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Circulation routière : l’augmentation très forte dans les années 90 s’est fortement ralentie depuis 2003

rond point et circulation routiereLe Commissariat Général au Développement Durable vient de publier les chiffres de l’évolution de la circulation routière en France sur les vingt dernières années. Globalement, si celle-ci a considérablement augmenté entre 1990 et 2003 (+ 31,7 %, soit 2,1 % par an), elle ne s’est accrue que de 1,4 % entre 2003 et 2010 (+ 0,2 % par an).

Si le parc automobile a beaucoup grossi pendant ces années, le parcours moyen des véhicules a, lui, légèrement diminué :

Le développement de la circulation depuis 1990 résulte d’une augmentation de la taille du parc de véhicules immatriculés en France (+ 33,9 %) tempérée par une légère baisse de leur utilisation annuelle moyenne (- 2,0 %), ainsi que de la forte progression de la circulation des véhicules immatriculés à l’étranger (+ 81,5 %) .

Des ménages souvent « multi-équipés »

En fait, depuis quelques temps les habitudes des ménages, pourtant de plus en plus équipés en voitures particulières (beaucoup en ont deux) changent, sous la double influence de la hausse des prix du carburant et de l’intensité de la circulation urbaine. En ville, ils privilégient maintenant les transports en communs :

Le développement du multi-équipement automobile des ménages (1,25 voiture par ménage en 2008 contre 1,15 en 1994) s’accompagne d’un vieillissement du parc et d’un moindre usage individuel de chaque véhicule en particulier à partir de 2000 : ces véhicules parcourent en moyenne 12 700 km par an en 2010, en retrait de 5,7 % par rapport à 2000.

Pour les déplacements quotidiens, le train a progressé de 4,4 % par an depuis 1995, et  les transports en commun urbains de 2,6 % par an. Mais la stagnation de la circulation routière de ces dernières années a aussi profité aux transports en commun sur les « longues distances » : « Entre 1995 et 2010, le transport ferroviaire de voyageurs « grandes lignes » a augmenté de 2,9 % par an et celui par cars interurbains de 3,7 %. » Du coup les bus et les cars qui avaient connu une croissance plus faible en 1995 et 2001 ont vu celle-ci s’accélérer progressivement (+ 5 % en 2007, + 6 % en 2008). De même, la circulation des deux-roues motorisés a doublé en 20 ans et représente maintenant 2,5 % de la circulation globale.

Des camions  et des touristes toujours nombreux

La circulation des véhicules de transport de marchandises routiers s’est fortement accrue jusqu’en 2007 (+ 41,3 % depuis 1990). Mais, stoppée par la crise économique en 2008, elle n’a pas encore retrouvé son niveau de l’année précédente. Elle représentait en 2007 6 % de la circulation globale contre 5,1 % en 2010. Par contre la circulation des véhicules utilitaires légers est trois fois plus élevée que celle des poids lourds et a augmenté de 46,6 % en 20 ans.

La circulation en France des véhicules immatriculés à l’étranger  est, quant à elle, très dynamique. En ce qui concerne les poids lourds, tout d’abord :

La France est non seulement un pays touristique, d’échange de marchandises, mais également un pays de transit. Le transport routier de marchandises (TRM) français est concurrencé par le TRM des autres pays européens. En vingt ans, la part du transport routier sous pavillon étranger sur le territoire français a plus que doublé passant de 13,9 % en 1990 à 31,5 % en 2010 en termes de véhicules-kilomètres (véh-km). Les poids lourds immatriculés à l’étranger profitent du développement des échanges internationaux dans le contexte d’élargissement de l’Union européenne.

Il en va de même pour les voitures particulières immatriculées à l’étranger : elles représentent actuellement 4,6 % de la circulation globale, contre 3,8 % en 1990. Cette circulation s’est intensifiée avec l’essor du tourisme : « Outre sa propre attractivité, la France est également traversée par les touristes du nord de l’Europe se rendant dans la péninsule ibérique. Après une forte baisse due à la crise économique, la circulation touristique a repris en 2010 (+ 3 %). »

Des autoroutes qui s’allongent

La circulation sur les autoroutes a pratiquement doublé en 20 ans (+ 93,8 %), mais elle a progressé plus lentement sur les autres axes routiers (+ 17,8 %). Mais les réseaux se  sont aussi développés différemment :

Globalement le réseau routier est passé de 927 000 kilomètres en 1990 à 1 050 000 kilomètres en 2010. Le réseau autoroutier a été le plus dynamique avec une croissance de 67 % passant de 6 800 km à 11 400 km. Dans la même période, le réseau des autres routes s’est accru de 13,4 % entre 1990 et 2010.

Et de plus en plus de diesel

Enfin, l’étude note une forte évolution des véhicules diesel qui ont gagné une grosse part du marché des voitures particulières, et en parallèle le recul des voitures à essence, souvent plus âgés. Avec un petit bémol cependant, les émissions de particules, qui ne régressent pas malgré l’équipement actuel des véhicules diesel de filtres à particules :

Ainsi, les véhicules diesel représentaient 21,6 % du parc roulant en 1990 et près de trois fois plus en 2010 (62,8 %). L’obligation du pot catalytique sur les véhicules neufs, instaurée en 1996, et la diffusion des filtres à particules ont permis de réduire significativement les émissions de particules de chaque véhicule, mais la croissance du parc conduit à un accroissement du volume global émis.

Source : Commissariat Général au Développement Durable, enerzine (image)

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Une réponse sur “Circulation routière : l’augmentation très forte dans les années 90 s’est fortement ralentie depuis 2003”

  1. Dans ma ville, le covoituring s’est beaucoup développé. Tout le monde se retrouve à la sortie de la ville, on se regroupe et on roule vers toulouse ou albi. Le soir on fait la même chose et parfois avec un autre chauffeur. Je crois que cela élimine une vingtaine de voiture de notre village.

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