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De plus en plus de boitiers d’effacement diffus en Bretagne

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boitier voltalisLa Bretagne produit moins de 10 % de l’électricité qu’elle consomme, et représente, comme la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, une péninsule énergétique où il devient capital, en cas de pics de consommation d’électricité, de maîtriser celle-ci afin d’éviter des coupures de courant. L’opération EcoWatt, dont nous avons déjà parlé dans ces pages (voir article du 29/03), de RTE (Réseau de Transport d’Electricité), qui existe maintenant dans les deux régions, participe à cet effort.

A côté de ce dispositif, la démarche d’équipement des foyers bretons chauffés à l’électricité de boitiers d’effacement diffus s’inscrit aussi dans le Pacte Electrique Breton, signé entre l’état et la région en décembre 2010. Elle participe à la régulation du système électrique national opérée par RTE et contribue à sécuriser l’approvisionnement de la Bretagne.

Ainsi 15 000 logements bretons sont déjà équipés gratuitement de ces boitiers d’effacement diffus, installés sur le tableau électrique des foyers,  qui permettent d’effacer les consommations électriques d’appareils thermiques et de chauffe-eau, en les mettant en pause de 10 à 15 minutes, notamment en période de pointe de consommation. Cette courte durée n’altère en rien le confort des particuliers. N’entrainant pas de modifications de systèmes, ces boitiers agissent exclusivement sur le tableau électrique et non sur le compteur.

En fait, un programme expérimental existe dans ce sens depuis l’hiver 2009-2010 : dénommé « Une Bretagne d’Avance« , il est piloté par EDF, grâce aux Energy Box, développées par sa filiale Edelia. Déployé d’abord sur 420 foyers volontaires, il a été renouvelé pour la saison 2010-2011, où il concernait 720 ménages, et de nouveau sur l’année 2011-2012. Edelia, via sa plateforme de services, pilote l’usage électrique des foyers participant pendant de courtes durées, laissant cependant au client la possibilité de réactiver ses équipements s’il le désire.

En contrepartie de cette expérimentation, les clients peuvent bénéficier d’un service de suivi des consommations quotidiennes, , de les comparer à des consommations prévisionnelles et de connaître la répartition par usage en euros et en kWh. Ce dispositif d’effacement diffus a généralement été bien accepté par les usagers (le taux d’acceptation se situe à 86 %). 15 000 ordres d’effacement de quelques dizaines de minute ont été donnés, permettant de réduire les consommations sur différents groupes de clients alternativement pendant plusieurs heures d’affilée au total. Apparemment, les consommateurs ne craignent ni les interruptions de chauffage de courte durée, qu’ils ne considèrent pas comme une gêne, ni la perte de maîtrise de leurs équipements, qu’ils peuvent toujours, en cas de besoin, remettre en route.

Ces dispositifs peuvent donc permettre aussi aux usagers de surveiller leur consommation d’énergie au jour le jour, mais seulement en ligne. Mais là n’est pas leur principal objectif, puisque « après l’installation, il n’y a rien à faire« , selon le responsable de l’agence Voltalis, qui déploie aussi ses propres dispositifs d’effacement diffus de Bretagne : les foyers ne sont pas réellement acteurs de leurs économies d’énergie, puisque c’est la société, Voltalis ou Edélia, qui est seule en mesure de réaliser ces coupures à distance.

Ce projet, compatible avec le dispositif EcoWatt, permet de tenir à la disposition de RTE « des puissances équivalentes à celles d’une petite centrale électrique, typiquement autour de 50 MW à 100 MW« , selon Voltalis. L’objectif consiste à équiper gratuitement dans les prochains mois jusqu’à 60 000 foyers bretons, et à terme 300 000, soit deux ménages bretons sur trois se chauffant à l’électricité. Plus de 50 communes se sont engagés dans ce processus pour leurs propres bâtiments chauffés à l’électricité (Dol de Bretagne, Quimper, Rennes…). Actuellement, ce sont aux habitants de la ville de Dinard (Ille et Vilaine), locataires ou propriétaires, de se voir proposer ces équipements qui n’occasionnent aucun frais aux occupants, ni aux collectivités locales.

Sources : Le Télégramme, Ouest-France, Voltalis, Edelia

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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