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Compétitivité et emploi dans le filière française solaire d’ici 2023

solaireInitiée en 2016 par Enerplan (syndicat des professionnels de l’énergie solaire) en partenariat avec l’Ademe, une étude prospective intitulée  Compétitivité et emploi de la filière solaire française d’ici 2023  montre que 25 000 emplois pourraient être créés partout en France par une filière solaire qui confire sa compétitivité.

L’étude évalue les coûts et bénéfices actuels de la filière solaire et effectue une projection réaliste des retombées socio-économiques jusqu’en 2023 (objectif de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie – PPE). Elle s’intéresse aux 3 principaux segments de développement de l’énergie solaire : les centrales photovoltaïques au sol, les installations photovoltaïques sur bâtiment et la chaleur solaire.

En ce qui concerne les centrales photovoltaïques au sol, l’étude constate une compétitivité soutenue avec une baisse des coûts (-10 % en 2015 par rapport à 2014), et une autre à prévoir d’environ 20 % d’ici2025. Le coût de production des grandes centrales solaires du Sud de le France devrait passer de 66 € le mégawattheure (MWh) aujourd’hui à 50 € le MWh en 2025.

Pour les installations photovoltaïques sur bâtiment, les progrès de compétitivité devraient dynamiser le marché de l’autoconsommation : rentabilité en PACA sans soutien pour les grandes toitures pour un taux d’autoconsommation de 90 %, et en 2018/2019 pour les moyennes toitures, avec une baisse des coûts de production de 10 % entre 2014 et 2015 et une baisse de 25 % projetée d’ici 2025. Dans le résidentiel, les solutions surimposées (arrêté en cours de rédaction) devraient entraîner une baisse rapide des coûts de production (25 % environ), l’intégré au bâti se positionnera alors sur le neuf. De plus, la baisse du coût des composants, l’effet volume et la professionnalisation de la filière devraient conduire à une baisse de 35 % d’ici 2025.

« L’ensemble des scénarios envisagés démontre que l’objectif de la PPE pour l’électricité solaire devrait être atteignable, avec à la clé au moins 10 000 emplois supplémentaires d’ici 2023 par rapport à 2016, atteignant ainsi plus de 21 000 emplois en France. Le scénario ambitieux (+10% par rapport à l’objectif haut de la PPE pour le PV) permettrait d’augmenter la création d’emplois à 16 000 emplois supplémentaires d’ici 2023. (…) Ce déploiement de la filière est aussi synonyme de bénéfices environnementaux significatifs (plus de 5 millions de tonnes de CO2 évitées / an en 2023), ainsi que de retombées fiscales importantes versées aux collectivités (183 M€/an) » souligne l’étude.

Concernant la filière de la chaleur solaire, son rebond dépendra en grande partie de la stratégie bas carbone mise en œuvre pour abaisser les émissions de CO2 dans le parc bâti, ainsi que d’une prise en compte efficace dans la réglementation énergétique dans le neuf. On constate une stabilité des coûts après une baisse de 15 à 20 % entre 2010 et 2015. Cette baisse de coût pourrait permettre au solaire thermique collectif de devenir une solution compétitive dès 2019/2020 dans le Sud de la France : « Les objectifs fixés par la PPE qui permettraient ces retombés socio-économiques significatives ne seront atteignables qu’avec la mise en œuvre d’une stratégie bas carbone s’accompagnant avec une structuration dynamique de l’offre et d’une amélioration du nouveau cadre réglementaire dans le neuf où les ENR thermiques, au sens plus large, doivent pouvoir prendre une place. »

Source : Enerplan

 

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