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CRE : le marché concurrentiel de l’électricité évolue lentement

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La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) a publié fin janvier son rapport sur le fonctionnement des marchés de détail français de l’électricité et du gaz naturel. Elle estime que même si la dynamique concurrentielle reste limitée sur le marché de l’électricité, il s’ouvre progressivement à la concurrence grâce à des offres plus compétitives par rapport aux tarifs réglementés et à une meilleure connaissance de ce marché par les consommateurs.

La marché français de l'électricité

Mais la concurrence dans le secteur de l’électricité reste globalement toujours très limitée : en effet, les fournisseurs alternatifs disposent pour leur approvisionnement de l’ARENH (accès régulé à l’électricité nucléaire historique) mais peu ont leurs propres moyens de production (en dehors de quelques centrales à cycle combiné gaz, dont la situation s’est fortement dégradée, dans une période où elles ne trouvent plus de rentabilité sur le marché de l’électricité). Or, le développement de la concurrence dans le secteur des moyens de production permettrait de diversifier les sources d’approvisionnement et de proposer des offres plus compétitives aux consommateurs finals.

Sur l’année 2012, 300 000 sites supplémentaires ont opté pour une offre de marché, pour la quasi-totalité chez des fournisseurs alternatifs. Mais cela risque de s’intensifier pour deux raisons : d’une part, la perspective de hausse des tarifs réglementés (ils ont augmenté de 5 % en août 2013, et augmenteront de 5 % en août 2014) qui devrait permettre aux fournisseurs alternatifs de proposer des offres compétitives avec ces tarifs ; d’autre part, la connaissance des clients résidentiels sur l’ouverture du marché continue à progresser, mais l’information et la transparence des marchés restent toujours primordiales, selon la CRE, car les tarifs réglementés paraissent pour les consommateurs plus stables dans le temps, alors que ce n’est pas toujours le cas.

Sur les 18 fournisseurs présents sur l’électricité, seuls deux d’entre eux disposaient fin 2012 d’une part de marché supérieure à 3 % : GDF Suez (69 % des parts de marché sur les offres libres, en progression de 5 points en un an) et Direct Energie (29 % des parts, en recul de 6 points en un an). Au 30 septembre 2013 pourtant, le comparateur d’offres (Energie-Info) montre qu’un consommateur résidentiel peut réaliser de 3 % à 4 % d’économies en choisissant une offre de marché à prix indexé sur les tarifs réglementés, et, dans une moindre mesure, il pouvait réaliser des économies encore plus substantielles s’il avait opté pour l’offre à prix fixe la moins chère proposée au premier trimestre 2012.

Pour les petits clients professionnels, 86 % des sites sont restés aux tarifs réglementés. Sur le marché des offres libres, c’est aussi EDF qui domine (48 %, en recul de 3 points en un an), devant Direct Energie (25 %, en progression d’un point) et GDF Suez (25 %, stable). Pour les moyens et grands sites, les tarifs réglementés (vert et jaune) représentent fin 2012 toujours 94 % des sites (52 % des volumes), mais ils disparaîtront fin décembre 2015. La CRE remarque qu’en même avec l’évolution de 2013, qu’EDF perd 7 points et ne détient plus que 45 % des parts de marché en volumes, alors que GDF Suez gagne 4 points (11 %), Vattenfall 2 points (5 %), mais Enel reste stable (8 %), et les groupes E.ON et Alpiq perdent respectivement 2 points et 5 points (8% chacun).

Source : CRE

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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