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Comment faire adopter l’utilisation et l’adoption de solutions de maîtrise de l’énergie par les ménages ? (1)

L’équilibre du système électrique français entre production et consommation passe de plus en plus par la demande et met l’utilisateur au centre de tout dispositif. Pour réduire leur consommation d’énergie, les ménages doivent être suffisamment informés. Mais dans quelle mesure adopteront-ils les solutions proposées ? Quels sont les facteurs qui les y encouragent ? Et surtout quels services leur permettront de réaliser des économies en les incitant à adapter leurs pratiques d’usage ? Cette manière d’apporter plus de valeur ajoutée aux différents utilisateurs, ainsi que la démarche à mettre en œuvre pour des services équitables et équilibrés ont fait l’objet d’un atelier-débat, organisé par l’ADEME et Alphéeis, TBH Alliancecabinet d’études spécialisé dans les domaines de l’énergie et de l’environnement. Atelier qui portait sur les retours d’expérimentation en France et auquel participait Eco CO2, initiateur du programme TBH.

Cet atelier a mis en évidence une demande encore faible des ménages pour les équipements de suivi de consommation, mais a aussi montré qu’une information sur les consommations d’énergie peut se révéler un tremplin pour une plus grande culture de l’énergie, avec cependant de nombreuses exigences pour permettre les économies attendues, ainsi qu’une nécessité de traduire les enjeux liés à la recherche de flexibilité pour l’utilisateur et de mettre celui-ci au centre de la démarche.

Des services peu demandés par les ménages

Les services d’information sur la consommation d’énergie restent encore peu demandés par les ménages, malgré une appétence pour une meilleure information et surtout pour la réalisation d’économies financières. Défaut de motivation qui s’expliquerait par une culture d’énergie déficitaire et surtout par un système d’injonction plus large que les économies d’énergie (injonction hygiénistes, recherche du confort). Cela conduit à l’impression pour les ménages que les efforts à produire apparaissent supérieurs aux gains potentiels. Les programmes de maîtrise de l’énergie doivent donc prendre en compte la complexité des systèmes d’arbitrage des ménages.

Des économies difficiles à quantifier, mais un tremplin pour une culture de l’énergie

Des outils peuvent aider les ménages à mieux comprendre leur consommation d’énergie et à renforcer cette culture de l’énergie nécessaire, mais leurs apports en termes d’économies d’énergie restent actuellement difficiles à quantifier. Les retours d’expérience de systèmes d’affichage montrent que ces dispositifs d’information peuvent permettre des apprentissages et conduire les ménages à une modification de certaines de leurs pratiques, mais il s’agit plus d’un ajustement, qui leur semble suffisant, que d’une profonde réforme. Cela rend les économies d’autant plus difficiles à quantifier, car elles peuvent se révéler faibles dans le cadre d’un ajustement, mais de plus il n’existe pas de méthodologie de référence pour ce calcul. Cependant l’information sur la consommation d’énergie aide à la constitution d’une véritable culture de l’énergie, apport qu’il conviendrait de valoriser davantage dans le déploiement de ces services.

Pour aider véritablement les ménages dans leurs recherches d’économies d’énergie, des informations suffisamment précises, variées mais adaptées à leur contexte sont nécessaires. Mais une information efficace doit répondre à plusieurs exigences, permettre aux ménages d’interroger leur pratique et s’adapter dans le temps aux besoins d’information des différents utilisateurs. Le but est donc de les amener à s’interroger sur leurs pratiques quotidiennes et de leur permettre de faire le lien entre celles-ci et leur consommation d’énergie.

Ces informations doivent être riches et variées, à la fois dans la forme et dans le contenu, mais utiliser un langage compréhensible par tous : clarté et lisibilité sont essentielles. L’affichage des consommations en temps réel et la visualisation de la courbe de charge peuvent aider les ménages à faire le lien entre leurs pratiques et leur consommation. De plus une répartition par poste, et idéalement par appareil, apparaît utile et demandée,mais pose une question de faisabilité pour un déploiement à grande échelle. Par contre, le simple suivi de l’index suscite peu d’intérêt.

De même comparer sa propre consommation à celle de ménages similaires intéressent peu les foyers qui préfèrent une autoréférence. Cette comparaison pose d’une part un problème de crédibilité et peut apparaître comme stigmatisante et culpabilisante. L’autoréférence apparaît donc comme plus crédible et peut permettre une démarche de de progrès, et l’établissement d’un objectif d’économie d’énergie comme une voie prometteuse, selon les premiers retours d’expérience.

Mais d’autres démarches montrent aussi des pistes intéressantes : elles feront l’objet d’une seconde partie.

Source : Alphéeis

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