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Des appels à projets en faveur des énergies marines et fluviales

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amrL’ADEME a publié au début du mois d’août deux appels à projets concernant, pour l’un, l’installation de parcs d’éoliennes flottantes, dans les quatre zones récemment définies par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, et pour l’autre, les énergies marines et fluviales, et particulièrement consacré aux hydroliennes et à la filière houlomotrice. Les professionnels se réjouissent de cette avancée qui encourage le développement d’une filière industrielle.

Les appels à projets

Le premier appel à projets a pour objectif d’accompagner la réalisation en mer de fermes pilotes d’éoliennes flottantes dans les quatre zones propices récemment désignées, trois en Méditerranée (Leucate, Gruissan, Faraman) et une en Bretagne (Groix). « Un projet de ferme pilote en mer d’éoliennes flottantes est l’installation, à l’échelle 1 et en conditions réelles d’exploitation, d’un ensemble d’éoliennes flottantes et de son système d’évacuation de l’électricité produite vers le réseau public » définit l’appel d’offres. Chaque ferme devra comprendre entre 3 et 6 éoliennes de 5 MW minimum et chaque projet pourra tester plusieurs technologies différentes. La durée de démonstration doit s’étendre au minimum sur deux années.

En ce qui concerne l’appel à projets sur les énergies renouvelables en mer et les fermes pilotes fluviales, il comporte trois volets : la réalisation de démonstrateurs unitaires innovants pour la filière marine et la filière hydromotrice, la réalisation de briques technologiques critiques pour le développement des énergies renouvelables en mer et la réalisation de fermes pilotes d’hydroliennes sur le territoire national, « en amont de la limite transversale de la mer. »

Les démonstrateurs hydroliens marins devront être caractérisés par une production potentielle supérieure à 250 MW par an et par machine, de même que les démonstrateurs houlomoteurs. Les briques technologiques, éléments indispensables au déploiement à grande échelle des énergies marines renouvelables,  concernent l’hydrolien marin, le houlomoteur et l’éolien flottant. Les fermes pilotes d’hydroliennes devront comprendre au moins 5 machines, d’une puissance unitaire minimale de 30 kW, et être connectées au réseau public d’électricité.

Les réactions des professionnels

Pour le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), qui s’exprime par la  voix de son Président, Jean-Louis Bal, « Grâce à cet appel à projets, nos entreprises vont pouvoir faire la démonstration qu’elles sont prêtes à faire de l’éolien flottant une composante importante de la transition énergétique, qui contribuera à l’atteinte de l’objectif de 32 % d’énergies renouvelables en 2030, et à conquérir des marchés à l’export. »

Pour France Energie Eolienne (FEE), son Président, Frédéric Lanoë, réagit en ces termes : « La confirmation de l’ambition du Gouvernement concernant les éoliennes maritimes flottantes est une excellente nouvelle. La France rejoint ainsi la Norvège, le Portugal et le Japon pays pionniers dans ce domaine d’avenir. Cette technologie est complémentaire des éoliennes dites fondées et permettra d’équiper de vastes zones profondes actuellement inaccessibles. Encourager le développement de l’éolien sous toutes ses formes, nous permettra d’accroître l’indépendance énergétique du pays de façon majeure. »

Sources : ADEME, SER, FEE

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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