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Consommations et dépenses d’énergie des communes : une étude de l’ADEME (2)

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Bien qu’il n’y ait pas souvent de personnel s’occupant à temps plein de l’énergie dans les communes, et dans 4 sur 10 seulement un élu en charge de ce secteur, les communes ont mené ces dernières années des actions de maîtrise de l’énergie et commencent à se tourner vers les énergies renouvelables.

Pour bien traiter, il faut connaître les consommations. Pour les communes disposant d’un personnel s’occupant de l’énergie, on constate que près de la moitié d’entre eux effectuent un relevé mensuel, voire plus fréquemment (notamment dans les villes de plus de 50 000 habitants : une mission assurée pour moitié par du personnel administratif et pour l’autre par du personnel technique. Mais la mise en place et l’informatisation de tableaux de bord, de même que les diagnostics, sont beaucoup plus répandues dans les grandes villes et intercommunalités que dans les petites (celles de moins de 10 000 habitants). De même, 26 % communes de la métropole (40 % dans les DOM) ont confié l’analyse et le suivi de leurs consommations d’énergie à des organismes tiers, assez variés d’ailleurs : agences locales ou régionales de l’énergie, syndicats d’énergie ou encore bureaux d’études.

Afin de réduire leurs consommations d’énergie (à défaut des dépenses), les communes ont privilégié l’isolation des ouvrants, l’amélioration de l’éclairage public et la rénovation des chaufferies mais (selon la taille) n’ont pas négligé non plus les travaux de régulation, l’isolation des parois opaques et l’éclairage performant des bâtiments. Mais ces actions ne concernent pas l’ensemble du patrimoine. Les actions de remplacement et d’isolation des ouvrants concernent bien la plupart des communes, mais plus de la moitié de celles de moins de 2 000 habitants n’ont pas entrepris depuis 2005  de travaux sur les parois opaques, l’éclairage, ou la régulation de l’énergie, contrairement aux grandes villes. Pour les DOM, l’essentiel des actions engagées concerne l’amélioration de l’éclairage public, premier poste de dépenses d’énergie de ces communes (voir article précédent).

En ce qui concerne les actions ne nécessitant pas d’investissements lourds, deux dominent : le relevé des surfaces et l’optimisation des tarifs et des abonnements (gaz, électricité). Mais les communes continuent à identifier des axes d’amélioration de la performance énergétique  : éclairage, poursuite des travaux d’isolation, optimisation des tarifs se retrouvent fréquemment dans les projets à moyen terme (2 ou 3 ans). Pour les DOM, il s’agit plutôt de l’éclairage public et de celui des bâtiments.

energies renouvelables et patrimoine des communes

Quant aux énergies renouvelables, elles ne sont utilisées que par 17 % des communes et sont plus répandues dans les groupements de communes, en métropole comme dans les DOM. Au delà de 10 000 habitants, la moitié des communes ont au moins un bâtiment alimenté par des énergies renouvelables (bois pour 14 %, solaire thermique pour 32 %, capteurs photovoltaïques pour 31 %). Par contre, éolien et installations de méthanisation ou de cogénération restent marginaux (moins de 1 %).

Source : ADEME

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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