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Déchets nucléaires, la première édition d’un rapport mondial

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Un rapport mondial sur les déchets nucléairesRédigé par une dizaine d’experts, grâce au travail conjoint de nombreux partenaires, le Rapport Mondial sur les Déchets Nucléaires (version française du World Nuclear Waste Report), qui vient de paraître, entend faire le point sur cette problématique épineuse. Types et quantité de déchets produits et stockés dans le monde, risques associés à ces déchets, coûts de leur traitement, solutions existantes ou avancées pour leur gestion et leur stockage, tout est passé en revue. Cette première édition d’un rapport inédit s’intéresse particulièrement à sept pays européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, République Tchèque, Hongrie, Suède, Suisse) et aux Etats-Unis.

Des quantités de déchets nucléaires, mais pas de site de stockage définitif

Le Rapport Mondial sur les Déchets Nucléaires montre que partout dans le monde, les états peinent à élaborer et mettre en œuvre des stratégies globales de gestion des déchets nucléaires. Il livre une comparaison internationale sur la façon dont les pays gèrent les déchets nucléaires et décrit à la fois la situation présente et les évolutions historiques.

Les déchets nucléaires constituent un risque sanitaire et environnemental important. Et ce à toutes les étapes de leur traitement et de leur stockage. Or pour les déchets de haute activité, qui renferment plus de 90 % de la radioactivité contenue dans les déchets nucléaires, il n’existe aucun site de stockage définitif pleinement opérationnel dans le monde. La pratique courante consistant à entreposer les combustibles usés dans les piscines de centrales nucléaires pendant de longues périodes comporte un risque majeur pour les populations et l’environnement. Aucun pays au monde ne dispose actuellement de site de stockage géologique profond en exploitation destiné au combustible usé.

Une compilation ardue en raison de déclarations différentes et incomplètes

En Europe (hors Russie et Slovaquie) actuellement, Il y a plus de 60 000 tonnes de combustible usé entreposées, dont le plus gros pourcentage en France. Ainsi, au sein de l’UE, la France compte pour 25 % de l’inventaire actuel de combustible usé, suivie par l’Allemagne (15 %) et le Royaume-Uni (14 %). Mais sur toute sa durée de vie, le parc européen de réacteurs pourrait produire 6,6 millions de m3 de déchets nucléaires. Tous entassés au même endroit, ils rempliraient la surface équivalente à un terrain de foot sur une hauteur de 919 mètres de hauteur : une montagne ! « Quatre pays comptent pour plus de 75 % de ces déchets : la France (30 %,), le Royaume-Uni (20 %), l’Ukraine (18 %) et l’Allemagne (8 %) », spécifie le rapport.

En ce qui concerne le coût de ces entreposages, les gouvernements n’appliquent pas le principe pollueur-payeur de façon conséquente. Alors que les exploitants sont responsables des coûts liés à la gestion, à l’entreposage et au stockage des déchets radioactifs, ces coûts peuvent finir par être supportés par les contribuables. D’ailleurs, les gouvernements ne parviennent pas à établir d’estimations correctes des coûts de démantèlement, d’entreposage et de stockage des déchets nucléaires. Ils s’appuient souvent sur des données obsolètes et utilisent des taux d’actualisation « exagérément optimistes ».

En outre, le rapport souligne le fait que la façon de déclarer les quantités de déchets nucléaires produites diffèrent d’un pays à l’autre. Tous publient régulièrement des informations sur les quantités de déchets radioactifs qu’ils produisent et les stratégies de gestion qui leur sont associées, mais pas tous de façon approfondie. Ces données très diverses sur la définition, le classement et la déclaration des déchets nucléaires rendent particulièrement ardues les tâches de compilation et de comparaison. « Les différentes approches nationales reflètent le manque de cohérence sur la façon dont les pays gèrent leurs déchets nucléaires ».

Source : World nuclear waste report

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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