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CO2, pollen et… rhume des foins !

allergies, pollen, rhume des foinsUne étude européenne présentée lors de la Conférence annuelle des Géosciences, l’EGU (European Geosciences Union) démontre une corrélation entre l’augmentation des émissions de CO2 et l’augmentation des pollens dans les villes européennes. Résultat : une augmentation des rhinites allergiques, ce fameux rhume des foins qui donnent nez qui coule, yeux qui pleurent et crises d’éternuement à approximativement le tiers d’entre nous !

Les scientifiques de 13 pays européens ont étudié les niveaux de pollen émis par 20 espèces de plantes et d’arbres (dont 9 particulièrement connues pour leur pollen allergène) en croisant les données collectées au niveau des stations et les informations sur les arbres en provenance de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture). Pour 60 % des arbres étudiés, ils ont constaté la même augmentation de pollen depuis une dizaine d’années.

Après avoir éliminé plusieurs autres facteurs, les scientifiques se sont rendus à l’évidence. Ainsi, Annette Menzel, de l’Université technique de Munich, a expliqué, au micro de la BBC :

Nous pensions que l’augmentation des pollens était liée à l’usage des sols, mais le problème ne vient pas de là. Nous nous sommes alors tournés vers le changement des températures, sans succès. Nous avons finalement analysé les quantités de CO2 dans l’air. Et nous savons par expérience, que ce soit dans la nature ou en laboratoire, que le CO2 favorise la production de pollens des arbres.

En Grande-Bretagne, entre 2001 et 2005, les médecins ont constaté une augmentation de 30 % des rhinites allergiques, En Allemagne, les pollens allergènes disparaissent seulement en novembre. Ces périodes d’allergies s’allongent en fait avec l’introduction de plantes exotiques. Mais fait étrange : la production des pollens augmente en ville avec la progression des concentrations de CO2, mais pas en campagne. Les scientifiques estiment que ce phénomène est lié à l’espérance de vie plus longue des molécules d’ozone à la campagne.

Pour lutter contre les allergies et donc les rhumes des foins, les scientifiques suggèrent aux municipalités de mieux choisir les arbres dont elles veulent orner les parcs et les avenues, et d’éviter entre autres les bouleaux et les arbres exotiques (qui prolongent inutilement la saison des allergies) :

Les urbanistes devraient être alertés sur ce genre de problème. Ils plantent souvent du bouleau à cause de sa jolie couleur argentée, mais ils ne savent pas que ces arbres sont à l’origine de problèmes allergiques.

Ces premiers résultats devront cependant encore  être approfondis pour mieux comprendre le mécanisme qui provoque une réaction des arbres au dioxyde de carbone, mais le premier remède à cet état de fait reste une évidence : il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Sources : Le Journal de l’Environnement, 20 minutes, 7 sur 7

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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