Vous donner les clés pour comprendre et agir pour la transition énergétique

Comment utiliser l’eau de pluie ? (1)

L’eau est un bien précieux à économiser, c’est certain, mais  si la récupération de l’eau de pluie pour certains usages et sous certaines conditions permet au consommateur de faire des économies sur sa facture, présente par ailleurs un intérêt certain en limitant les impacts des rejets d’eau pluvial en milieu urbain et doit être à ce titre favorisée, il ne faut cependant pas perdre de vue qu’il s’agit d’une eau non potable qui ne doit pas être utilisée pour la consommation humaine. Cette première partie est consacrée aux utilisations sans risque de l’eau de pluie, soit essentiellement à l’extérieur des habitations.

L’eau de pluie que nous pouvons récupérer provient principalement du ruissellement sur le toit de notre maison, dirigé via les gouttières vers des systèmes de stockage dédiés (on en trouve maintenant partout) ou improvisés. Elle est donc contaminée microbiologiquement (lors du ruissellement ou dans la cuve de stockage : elle peut donc contenir des micro-organismes pathogènes) et chimiquement (pesticides dans la pluie, métaux par ruissellement sur le toit, etc.). « Elle ne respecte pas les limites de qualité fixées par le code de la santé publique pour les eaux destinées à la consommation humaine (dites « eaux potables ») » rappelle le ministère de la Santé.

Mais d’un autre côté, la rejeter, comme c’est encore majoritairement le cas, dans les égouts représente un gâchis énorme, alors qu’il existe plusieurs possibilités de l’utiliser. Par exemple, à l’extérieur de l’habitation, cela ne pose aucun problème. Elle peut servir pour tous les usages domestiques extérieurs au bâtiment :

  • arroser le jardin ou les plantes, bien entendu,
  • mais aussi laver son véhicule (200 litres utilisés en moyenne pour un lavage de voiture à la maison, l’eau de pluie représente dans ce cas une économie non négligeable).
  • Sous conditions, elle peut aussi servir à remplir une piscine ou y faire l’appoint d’eau : elle représente là une bonne alternative à l’appauvrissement des ressources naturelles par la prolifération des piscines privées. Mais dans ce cas, elle doit être filtrée et traitée pour répondre aux exigences sanitaires.

A l’intérieur des bâtiments, elle peut être utilisée :

  • pour le lavage des sols
  • et l’évacuation des petits et gros besoins
  • « et, à titre expérimental et sous conditions, pour le lavage du linge » précise même le ministère du Développement Durable, même si son intérêt reste modeste pour les usages domestiques (hors chasse d’eau), et les économies limitées.

Sources : Ministère du Développement Durable, Ministère de la Santé, Eau de pluie