui proviennent de deux approvisionnements différents : la valorisation des déchets de l’industrie forestière ou de celle du bois, et l’exploitation en forêt.

Les performances des appareils de chauffage au bois ont évolué avec la création du label « Flamme Verte » initié par les industriels de la filière, avec le concours de l’Ademe, en 2000. Les rendements énergétiques des appareils ont augmenté de 30 % en moins de 10 ans, en même temps que les émissions de monoxyde de carbone et de particules fines diminuaient, grâce à la labellisation. Celle-ci répond déjà aux exigences d’une directive européenne qui s’imposera en 2022. Cette labellisation va évoluer jusqu’en 2020 : sur les trois classes actuelles (5, 6 et 7 étoiles), seuls les produits 7 étoiles demeureront éligibles au label.

Le SER rappelle que la filière emploie, directement ou indirectement, 20 000 personnes et propose, pour développer le bois énergie dans l’habitat domestique, une série de 7 actions dont un soutien plus important aux énergies renouvelables dans le cadre des aides nationales, l’intégration de la création d’un conduit de fumée dans les travaux éligibles à ces aides et sa préservation dans les maisons neuves, l’incitation des collectivités locales à des opérations de renouvellement du parc installé, avec prime à la casse,, le lancement d’une promotion sur les bonnes pratiques du chauffage au bois et l’abaissement du taux de la TVA de 10 % actuel à 5,5 % pour les combustibles bois.

Source : SER

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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