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Climatisation de confort : l’ADEME publie un état des lieux

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L’ADEME présente une nouvelle étude sur La climatisation de confort dans les bâtiments résidentiels et tertiaires. Elle a pour objectif de réaliser un état des lieux à 2020 sur les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre (GES) de ces équipements, responsable aujourd’hui de près de 5% des émissions d’équivalent CO2 du secteur bâtiment.

Une augmentation importante des équipements de climatisation de confort

L’augmentation des périodes de canicule de ces dernières années, tant en fréquence et en durée qu’en intensité, ont poussé de nombreux ménages à s’équiper en climatisation de confort. Le taux d’équipement est ainsi passé de 14 % en 2016 à 25 % en 2020. En 2020, il s’est ainsi vendu plus de 800 000 équipements. Ce chiffre, stabilisé sur les années précédentes, se situait plutôt autour de 350 000.

L’étude de l’ADEME met aussi en avant des disparités d’équipements en fonction de plusieurs critères. Le type d’habitation joue son rôle : les propriétaires de maisons individuelles s’équipent plus (31 %) que les ménages qui habitent en logement collectif (20 %). La catégorie socio-professionnelle compte également : 37 % parmi les professions libérales, cadres et professions intellectuelles supérieures, mais 19 % dans les ménages inactifs ou sans emploi. Enfin le lieu d’habitation est bien sûr déterminant : on s’équipe nettement plus dans le Sud-Est et de la Corse (47% des habitants) qu’en Bretagne (11% seulement).

La disparité est également grande dans les bâtiments du secteur tertiaire. 7 % de la surface des établissement d’enseignement bénéficient d’une climatisation de confort. Mais ce chiffre s’élève à 64 % pour ceux consacrés aux activités de bureaux. Dans les centres commerciaux, l’équipement est systématique.

Des impacts sur la consommation d’électricité et sur les émissions de GES

Plusieurs technologies de climatisation de confort coexistent actuellement : climatiseurs mobiles plutôt dans les appartements), PAC réversibles (maisons individuelles), groupes de froid (grands immeubles), systèmes dits « Roof Top » (entrepôts et grandes surfaces commerciales). Ils engendrent des consommations et des émissions de GES différentes. Le climatiseur mobile affiche ainsi le plus bas rendement énergétique.

En 2020, la consommation des climatiseurs du secteur résidentiel est évaluée à 4,9 TWh, dont 75% est issue des maisons individuelles, et à 10,6 TWh pour le secteur tertiaire, dont les ¾ proviennent des bureaux et commerces. Les émissions de gaz à effet de serre dépendent fortement des fluides frigorigènes, de pouvoir réchauffant élevé, présents dans les équipements. Au final, les émissions de gaz à effet de serre relatifs aux fluides sont plus de 2 fois plus importantes que les émissions liées à la consommation d’électricité.

La climatisation de confort est encore appelée à se développer, avec le réchauffement de la planète. L’évolution technologique peut apporter des réponses à terme. Cependant, il appartient surtout à chacun d’en limiter son impact au maximum. En effet, les évolutions des comportements des utilisateurs professionnels et des ménages peuvent constituer un réel levier de réduction de l’empreinte environnementale de la climatisation.

Source : ADEME

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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