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Combien d’électricité gaspillent nos comportements ?

combien consomme cet appareil électrique ?La consommation électrique européenne, même si elle se stabilise ces dernières années, a connu dans les cinquante dernières années une croissance exponentielle. Nos comportements et une envie de confort toujours plus poussée font partie des causes. Les veilles si confortables pour éviter de se déplacer (ou d’attendre) pour utiliser un appareil, dont nous avons souvent parlé, représentent dans chaque logement un gaspillage d’électricité connu et important. Mais lorsque nous dormons, ce gaspillage d’électricité va encore plus loin, comme nous l’explique Terra Eco, qui en effectue un passage en revue, et Topten, comparateur d’achat soutenu par l’Ademe et initié par le WWF-France et l’association de consommateurs CLCV.

Premier poste de gaspillage « de confort » : le chauffage. Malgré des conseils répétés – 16° à 17° dans les chambres la nuit – de nombreux Français ont encore tendance à monter le thermostat lorsqu’ils vont se coucher, afin d’y maintenir plus de 19° pour dormir. Or, le chauffage représente 61,3 % (Ademe) de la consommation globale d’énergie des ménages : 7 % économisés (en moyenne) pour 1 degré de moins ne représentent donc pas un luxe. Le tout-électrique, fortement encouragé dans les années 70, représente maintenant une pénalisation pour les ménages. En ce qui concerne le chauffage, c’est aux heures où l’électricité est la plus chère, les « heures pleines », qu’on en a le plus besoin : en journée. Mais aussi pour l’eau chaude sanitaire : même reporté en « heures creuses », le chauffage des  ballons électriques – de plus pas toujours adaptés à la taille de la famille – représente la solution la plus gaspilleuse pour chauffer de l’eau.

Certaines consommations restent cependant, même de nuit, incompressibles : VMC, réfrigérateurs et congélateurs doivent continuer à fonctionner, d’où l’avantage d’investir dans des appareils plus économes (classe A+++ ou A++). La box internet, bien que gourmande, fait également partie de ces consommations indispensables, car elle fournit la ligne téléphonique de la maison.

Restent toutes ces veilles dont, pour une certaine catégorie, nous pourrions envisager de nous passer à peu de frais. Même si celles-ci sont de moins en moins gourmandes, réglementation européenne impose (depuis 2010, elle en limite la puissance, pour certains produits, à 0,5 W), et que les fabricants ont développé des technologies plus sobres, elles représentent toujours un coût certain, en raison de leur accumulation. La Commission Européenne estime que, si rien n’est fait pour les contrer, elles pourraient représenter 100 TWh par an à l’horizon 2020. Topten donne ainsi l’exemple d’une famille « typique » :

Une famille équipée par exemple: d’une chaîne hi-fi assez ancienne (5 Watts en veille), d’une grande télévision à écran plat (0,5 Watt en veille), d’une ancienne télé plus petite dans la chambre (3 Watts en veille), d’un lecteur DVD (1,5 Watts en veille), d’une console de jeux (4 Watts en veille « connectée »), d’un ordinateur et d’une imprimante qui restent en veille (8 Watts), d’un four à micro-onde (1,5 Watts en veille), de téléphones sans fil (4 Watts en veille), d’un grille-pain (1 Watt en veille), d’une machine à café (3 Watt en veille), d’un lave-vaisselle (1 Watt en veille), d’un lave-linge (1,5 Watts en veille), de 2 chargeurs de téléphone portable laissés branchés (1 Watt en veille)

… accumule déjà 35 Watt de puissances en veille, l’équivalent d’une ampoule halogène laissée allumée en permanence 24h/24!

En réalité, s’y ajouteront en général de nombreuses autres veilles plus ou moins cachées, comme celles d’un boîtier d’alarme, d’une porte de garage automatique, de la chaudière de la maison, du chauffe-eau, d’un climatiseur éventuel, de plaques à induction, de divers gadgets électroniques laissés branchés, de certains luminaires, etc.

Au total, la puissance totale des veilles dans un foyer peut facilement monter à plus de 60 W, ce qui représente un gaspillage de près de 100 € par an sur la facture.

Ainsi, selon l’Ademe, leur consommation a augmenté de 30 % au cours des dix dernières années et peut aller jusqu’à 300 KWh à 500 KWh par logement et par an, même si leur puissance est limitée (celle-ci a tendance maintenant à baisser, mais peut encore être beaucoup plus importante pour des équipements achetés avant 2010), en raison de leur accumulation. Surtout qu’à côté des « visibles » (les petits points rouges, bleus ou verts, allumés un peu partout), il existe celle plus insidieuses car cachées : porte de garage automatique, plaque à induction, comme le cite Topten, mais aussi téléphones sans fil et bien d’autres, qui peuvent difficilement être évitées. L’Ademe dénombre ainsi de 15 à 50 équipements électriques dotés de veille dans les ménages français.

Rappelons qu’actuellement, il faut plus de la production totale de deux réacteurs nucléaires par an pour alimenter toutes les veilles de France (voir notre article du 17/07/2013). Une raison de plus pour se passer de celles, visibles, que l’on peut éteindre à peu de frais (à l’aide d’une prise multiple à interrupteur par exemple) !

Sources : Terra Eco, Topten

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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