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De vieux journaux se transforment en isolant performant

Lors de la remise des Grands Prix de la finance solidaire, organisés par Finansol et Le Monde, une entreprise de moins de 10 salariés bretonne s’est vu attribuer le premier prix de sa catégorie : il s’agit de Cellaouate. Elle transforme le papier journal en ouate de cellulose, un isolant écologique et performant pour l’habitation.

Cette entreprise solidaire, installée à Saint-Martin des Champs, près de Morlaix (Finistère), a été inaugurée en 2010. Mais le projet est né dans un établissement d’aide par le travail (ESAP) de Landivisiau, Les Genêts d’Or, qui  voyait dans la collecte et le tri des papiers un emploi adapté à ses travailleurs handicapés et cherchait à valoriser la collecte locale du papier. Aujourd’hui, 15 personnes handicapées y sont employées et collectent et trient les journaux invendus du Télégramme, ainsi que ceux récupérés  dans la région auprès des entreprises et des collectivités.

De là est née l’idée de la création de l’usine Cellaouate. En effet, la ouate de cellulose, matériau écologique très utilisé pour l’isolation en Amérique du Nord, mais pas en France (environ 2 % du marché seulement), a un rendement comparable à la laine de verre, mais avec un impact considérablement moins important sur l’environnement. Patrick Créac’h, président et cofondateur de l’entreprise en explique ainsi les avantages : « fabriquer une tonne de laine de verre nécessite 12 000 kWh d’électricité, 350 litres d’eau et cela génère 3,5 tonnes de déchets et 1,6 tonne de gaz à effet de serre, alors que produire une tonne de ouate de cellulose permet de recycler 900 kg de déchets et consomme 90 fois moins d’électricité. » La production d’une tonne de ouate de cellulose n’utilise pas d’eau, ne consomme que 150 kWh d’électricité et rejette 4 fois moins de gaz à effet de serre.

Cycle Cellaouate

La collecte régionale des journaux (dans un périmètre de 100 km autour de Morlaix) représente 50 % de la matière première et provient de 450 associations. Mais à terme, elle devrait constituer 100 % de l’approvisionnement de l’entreprise. Celle-ci fabrique actuellement 5 000 tonnes de ouate de cellulose par an, et compte doubler sa production. Le groupe Isocell (40 % du capital de Cellaouate), leader de la ouate de cellulose en Autriche et présent dans une dizaine de pays commercialise cet isolant sous sa marque.

Ce projet a permis de créer 15 emplois directs à Isocell et de pérenniser le travail de 12 travailleurs handicapés. Cellaouate compte actuellement 3 salariés. En 2011, l’entreprise a aidé à la création d’une deuxième unité de production près de Montpellier. Pour 2012, les quelque 2 000 tonnes de journaux collectés  devraient rapporter 200 000 € aux associations qui s’en chargent. En effet, précise Patrick Créac’h, « les prix du papier évoluent de façon erratique, mais nous avons besoin d’un approvisionnement régulier à un coût raisonnable. La solution passe par la collecte auprès des groupes de presse et par le tri des vieux journaux. »

Sources : Le Monde, Cellaouate

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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Une réponse sur “De vieux journaux se transforment en isolant performant”

  1. N’importe quoi!!!
    Aujourd’hui la ouate est seulement « sous surveillance » alors que l’on est parfaitement
    au courant qu’elle est très nocive pour l’intérieur.

    Notamment par la présence d’ammoniaque destiné à empêcher les moisissures.
    Et j’en passe!

    Encore merci aux industriels de nous pourrir la vie pour quelques billets.
    Vive l’écologie..

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